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Je me mets enfin à Hakuoki ! – Hakuoki Kyoto Winds

« Enfin », c’est le cas de le dire ! Hakuoki est LE titre le plus populaire du développeur Otomate, au Japon comme ici. La franchise a fêté ses 10 ans l’année dernière, l’adaptation en anime datant de 2010 n’a fait qu’accroître son succès, et en 2012, le premier opus a été traduit en anglais, faisant de lui l’un des premiers otome game auquel on ait eu accès en Occident. D’abord sorti sur PSP, il s’est depuis incrusté sur toutes les consoles : PS Vita, 3DS, PS3, mais aussi PC et portable, jusqu’en 2017 où le jeu a fait un ultime come back sur la Vita pour une sorte de remaster, ajoutant de nouvelles routes et scindant le jeu en deux parties, Kyoto Winds et Edo Blossoms.

Vous l’aurez compris, Hakuoki est dans le coin depuis un moment, pour beaucoup il représente leurs premiers pas dans l’univers des otome games,… tout le monde connait, tout le monde aime, sauf peut-être… trois/quatre personnes, et l’une d’elles, c’est moi. Je n’ai jamais eu l’occasion de jouer à l’une ou l’autre version du jeu, je n’ai jamais été spécialement attirée par l’univers et n’ai donc jamais pris le temps de m’attarder sur l’anime, et résultat, je suis passée à côté de la franchise pendant des années.

Mais je savais qu’il fallait que j’y remédie tôt ou tard. Après tout, je me proclame amatrice d’otome games, et j’ai toujours dit vouloir tester toutes les sorties anglophones, je serais une imposture si je passais à côté d’un tel classique ! Le remake se présentait donc comme l’occasion parfaite pour enfin sauter le pas. Je n’ai pas sauté dessus dès sa sortie, il n’a jamais été en haut de ma wish list, mais l’été dernier, je suis finalement tombé sur une promo intéressante et… et même après achat, j’ai traîné avant de m’y mettre, mais aujourd’hui, enfin, je peux dire que j’ai terminé la première partie de l’histoire.

Et l’histoire, quelle est-elle d’ailleurs ?! Il serait temps que j’en parle. Si vous non plus, Hakuoki nous évoque pas grand chose, laissez-moi vous éclairer.

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On est en 1864, et on incarne Chizuru Yukimura, la fille d’un docteur d’Edo. L’histoire commence alors que celui-ci part pour Kyôto et la laisse sans nouvelle pendant plus d’un mois. Elle se déguise donc en garçon (question de sécurité) et part à sa recherche. Mais… elle a à peine le temps d’arriver qu’elle tombe sur un des secrets les plus sombres et les mieux gardés du shinsengumi : les « Furies », à ne pas confondre avec les « furries », car nous n’avons pas à faire à des gens en costumes d’animaux mais bien à des monstres  à l’apparence humaine, assoiffés de sang, cheveux blancs, yeux rouges, le look complet. Heureusement, elle se fait sauver par le shinsengumi lui-même, mais sa chance réside surtout dans le fait qu’eux aussi recherchent son père, qui aurait un lien avec l’existence même des Furies. Elle est capturée, manque de se faire tuer, mais grâce à cet intérêt commun, ils trouvent un arrangement, et c’est ainsi qu’elle se retrouve à passer quatre ans aux côtés du shinsengumi. Ou du moins, ce sont ces quatre premières années parmi eux qui sont couvertes dans Kyoto Winds.

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Le jeu nous propose donc un tour d’horizon de l’histoire du Shinsengumi, de l’affaire Ikedaya en 1864, jusqu’à la bataille de Toba-Fushimi en 1868, à travers les yeux de Chizuru. Selon les choix que vous ferez, vous verrez les événements sous différents angles, mais toujours, bien sûr, très romancés, et avec une pointe de surnaturel, ce qui ne fait donc pas d’Hakuoki un manuel d’histoire, mais une bonne introduction à la période Bakumatsu qui vous donnera peut-être envie d’en apprendre plus sur cette partie-là de l’histoire du Japon.

L’inconvénient, c’est que comme le jeu se calque sur l’histoire du Japon, et qu’on ne peut vraiment changer l’Histoire, et qu’en plus Kyoto Winds ne propose que les cinq premiers chapitres d’Hakuoki, qui constituent essentiellement la « common route », hé bien on se tape 12 fois le même scénario, à quelques détails près.

Car oui, la principale addition de cette nouvelle édition d’Hakuoki est l’ajout de 6 nouvelles routes, ce qui nous fait un total de 12 routes et apparemment bien trop d’heures de lecture, d’où l’idée de faire deux jeux distincts, l’un avec la première partie de l’histoire se déroulant à Kyôto, et l’autre avec la seconde partie à Edo. Le concept ne me dérange pas, je ne suis pas dupe quant à ce qui motive cette décision (¥¥¥), mais soit. Le problème, c’est que les routes ont beau être nombreuses, aucune n’est complète, chacune ne fait que planter le décor pour une romance qui n’aura finalement le temps de se développer qu’à Edo, et sur cinq chapitres, les quatre premiers appartiennent à la route commune, et au bout de quelques parties, vous aurez eu l’occasion de tester la quasi totalité des choix et vous n’allez faire que skipper tout le texte. Dans quelques rares cas, il y a du texte à skipper même dans le cinquième chapitre ! Et l’issue de celui-ci est toujours la même, spoiler alert, *le garçon dont Chizuru tombe amoureuse se transforme en Fury pour la protéger*. Ca devient vite redondant.

Et comme mentionné il y a quelques instants, la récompense est moindre, puisque la romance a à peine le temps de naître. Si vous êtes là pour ça, ce qui est… sans doute le cas quand vous jouez à un otome game, ne vous attendez pas à de grandes déclarations ou à des manifestations d’affection car la simple mention de sentiments amoureux est… rare.

Voyons quand même ce qu’il en est.

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Mes retrouvailles avec Code: Realize : le fandisk ~Future Blessings~

Que ça fait me plaisir de commencer l’année avec un otome game ! Cela faisait bien longtemps que je n’en avais pas eu un entre les mains… Et après cette longue pause forcée, j’ai décidé de renouer avec mon tout premier amour sur PS Vita…

Sorti le 30 mars 2018, « Future Blessings » est le premier fandisk de Code: Realize. Un second, « Wintertide Miracles », est déjà disponible au Japon et sortira par chez nous au courant de cette année, mais en attendant… voyons déjà ce que vaut celui-ci.

Déjà, pour les non-initié-e-s, un « fandisk » ne désigne pas une suite à proprement parlé mais plutôt du « contenu supplémentaire » avec des épilogues, des scénarios alternatifs, des histoires bonus, etc. 

On commence par exemple avec la partie « After Story ~White Rose~ » qui consiste en cinq épilogues pour chacun des personnages. Elles reprennent exactement là où les good ends s’étaient arrêtées dans le précédent jeu et… à ma grande surprise, elles étaient très courtes, sans choix à faire, et pas spécialement romantiques ou fanservice-y, ce que j’aurais pourtant tendance à attendre d’un fandisk mais, à l’instar de Code: Realize, la romance reste finalement assez secondaire. Dommage ! Je m’attendais à quelque chose d’un peu moins sérieux au vu du format.

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La route de Lupin est peut-être celle avec le plus de romance, puisqu’elle tourne quand même autour des tentatives de Cardia de faire perdre tous ses moyens à celui qu’elle appelle maintenant son mari. En effet, elle a l’impression d’être la seule à se mettre dans tous ses états dès qu’ils sont ensemble, et elle aimerait lui « voler son cœur » comme il lui a volé le sien ! Naturellement, elle demande conseil à ses amis, mais au lieu de lui suggérer de… parler, communiquer, avec Lupin, on lui proposer de les attaquer pour que le traumatisme les rapproche, ou de l’inviter à sortir pour le rendre jaloux.

J’étais vraiment perplexe par ce plan B… rendre jaloux un potentiel copain en sortant avec quelqu’un d’autre, passe encore ! Ce n’est pas dans mes principes, mais ça s’est déjà vu, alors soit. Mais faire ça à ton mari ? Curieuse approche. Mais bon… ça marche apparemment puisque suite à ça, Lupin révèle ses vrais sentiments, et ils vécurent heureux pour toujours. 

Ca aurait pu se finir comme ça mais après ça, l’histoire change de registre et Cardia se met en tête d’en apprendre plus sur son père, Isaac Beckford. Elle a encore trop de questions qui l’empêchent d’avancer et elle aimerait savoir si cet homme l’a un jour vraiment aimé. C’était une belle histoire, mais cette facette d’Isaac qu’on voit dans cette route est un peu contradictoire avec celle qu’on verra plus tard dans la route de Finis, donc au final, je ne sais pas trop quoi en penser. Si ça aide Cardia de se dire qu’il y avait encore du bon en lui et que savoir qu’il aimait sincèrement et tendrement sa famille lui suffit pour se dire que quelque part il y avait aussi de l’amour dans sa création, tant mieux pour elle. Le plus important, c’est qu’elle puisse compter sur l’amour et la nouvelle famille qu’elle a maintenant. 

Mignonne petite route, mais j’ai été déstabilisée par le changement de ton en plein milieu.

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Bad Apple Wars: des vertes et des pas mûres.

J’ai bien cru que je n’écrirais jamais cet article ! Jamais je n’avais mis autant de temps à finir un jeu ! Mais ça y est, je suis enfin venu à bout de « Bad Apple Wars », sorti chez Otomate en 2015, et localisé par Aksys Games en 2017.

Ces quelques lignes d’introduction vous annoncent déjà la couleur: si j’ai mis plusieurs mois à le terminer, ce n’est pas parce qu’il est particulièrement long (il est même plutôt court), ce n’est pas non par manque de temps, c’est surtout et avant tout parce que c’est un jeu extrêmement chiant. Mais faisons les choses dans l’ordre, laissez-moi d’abord faire les présentations.

Dans Bad Apple Wars, on incarne Rinka… qui se fait renverser par un camion alors qu’elle se rendait au lycée pour faire sa rentrée. Sa rentrée, elle va la faire, mais pas à l’endroit prévu. En effet, suite à son accident, elle atterrit à l’académie « NEVAEH », où le ciel est constamment teinté de rouge, et où des professeurs loufoques dispensent des cours pour le moins absurdes. Elle réalise qu’elle est morte, et que cette école dont elle ne peut s’échapper se situe un peu « entre les deux mondes » comme on dit. Deux choix s’offrent à elle: rentrer dans le rang et devenir une coquille vide jusqu’à ce qu’elle soit « diplômée » (sous-entendu, passer dans l’autre monde), ou rejoindre les « Bad Apples » et briser les règles pour tenter de se faire « expulser » (sous-entendu, revenir à la vie).

Ce choix-là est le seul que vous aurez à faire, ce qui est peu commun dans ce genre de jeux où tout l’intérêt est de faire avancer l’histoire grâce à nos choix. Bad Apple Wars n’est pas un « kinect novel » pour autant: il y a différentes routes, et on peut bien sûr influer sur le scénario, mais pas par le biais de choix. On y reviendra plus tard.

Très tôt dans le jeu, notre petite Rinka va donc soit rejoindre les « Bad Apples », soit rejoindre les « Perfects », qui sont un comité d’élèves chargés d’assurer l’ordre au sein de l’école en « punissant » celles et ceux qui ne respecteraient pas les règles. Et des règles, il y en a plein.

Ce choix n’en est pas vraiment un puisque dans tous les cas, Rinka va sympathiser avec les Bad Apples, et les aider à briser ces nombreuses règles, dont celles qui sont dites « inviolables », à savoir 1) interdiction de gagner au « jeu de la faucheuse » (un jeu de gendarmes et voleurs), 2) interdiction d’avoir un score de 100% à l’examen, 3) interdiction d’émouvoir des gens au festival du lycée, 4) interdiction d’avouer ses sentiments amoureux à quelqu’un, 5) interdiction d’avoir des « relations inappropriées », 6) interdiction de pleurer à la cérémonie de remise des diplômes, et 7) interdiction de manger le « fruit défendu » (forbidden apple). Chaque chapitre va être consacré à l’élaboration d’un plan pour briser l’une des règles.

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Sur le papier, la route d’un personnage ne commence qu’au chapitre 6, mais c’est seulement le moment où on se détache réellement de l’interminable et répétitive « common route », mais la romance se développe dès le deuxième chapitre.

Pour se rapprocher des personnages, il faut dans un premier temps faire en sorte de les croiser dans le lycée pour passer du temps avec eux, et plus si affinité. Si Bad Apple Wars ne nous laisse pas faire de « choix » au sens où on l’entend d’habitude dans les otome games, on peut en revanche sur déplacer sur une carte. Il faut se baser sur les couleurs pour savoir quel personnage et à quel endroit.

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Mais la vraie spécificité de Bad Apple Wars, c’est les scènes de « Soul Touch ». A NEVAEH, lorsqu’on touche une personne, il arrive qu’on puisse voir ses souvenirs. C’est ce qui arrive systématiquement à Rinka dès qu’elle a le moindre contact physique avec un mec, et c’est là qu’on intervient : on peut « toucher » les personnages, préférablement aux bons endroits, pour « entendre leur âme », et voir leur passé. (Vient un stade du jeu où, quand le personnage a confiance en Rinka, il se met littéralement « à nu », et là, il faut faire attention à ne pas le toucher à des endroits sensibles sous peine d’obtenir la « bad end ».)

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Ma foi, je n’ai rien contre le concept. Le problème, c’est que les deux dernières scènes de « Soul Touch », les plus importantes, ne sont… pas traduites. Et dans la version originale, il n’y a effectivement pas de texte, mais même si on entend très distinctement le personnage parler, Aksys n’a pas pris la peine de rajouter des sous-titres. On peut penser ce qu’on veut des traductions d’Aksys: qu’elles sont médiocres, qu’elles sont tout à fait correctes, que c’est mieux que rien, qu’on peut toujours y trouver des choses à améliorer,… Mais dans ce cas précis, je pense qu’on peut tous se mettre d’accord: c’est un travail bâclé.

Je ne sais pas dans quelles conditions travaillent leurs traducteurs, mais j’imagine qu’elles sont mauvaises. Je ne suis pas sûre de ce que j’avance mais je pense qu’ils ont travaillé sur le texte sans avoir joué au jeu au préalable et sans entendre le doublage. Ca explique qu’on n’ait pas pris la peine de sous-titrer ces fameuses scènes, ou que le nom d’un personnage ait mal été retranscrit. Ca laisse perplexe d’entendre un nom mais d’un lire un différent… la seule explication, c’est que le traducteur n’avait pas accès à l’audio du jeu, et qu’il a mal lu le kanji du prénom du personnage. Aksys ne devrait pas se satisfaire du minimum strict, et envisager de mieux payer et traiter ses traducteurs.

Sur ce, intéressons-nous aux 5 routes de Bad Apple Wars.

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J’ai commencé avec Higa, et je vais être honnête avec vous… c’est tout juste si je me souviens de sa route. Non seulement elle n’avait vraiment rien de mémorable, mais en plus, je l’ai terminé en janvier… ça commence à remonter…

Ce que je peux vous dire en revanche, c’est que si le résumé vous a fait penser à Angel Beats!, la route de Higa en est un copié-collé… Et encore, ce n’est même pas là que Bad Apple Wars s’est le plus « inspiré », mais ça sentait quand même déjà pas mal le réchauffé.

Bref, Higa est un peu le délinquant du groupe, il appelle Alma « aniki » sans doute parce qu’il le voit comme un substitut de son grand-frère adoptif, il peut paraître hostile et agressif, mais… vous connaissez la chanson… quand on apprend à le connaître, on se rend compte qu’il a le cœur sur la main, blabla, c’est bien gentil, mais il ne se passe rien dans cette route. On s’ennuie ! C’est dommage, parce que je ne déteste même pas les personnages comme Higa, il aurait pu me plaire, mais on s’ennuie trop.

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Satoru arrive à NEVAEH en même temps que Rinka. Pas très sociable, voire même carrément inapprochable, il a toujours le nez dans son bouquin et ne passe pas une seule seconde sans réviser.

Lui, j’avoue, il est mignon, il est touchant. C’est un personnage brisé, et étudier va à la fois être son refuge, et… ce qui le mène à sa perte. Je me demandais comment la romance allait bien pouvoir se développer, et… je ne peux pas prétendre avoir été agréablement surprise ou aucune exagération du genre, mais disons que la tournure qu’a pris sa route ne m’a pas déplu. Même si leur relation n’est pas la plus crédible, on finit par s’attacher au personnage de Satoru, ce qui n’était pas gagné.

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J’étais impatiente de faire la route de Shikishima, parce qu’il est doublé par Ishida Akira que j’adooooore. Et voilà, c’est la seule satisfaction que j’ai tiré de cette route.

Encore une fois: dommage. Parce que le personnage de Shikishima avait du potentiel: il est mystérieux, il n’appartient à aucun camps, il ne respecte pas les règles mais ne participe pas aux activités des Bad Apples pour autant… C’est un personnage assez indifférent, qui fait ce qui lui chante, et qui n’est préoccupé que par la peinture.

Dans cette école, en plus d’un imposant règlement, il y aussi des « limites » qui empêchent les élèves de… faire des trucs. Le concept de « limites » est assez flou et n’est jamais réellement expliqué, mais… elles agissent comme une sorte de « censure », et dans le cas de Shikishima par exemple, tout ce qu’il peint est déformé aux yeux des autres, à un point où ils sont incapables de distinguer ce qu’il voulait représenter. Les « limites » visent un peu à empêcher d’exprimer des sentiments : on ne peut pas non plus exprimer son amour sous peine que les mots soient « bipés », et quand un des personnages voudra chanter une chanson très personnelle, plus aucun son ne pourra sortir de sa bouche, etc.

Bref, même si Shikishima est plein de bons conseils, j’ai trouvé son personnage beaucoup plus vide que ce qu’il voulait bien nous faire croire avec tous ses ~mystères~. La fin était particulièrement… nulle, en plus d’être incohérente avec ce qu’on voit dans les autres routes ?… Et Rinka était encore plus cruche que dans d’habitude ! si Satoru, voire Higa, arrive à lui faire prendre conscience qu’elle vaut quelque chose et que sa vie n’est pas sans intérêt, ici, sa seule motivation pour revenir à la vie c’est… voir les peintures de Shikishima… Ok… (le pire, c’est qu’à la fin, on voit enfin une de ses œuvres… et c’est moche. Tout ça pour ça.)

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On arrive à Alma, qui est quand même le mec au centre de l’affiche, et le leader des Bad Apples ! ; je me suis dit que là… les choses sérieuses allaient commencer… !

QUE NENNI !

Il y a un « plot twist » dans sa route… mais on le voit venir dès le chapitre 3, et quand enfin arrive le moment de la « révélation », c’est expédié en une ! seule ! ligne ! qu’il marmonne et que l’héroïne n’entend même pas, enfin bref. Peut-être qu’ils n’ont pas trop insisté dessus justement parce que c’était si évident depuis le départ, mais merde. Quand même.

Je ne vais pas m’étaler parce que c’est un peu dur de vous parler de tout ce qui concerne sa route sans vous spoiler, mais cette histoire de retournement de situation qui tombe à l’eau mise à part, la romance n’est pas convaincante et Alma a une personnalité assez frustrante. Déçue. Mais bon, à ce stade du jeu, j’avais déjà l’habitude.

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Je misais donc tout sur White Mask, qui lui est le leader des « Perfects », ce fameux comité qui assure l’ordre au sein de NEVAEH. Comme on peut s’y attendre, il est très rigide, et buté, parfois carrément agressif quand il se rend compte que Rinka remet en question les règles et l’organisation de l’école. J’étais curieuse de savoir ce qu’il cachait, et j’espérais que sa route soit un peu plus mouvementée que les autres étant donné que c’est quand même l’antagoniste de toutes les autres routes.

Ah. Naïve ! J’approchais de la fin du jeu, j’aurais dû savoir qu’il n’y avait rien à en attendre.

Pour ne pas être totalement injuste, je vais quand même dire que son personnage n’était pas inintéressant (même si edgelord sur les bords, pour reprendre les mots d’un des personnages), sauf que, comme tout le reste du jeu, sa route est très mal écrite, tellement qu’au final, on ne sait même pas comment il est mort ?

Vous l’aurez compris, Bad Apple Wars est assez creux. Et là, je vous ai présenté les routes dans l’ordre qui m’avait été recommandé, mais en réalité, l’ordre n’est pas si important que ça puisque les routes ne se complètent pas, même les deux dernières, que je pensais « importantes » puisque les personnages l’étaient pour l’histoire, n’apporte rien de nouveau. On n’avance pas dans l’intrigue, parce que y’a pas d’intrigue. On passe le jeu à attendre des réponses, jusqu’à ce qu’on arrive à la dernière route, et qu’on se rende compte qu’il n’y a rien de plus à savoir que tout ce qui nous a été dit dès la première route.

NEVAEH renferme plein de secrets, que les Bad Apples essaient de percer à jour. Dans quel but ces « règles inviolables » ont-elles été mises en place ? Qu’est-ce qui explique qu’ils viennent de siècles différents mais peuvent tous se réincarner à la même époque ? Dans un jeu normal, quand ce genre de questions sont posées dès le départ, tu t’attends à avoir des réponses à un moment ou à un autre. Mais ici, même les scénaristes n’ont aucune idée de ce qu’il se passe !!!! Auto-sabotage ?

Il y a un passage qui revient dans chacune des routes, et qui nous montre les professeurs discuter entre eux *spoilers??*de comment « tout ceci n’est qu’un test pour voir quelles âmes sont dignes d’être ressuscitées »*fin des spoilers*, et on aimerait en savoir plus… on se doute bien qu’on va finir par en savoir plus… mais non ! cette unique ligne est la SEULE « explication » qu’on nous donne à propos de NEVAEH.

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Et le pire, c’est bien l’héroïne… elle-même rabâche constamment qu’elle est « vide », elle n’a aucun souvenir, c’est la seule à ne pas avoir de « soul totem » (un objet précieux que les personnages ont ramené avec eux), et pourtant, elle a des aptitudes incroyables comme de pas être « limitée », ou de pouvoir voir très aisément dans les souvenirs des gens. Forcément, on se dit qu’elle doit bien cacher des choses. Une sorte de pouvoir qui va nous être expliqué par A+B ? Et elle avait bien une vie avant, elle ne sort pas de nulle part, alors pourquoi n’a-t-elle aucun souvenir ? Pourquoi se sent-elle aussi vide ?

On va pas se mentir, comme c’est une héroïne d’otome game, moi je partais du principe qu’elle était amnésique. A un moment, j’ai aussi pensé qu’elle n’était peut-être pas humaine et que c’était pour ça qu’elle n’avait pas de souvenirs, de « soul totem », et que les limites de cet univers ne semblait pas s’appliquer à elle ?

Bah que dalle. C’était vraiment une coquille vide, et si elle sait faire des trucs que personne d’autre n’avait jamais réussi à faire avant, c’est… grâce à la chance du débutant ?

Conclusion : tout ce qui aurait pu être intéressant dans Bad Apple Wars est laissé dans le vent. Même les personnages, c’est que du vent, ils ne sont traités qu’en surface. Tout ce que ce jeu a pour lui, c’est qu’il n’est pas moche, et encore !, même si le style est intéressant, le graphisme n’est pas renversant non plus comparé à d’autres, et c’est dur de l’apprécier quand tout le reste est… mauvais.

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Pas sûre de vous avoir donné envie d’y jouer mais si malgré tout vous voulez lui donner une chance, il est disponible sur le PSN pour 44,99€ ou sur Play Asia pour le même prix (attendez quand même des soldes…).

Beaucoup de nouvelles sorties chez Aksys prévues dans les prochains mois, donc on ne devrait pas tarder à se retrouver pour une nouvelle critique d’otome game (si mon porte-monnaie est d’accord, bien sûr).

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Chocker tendance dans Collar x Malice.

C’est avec un grand plaisir que je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un *otome game*; je trépignais d’impatience d’y jouer depuis sa sortie en juillet dernier. Développé par Otomate et sorti au Japon en août 2016, il est arrivé sur nos PS Vita un an plus tard.

Nous sommes à Shinjuku. Le quartier a été mis en quarantaine depuis le début des incidents « X-Day », des meurtres qui ont lieu chaque mois pour punir les criminels que la loi a laissé passer entre les mailles de son filet. Ces homicides servent de décompte jusqu’au fameux X-Day, le jour où le pays sera entièrement purgé de ses criminels et renaîtra. Alors qu’Adonis, l’organisation perpétuant ces meurtres, sévit… une policière, Hoshino Ichika, se réveille au beau milieu d’une église avec un collier empoisonné autour du cou. La voix qui en sort affirme qu’Adonis et elle ont la même vision de la justice, et qu’en enquêtant sur ces meurtres, elle le comprendrait, et les rejoindrait. Aux côtés d’un groupe d’anciens policiers, elle va lever le voile sur les mystères entourant ces meurtres en série.

Voilà, à peu près. J’ai du mal avec les résumés, mais vous aurez compris que ça tourne autour d’une organisation terroriste qui prétend rendre la justice elle-même en exécutant les auteurs de crimes restés impunis à cause d’une police incompétente. « Adonis » a donc déjà condamné des policiers corrompus qui avaient arrêté des innocents pour monter en grade, des stalkers, des brutes qui avaient poussé une camarade de classe au suicide,… En conséquent, la situation est très tendue à Shinjuku: tous les habitants ont été armés par le gouvernement, plus personne ne fait confiance aux autorités, et bien sûr, plus personne ne peut entrer ou sortir du quartier.

Ichika, nouvelle dans le métier, n’a pas beaucoup d’expérience, mais doit agir vite si elle veut arrêter Adonis et se libérer de leur emprise avant le premier janvier, date du X-Day. Petite info non-négligeable: le jeu se déroule en décembre !!! Donc autant dire que l’heure tourne ! Heureusement, elle est bien entourée.

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Prévenus par une lettre d’Adonis qu’ils allaient faire une victime de plus, Yanagi Aiji et son équipe sont venus au secours d’Ichika, et proposent leur coopération pour résoudre ces meurtres, et l’aider à se débarrasser de son collier.


Collar x Malice saura plaire aux amateurs d’enquêtes policières ! Comme Code: Realize, c’est un jeu qui accorde énormément d’importance à l’intrigue, et ne fait pas de la romance le centre de son scénario. C’est toujours agréable quand l’histoire veut vraiment nous emmener quelque part et ne sert pas seulement de prétexte pour amorcer la romance, et c’est encore mieux quand elle est bien ficelée et cohérente.

De plus, elle s’attaque à des thèmes complexes mais relativement bien traités: la justice, la vengeance, la légitimité de la police, la notion de « bien et de mal »,… J’ai trouvé que, même si le jeu était inévitablement un peu biaisé, il n’imposait pas sa morale et nous laisser avoir notre propre réponse aux questions comme « le meurtre peut-il être justifié ? », « la vengeance est-elle la réponse ? », « quand est-il acceptable de rendre la justice soi-même ? »,… Ce sont des sujets délicats mais Collar x Malice en montre bien toutes les nuances, et n’hésite pas à dénoncer ce qui ne va pas dans chacun des deux camps.

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Autre point fort du jeu: son héroïne. Malheureusement, on ne nous a pas habitués à des héroïnes dotées de personnalité, on ne connait que trop bien l’héroïne molle qui semble n’avoir aucun libre arbitre,… elles donnent l’impression de constituer la majorité, mais il y a des exceptions ! Et Ichika en fait partie. Certes, elle est, comme par hasard, entourée de mecs plus expérimentés qu’elle… et aussi incongrue que cela soit, elle n’est pas douée avec la technologie, elle est décontenancée devant un jeu vidéo… mais en tant que protagoniste, elle se défend quand même bien. C’est un personnage à part entière, elle n’est pas dans l’ombre des autres: elle a sa propre personnalité, ses convictions, ses goûts, son sens de l’humour,… Elle est indépendante, efficace, elle est douée dans ce qu’elle fait, elle est déterminée, intelligente, elle ne se laisse jamais prendre de haut,… et, incroyable mais vrai, elle n’est pas amnésique !!! Ca fait plaisir d’incarner ce genre de personnage.

Ses options, en terme de romance, sont au nombre de 5. Par le biais de chaque personnage, on enquête sur une affaire différente. Rien que ça, c’est très malin: chaque route apporte de nouveaux éléments, de nouvelles pièces au puzzle, et avec chaque personnage, on progresse un peu plus; mais les questions les plus importantes restent sans réponse jusqu’à la dernière route, déblocable qu’une fois qu’on a terminé toutes les autres.

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Otome game R18 ?! Fashioning Little Miss Lonesome.

On a déjà vu bien des choses… BL game ? Check. Yuri ? Check. BL game pour mecs hétéros ? Aussi improbable que ça puisse paraître… check.  Et aujourd’hui, on s’attaque à une nouvelle curiosité: un otome game érotique ! Bien qu’ici, érotique soit un euphémisme… Il s’appelle Bocchi Busume x Produce -Keikaku-, renommé « Fashioning Little Miss Lonesome » par MangaGamer.

MangaGamer qui, il est vrai, nous sort des eroge à toutes les sauces, mais on n’avait encore jamais vu d’équivalent pour un public féminin. Après, on peut aussi se demander s’il y a vraiment une demande pour ce genre de trucs… Je ne dis pas que les femmes ne peuvent pas être amatrices de contenu R18, au contraire, elles en produisent même pas mal, mais là en l’occurrence, on est dans un cas assez similaire à celui d’Omiai Aite wa Oshiego, Tsuyokina, Mondaiji., anime diffusé cet automne. Le titre s’adresse, de base, à un public féminin, mais ce sont des hommes qu’on retrouve aux commandes, et le résultant n’est, finalement, pas bien différent d’un hentai.

Bocchi Musume, tout en étant un niveau au-dessus, est quand même dans la même veine. Pourtant, ses développeurs, Kalmia8, se spécialisent dans l’otome game pour adultes, mais… je soupçonne le staff d’être composé majoritairement d’hommes. Information à vérifier mais les scénaristes et graphistes ont l’air d’avoir travaillé sur beaucoup d’eroge (pour hommes, évidemment) avant d’être chez Kalmia8.

Bref, je vais abréger parce que tout ceci ne vous dit pas grand chose sur le jeu en lui-même, mais c’est toujours important de savoir qui est derrière. On va de toute façon avoir l’occasion d’en reparler, mais en attendant…

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Nous incarnons Tachibana Ema, une hikikomori qui ne sort de chez elle que pour faire acte de présence en classe. Ses 1m75 lui ont toujours valu beaucoup de moqueries, et son aura sinistre ne la rend pas très approchable. Elle s’est résignée à mener une vie de solitaire, elle veut juste être tranquille et ne pas trop attirer l’attention et… et ça tombe mal pour elle, parce que ~deux des garçons les plus séduisants du lycée~ se sont mis en tête de faire d’elle un mannequin.

D’un côté, nous avons donc Miki, un couturier amateur dont Ema est la « muse », et son meilleur ami, Saito, bien décidé à faire coopérer notre héroïne même s’il doit utiliser la force.

(Alors que j’écris ces lignes, je réalise que leurs prénoms commencent par « S » et « M », ce qui est rigolo compte tenu du fait qu’ils sont censés respectivement être sadique et masochiste. Finalement, ces traits ne ressortent pas plus que ça, mais ils sont quand même deux opposés dans le sens où Miki est très mielleux et collant, tandis que Saito est plus agressif et « tsundere ».)

Le jeu a donc seulement deux routes (qui ont chacune deux fins), mais, à côté de ça, on a énormément de « bad ends », et une route « ménage à trois » qui a, elle aussi, plusieurs fins possibles. Ce qui fait qu’en tout, on se retrouve avec 20 fins différentes ! Y’a de quoi faire !

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Recherche de petits surnoms affectueux.

J’ai commencé avec Saito. Personnalité détestable au début, il s’adoucit au fur et à mesure qu’on apprend à le connaître et on se rend compte qu’il a le cœur sur la main. Un classique dont on ne se lasse pas !

Sa route avait quand même quelques problèmes d’écriture et, surtout, de rythme. Par exemple, la partie qui se déroule dans un butler café est, certes, bien rigolote, mais trop longue ! Et la première scène de sexe est si bizarrement amenée; elle s’intègre assez mal au reste, et faisait très « coup d’un soir »; ce qui n’est pas forcément mal, mais y’avait de bien meilleures occasions où ils auraient pu s’envoyer en l’air et où ça aurait eu l’air un peu plus naturel.

Au bout du compte, on est sur une fin ouverte, où on est même pas trop sûr de s’ils sont en couple ou pas.

Et je me suis dit… pourquoi pas. Après tout, le but premier ici n’est peut-être pas la romance.

Pourtant !!! A ma grande surprise, la route de Miki était beaucoup plus niaise et romantique. Même si la limite entre attendrissant et LOURD/collant est parfois très flou, il est, dans l’ensemble, bien mignon. Malheureusement, la relation amoureuse est moins crédible. Ema a l’air beaucoup moins investie que Miki, ce qui fait qu’on a parfois un peu de mal à croire en leur « histoire d’amour ».

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C’est donc bien dommage: la relation qui avait le plus de potentiel n’avance pas autant que celle qui semble forcée.

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Period: Cube – Sword Art Online rencontre Ore no Imouto.

C’est une joie de vous retrouver aussi vite pour une nouvelle review d’otome game. En effet, c’était il y a à peine quelques semaines que je désespérais à cause de Norn9 et… je ne me suis pas laissée une minute de répit!, j’ai tout de suite enchaîné avec Period: Cube ~Shackles of Amadeus~.

Le titre de l’article vous aura peut-être mis la puce à l’oreille: l’histoire se déroule dans un jeu vidéo en réalité virtuelle. On incarne Kazuha dont le grand-frère, Shiki, n’a pas donné de nouvelles depuis plusieurs jours. Leur ami d’enfance, Hiroya, s’inquiète aussi, et lui apprend que sa soudaine disparition pourrait avoir un rapport avec un MMORPG. « Arcadia » étant sa seule piste pour retrouver son frère, Kazuha s’y créé un personnage et… se retrouve aussitôt prisonnière du « World V ». Pire encore, elle se voit attribuer le statut d' »Almighty », l’épée la plus rare du jeu, seul espoir pour les joueurs de venir à bout du donjon Ark pour retourner dans le monde réel.

Pas besoin de vous faire un dessin, vous avez déjà entendu ce même scénario plus d’une fois: l’âme des joueurs est prisonnière du jeu tandis que leur corps est inconscient dans le monde réel, et bien sûr, mourir dans le jeu signifie mourir dans la vraie vie. Cependant !, les joueurs peuvent se déconnecter temporairement quand ils finissent des quêtes. Le niveau de difficulté de la quête détermine le temps qu’ils peuvent passer dans le monde réel avant d’être à nouveau téléporté dans le jeu.

Aussi, dans Arcadia, deux races s’opposent: les anges et les démons. Si un joueur appartenant au camp des démons termine le jeu en arrivant au dernier palier de l’Ark, tous les démons seront renvoyés dans le monde réel, tandis que les anges mourront, et vice-versa. Comprenez donc qu’à priori, il n’y aucun moyen de sauver tout le monde.

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Vous suivez ? Avec une histoire pareille, je sentais les incohérences et les explications tordues à des kilomètres. Spoiler alert ! j’avais raison ! Mais étonnamment, ça ne m’a pas dérangé outre mesure, sans doute parce que j’ai (Norn9) vu (DRAMAtical Murder) pire (Ozmafia!!). Certains éléments étaient tirés par les cheveux et j’ai dû prendre sur moi pour juste les… accepter et pas trop poser de questions, mais dans l’ensemble, j’ai quand même bien aimé l’histoire. Je pense être dans la minorité en disant ça, mais je mentirais si je disais que j’ai passé un mauvais moment en y jouant.

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Et je ressens un peu la même chose par rapport à l’héroïne. Pourtant, elle m’a frustrée !! Elle a ces pouvoirs quasi-divins et elle n’a aucune idée de comment les utiliser. Je peux concevoir qu’elle ne soit pas une habituée des jeux en ligne, mais c’est tout juste si elle sait allumer un ordinateur ?! Mais elle fait de son mieux, je ne peux pas lui retirer ça, elle a la volonté d’aider et de protéger ceux qui l’entoure. Sauf que ça ne suffit pas ! Et elle dépend constamment des autres, et ne progresse jamais vraiment (je crois que le niveau maximum qu’elle peut atteindre dans le jeu est le niveau 6…).

Elle a pourtant tellement de potentiel. J’aimerais voir des héroïnes qui excellent dans leur domaine. Qui n’ont pas tout à apprendre, qui ne sont pas naïve du monde qui les entoure.

Mais bon. Là encore, j’ai vu pire, donc je ne m’en suis pas formalisée, et j’ai fait avec. Peut-être que je suis juste blasée…

On notera quand même une poignée de personnages féminins sympas. Ira, le meilleur personnage du jeu!!!, une toute petit fille mais qui fait partie des meilleurs joueurs d’Arcadia. Elle adore les MMO mais elle veut quand même retourner dans le monde réel parce qu’elle a envie d’aller à l’école ! Elle perd pas le nord, c’est la meilleure !

J’ai aussi beaucoup aimé Domina, elle tient une taverne, est respectée de tous, et elle a la douce voix de Chiwa Saito. J’aurais voulu qu’elle ait une route.

Et les routes, parlons-en. Je suis sûre que même les joueuses hétéros auraient préféré sortir avec Domina plutôt qu’avec… certains des mecs qui vont suivre.

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On commence pas trop mal avec Radius. Vous savez déjà que Kazuha est l’incarnation de l’épée Almighty. Ce que je n’ai pas précisé, c’est qu’elle fait partie d’une trinité composée de deux autres épées presque aussi puissantes: la Shadow’s Edge et la Divine Blade of Light. Radius possède la première.

Il va tomber par hasard sur l’héroïne alors qu’elle est en train de se faire attaquer, et va la sauver d’une mort certaine. Les deux vont très vite se recroiser dans le monde réel, et là, Radius, qui a déjà fait sa bonne action du jour, envoie chier Kazuha et lui dit clairement qu’il ne veut plus jamais la voir.

Alors vous vous doutez que j’ai eu beaucoup de mal avec cette route au début, parce que Radius était infecte, très agressif. Et il ne savait pas trop ce qu’il voulait parce qu’autant il était super méchant et avait l’insulte facile les trois quart du temps, autant il ne pouvait se résoudre à laisser Kazuha livrée à elle-même et lui venait quand même toujours en aide.

Finalement, on apprend à le connaître, on découvre son passé, et lui s’adoucit et s’ouvre à l’héroïne, ce qui aide à mieux comprendre ses actions et le rend un peu plus attachant. Alors certes, il tombe amoureux un peu vite et j’ai trouvé que ça sortait de nulle part, mais à partir de ce moment-là, il devient beaucoup plus mignon.

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Bonne mentalité !

Toute sa route et son personnage sont assez clichés mais… parfois, c’est ce qu’on aime. Il faut savoir que dans la vraie vie, c’est un idol, et c’est en partie pour ça qu’il est beaucoup sur la défensive et qu’il a tendance à partir du principe qu’on s’intéresse non pas à lui mais à l’image qu’on se fait de lui. Cliché. Mais j’ai pas détesté. Je dirais même que c’est l’une des trois meilleures routes, malgré ses débuts difficiles, et certains éléments de son histoire qui sentaient le réchauffé.

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Celui qui détient l’autre épée, la Divine Blade, appartient au camp adverse et répond au nom d’Astrum. Il tombe tout de suite sous le charme d' »Amadeus », et la prend sous son aile 😉 (c’est drôle parce que c’est un ange) (il a des ailes d’ange) (il la prend sous son aile… d’ange) (haha). Elle et Hiroya sont donc accueilli au « Celestial Palace », le quartier général des anges.

C’est ma route préférée, elle est… tout ce que je voulais qu’elle soit.

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9 jours perdus sur Norn9.

Norn9: Var Commons, sorti sous le nom de « Norn9 ~Norn + Nonette~ » au Japon en 2013.

J’ai toujours du mal à dire que j’ai détesté un visual novel après avoir passé autant de temps dessus. A force d’heures et d’heures passées avec ces personnages, je m’y attache toujours un peu quand même, à eux et leur univers, même si parfois, il faut voir la vérité en face!, je me suis profondément ennuyée avec un jeu. C’est exactement le cas avec Norn9.

Et je vous préviens, ma politique, c’est… si j’aime, je spoil pas parce que je tiens à ce que vous découvriez les choses par vous-mêmes, et si j’aime pas, je me fais plaisir, je vous raconte tout pour que vous n’ayez justement pas à vous infliger ça.

Norn9 commence avec Sorata. Regardez-le bien parce qu’une fois le prologue terminé, vous allez tellement peu le voir que vous risquerez d’oublier qu’il est sur le vaisseau. Sorata, donc. Jeune garçon, en sortie scolaire. Il ne prête pas attention à la visite guidée, quand soudain, il entend une chanson qui ne semble atteindre que ses oreilles à lui, et ni une ni deux il est téléporté à l’ère Taishou. Là, il fait la rencontre de la jeune Koharu, qui lui proposera de la rejoindre au bord d’un mystérieux vaisseau rassemblant tout un groupe de jeunes aux pouvoirs allant de la télépathie à la création de barrières protectrices. Ils partent pour un voyage sur les ordres de « The World », une organisation chargée de la paix dans le monde.

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D’entrée, ce qui m’a tout de suite plu, c’est que le jeu a non pas une, ni même deux, mais trois héroïnes ! Je ne sais pas si on peut dire que c’est du jamais vu, mais en tout cas, moi, c’est la première fois que je vois ça.

Koharu est la première dont on fait la connaissance. Elle a vécu toute sa vie isolée à cause de son pouvoir. Manque de contact humain oblige, elle a beaucoup à apprendre niveau relation sociales, et est assez naïve du monde qui l’entoure.

Typiquement le genre de personnage que je déteste !! Enfin, je simplifie; Koharu en elle-même n’est pas détestable, mais le cliché de la fille qui vivait coupée du monde, c’est toujours la bonne excuse pour rendre le personnage ultra-innocent et en faire ce genre de ~vierge effarouchée~ devant qui on fait plein de remarques graveleuses qui lui passent au-dessus de la tête et qui rougit à la moindre idée d’un baiser. Elle est quand même attachante, et se révèle être très capable!, mais elle incarne un archétype qui m’horripile et elle méritait mieux.

Mikoto, c’est la gosse de riche aux grandes responsabilités, un peu hautaine mais toujours là pour les autres. Elle protège le vaisseau à l’aide de son pouvoir.

Quant à Nanami, elle pourrait d’abord donner l’impression qu’elle est froide et Ayanami Rei-esque, mais… pas tant que ça. Elle n’est pas très bavarde mais elle est rigolote et sociable bien qu’elle évite de trop s’attacher. *spoil*Et son pouvoir, c’est de rendre les gens amnésiques !! si subversive comme héroïne ! pour une fois que les rôles sont inversés !*fin*.

Quoi qu’on pense de chacune de ses héroïnes, elles ont chacune une personnalité bien distincte (et même une voix ! une denrée si rare pour les héroïnes d’otome games !), ce qui nous évite déjà la coquille vide faisant guise de « self-insert ». Et comme elles ont chacune trois potentiels copains, ça fait plein de routes ! plein de possibilités ! Je sentais que j’allais bien m’amuser.

Mais c’était un piège.

On a beau voir l’histoire à travers les yeux de trois héroïnes différentes, et avoir autant de copains qu’on veut, à force, on commence à la connaître par cœur, et ça se répète et se répète et se répète… Et quand y’a de petites différences, elles n’ont aucun sens et rendent l’histoire encore plus absurde qu’elle ne l’est déjà.

On reviendra à l’histoire plus tard. Passons d’abord en revue les routes. J’ai d’abord fait toutes les routes de Koharu, puis toutes celles de Mikoto, et enfin Nanami, mais !, je ne vous conseillerais pas de faire pareil. Pour profiter un maximum du jeu, il vaut mieux garder Masamune, Ron, et Natsuhiko pour la fin. Sur ce…

Les prétendants de Koharu sont Kakeru, Senri et Masamune. Je sentais déjà que j’allais me faire chier parce qu’aucun personnage ne me plaisait… et ça n’a pas loupé.

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Mon premier otome game sur PS Vita! Code: Realize ~Guardian of Rebirth~

Il était temps ! Avec de plus en plus d’otome games qui arrivent sur Vita, ce n’était plus qu’une question de temps avant que je ne craque. Une fois que ce fut chose faite, j’ai tout de suite jeté mon dévolu sur un titre qui me faisait de l’œil depuis plus trop longtemps: Code: Realize ~Guardian of Rebirth~. Sorti en 2014, et arrivé chez nous en 2015 grâce à Aksys Games.

Ce qui m’attirait, c’était avant tout le graphisme. C’est signé Otomate, donc c’est joli, c’est propre, et là l’univers me plaisait tout particulièrement; l’histoire se déroule dans un Londres version steampunk assez cool, les personnages sont inspirés de héros de romans célèbres ou de figures historiques,… Pas mal, tout ça !

Par contre, je vous avoue que je ne connaissais pas grand chose de l’histoire; j’essaie toujours d’en savoir le moins possible avant de commencer pour n’avoir que des surprises.

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Il s’avère qu’on y suit Cardia, une héroïne qui, comme vous vous en doutez sûrement, est amnésique ! Les seuls souvenirs qui lui restent sont ceux de ces deux dernières années. Années qu’elle a passée seule et abandonnée dans un manoir délabré, dont son père, dont elle ne sait rien non plus, lui a interdit toute sortie. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle se doit de vivre isolée, car elle est un « monstre ». En effet, un poison parcourt son corps et tout ce qu’elle touche… fond. Donc ça, c’est un peu embêtant, vous vous imaginez bien. Comme si ça ne suffisait pas, elle a cette espèce de diamant incrusté sur sa poitrine, l’Holorgium. Elle s’en passerait bien.

Un jour, l’armée débarque chez elle avec pour projet « d’emprisonner le monstre », mais elle se fait sauver par le gentleman cambrioleur Arsène Lupin. Par son biais, elle apprend que son père n’est autre qu’Isaac Beckford, un génie de renom qui a fait de Londres ce qu’elle est aujourd’hui, tant et si bien qu’on l’appelle le « Prométhée des temps modernes ». Par contre, ça tombe mal pour notre Cardia, il a disparu.

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Une histoire qui s’étend sur 13 chapitres, les 8 premiers appartenant à la « common route ». On y fait connaissance avec les différents personnages, on voit leur petit groupe se former, et des amitiés se créer. Chacun d’entre eux ont des objectifs différents, mais tous ont quelque chose qui les lie à Isaac.

Alors… il se passe beaucoup de choses mais l’ensemble reste cohérent, et j’ai beaucoup aimé que Code:Realize s’attarde autant sur l’histoire avant de s’attaquer à la romance. Evidemment, si je joue à un otome game, je ne suis pas opposée à de la romance, je suis même là pour ça, mais c’est toujours agréable quand il y a un scénario solide autour, et que ça n’empêche pas pour autant que ça soit une histoire d’amitié où les personnages se rapprochent et forment une équipe soudée.

On passe aussi beaucoup de temps sur l’héroïne, la vérité sur son identité, et son passé,… pour le coup, ce n’est pas qu’une coquille vide ! C’était pas gagné mais, pour sa défense, elle a vécue une vie d’isolation sans aucun contact humain; une fois bien entourée, elle « prend vie », elle s’ouvre et exprime toutes sortes d’émotions, elle apprend aux côtés de ses compagnons et en ressort indépendante,…

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La barre est placée si bas pour les héroïnes d’otome game qu’il suffit de peu qu’on trouve qu’une héroïne est forte, et qu’elle a du caractère,… Cardia est sans aucun doute au-dessus de la moyenne, bien meilleure que ce qu’on a l’habitude de voir. Elle est débrouillarde, elle prend des initiatives et elle se bat. Elle a même un pantalon !? C’est un personnage « entier », elle est attachante et ce n’est pas juste un avatar où le joueur peut se projeter.

On peut encore mieux faire, on peut toujours mieux faire; Cardia reste très douce, et innocente (surtout quand il s’agit de sexe; tous les sous-entendus lui passent au-dessus de la tête),… je trouve qu’elle incarne quand même bien l’idéal de la fille docile, naïve et « pure ». Et les romances ont beau être bien écrites, on n’échappe pas à des petites pointes d’hétéronormativité et de sexisme à base « c’est le devoir d’un gentleman de protéger une jeune demoiselle » pour citer l’exemple le plus récurrent.

Mais je pourrais presque fermer les yeux dessus parce que Cardia apparaît vraiment comme l’égale des hommes qui l’entourent: elle prend part à toutes les missions qu’ils rencontrent, elle n’est jamais spectatrice et est considérée de tous comme capable. Y’a toujours des héroïnes qu’on a envie de secouer, mais elle, jamais, elle prend toujours les choses en main !

Et ce n’est pas le seul personnage a être rafraîchissant comparé à ce qu’on nous sert d’habitude. Code:Realize propose en tout cinq routes, cinq ~prétendants~ différents, et aucun d’entre eux n’est un connard ! C’est presque trop beau pour être vrai quand on est habitués à ce qu’il y ait toujours au moins un personnage qui traite l’héroïne comme de la merde et/ou qui soit à la limite de l’agression sexuelle.

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Publié dans Chronique, Otome Game

En vrac: Killing Stalking, The Men of Yoshiwara: Ohgiya, et Shimanami Tasogare.

Normalement, je vous parlerais de mes récentes découvertes dans un Slice of Life, mais les mois de janvier-février ne sont pas propices à des SoL normaux, entre bilan de l’année et anniversaire du blog. Du coup, je vous propose un article rassemblant ce qui m’a marqué dernièrement, et dont j’ai envie de discuter avec vous.

Premièrement, Killing Stalking, un nom auquel vous n’avez certainement pas échapper ces dernières semaines. La hype en est presque envahissante, et à force de revoir le titre surgir inlassablement dans ma TL, ça a attisé ma curiosité; voilà comment je me suis retrouvée à enchaîner tous les chapitres disponibles en quelques heures.

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Malgré son ~omniprésence~, je ne savais pas trop à quoi m’attendre au niveau de l’histoire; c’est d’ailleurs pour ça que je me suis lancée sans trop attendre, je voulais en savoir le moins possible et lire avant que le webcomic ne prenne encore plus d’ampleur et que je sois spoilée de toutes part !! Vu le titre, je savais quand même que j’allais avoir affaire à une histoire de stalker, et ça n’a pas manqué: il s’appelle Yoon Bum, il nourrit une obsession pour le garçon le plus populaire de son université, Sangwoo. Un beau jour, il arrive à pénétrer dans la maison de ce dernier, et là!, plot twist, Yoon Bum et moi sommes tombés de haut: il s’avère que « l’homme parfait » enlève des jeunes filles pour les torturer et les tuer dans sa cave. Et le pire reste encore à venir pour Bum qui a à peine le temps de réaliser ce qu’il vient de découvrir que Sangwoo le surprend et le frappe à grands coups de batte.

t014A chaque page, ça devient un peu plus horrifiant… mais c’est tellement prenant ! J’aime bien ce genre de thrillers, et celui-ci est particulièrement bien écrit; j’ai tout le temps des sueurs froides, et à chaque fois que je crois que la situation ne peut pas empirer, le contraire m’est instantanément prouvé. Certaines scènes avaient l’air de venir tout droit de mes cauchemars, j’étais à bout en lisant le chapitre 7.

J’étais à moitié-surprise (mais complètement choquée quand même) de voir la relation de Sangwoo et Bum qualifiée de romantique (!!). Plus rien ne devrait m’étonner depuis Lolita, mais quand même… Et d’un autre côté, je crois que c’est ce qui me plait bien dans Killer Stalking. Sangwoo est humain, c’est un tueur en série qui semble ne plus avoir une once de compassion en lui, mais il n’est pas sans faiblesses, on le voit paniquer, rougir, parfois il est gentil et attentionné, on lui découvre une enfance difficile,… c’est ça qui fait le plus froid dans le dos, on est obligés de voir une vérité terrible en face: ce n’est pas un monstre mais bien un humain. Et Bum a beau l’avoir vu commettre les pires horreurs, il le met toujours sur un piédestal, il a conscience de la situation dans laquelle il est et veut y mettre un terme mais d’un autre côté se sent spécial aux côtés de Sangwoo (qu’il idolise encore malgré tout), parfois il a l’impression qu’il n’est pas si mauvais, et c’est terrifiant de le voir comme ça parce que ça existe dans la vraie vie. Rien n’est romantisé, bien au contraire, mais j’imagine que, quand même Bum lui laisse le bénéfice du doute, le lecteur a envie de faire de même.

Le nombre de personnes qui tombent dans le piège!!!, et qui en arrivent à interpréter ça comme autre chose qu’une relation au-delà du malsain!!!, n’en reste pas moins effrayant.

Mais j’ai l’impression que ça s’applique surtout aux plus jeunes lecteurs, et je ne peux pas non plus m’empêcher de penser que s’il n’y avait pas un tel fétichisme des relations M/M, beaucoup moins de gens « shiperaient » les deux personnages.

Quoi qu’il en soit, j’adore, j’en veux plus, et j’appréhende de savoir où Koogi, l’auteur, va nous mener. Le titre parle de lui-même, c’est aussi (voire plus) malsain et violent qu’on peut s’y attendre, parfois gore, quelques fois sexuel, alors probablement pas à mettre entre toutes les mains, mais si vous aimez ce genre de truc, vous allez être servis.

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J’avais aussi envie de faire cet article pour vous parler de l’otome game auquel je joue en ce moment: The Men of Yoshiwara: Ohgiya. Je ne comptais pas lui consacrer un article entier parce que je n’ai pas tant à dire dessus, même si je dois avouer que c’est une plutôt agréable surprise. Il est disponible sur Steam depuis avril 2016; j’étais au courant de sa sortie mais je n’avais pas l’intention de l’acheter puisque j’avais déjà jouer à son cousin, Kikuya (j’en parle d’ailleurs dans cet article), et ça ne m’avait pas du tout convaincue. Mais… il se trouve qu’Ohgiya était en promo, et j’ai discuté avec une fille sur Twitter qui m’a dit qu’il était pas si mal, alors j’ai craqué.

Le concept discutable est toujours le même: ça se déroule dans le « quartier des plaisirs », Yoshiwara, et on tombe amoureuse d’un prostitué, sauf que cette fois-ci on incarne une jeune fille riche, héritière de la prestigieuse famille Somei, qui a pour obligation de se rendre à la maison close Ohgiya pour tomber enceinte, et assurer sa descendance. Rappelons que dans le monde de Men of Yoshiwara, le « quartier chaud » se trouve sur une île où n’habitent que des femmes; les garçons sont vendus très tôt aux maisons closes.

Je dois quand même lui accorder que c’est un niveau au-dessus de Kikuya. Kikuya qui, malgré tout ce qu’on peut en dire, avait des graphismes superbes; Ohgiya le bat rien qu’à ce niveau-là, avec un chara-design bien supérieur. Quoi que ça dépend des goûts de chacun, mais dans cet opus j’ai trouvé tous les personnages très beaux, alors que dans Kikuya, peu m’attiraient. Même l’héroïne a beaucoup plus de charme (elle a même des yeux !, fantastique upgrade). Aussi, la traduction est bien meilleure, et l’encodage beaucoup plus propre; les fautes sont minimes, et on peut passer outre.

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Ce que je peux lui reprocher par rapport à son prédécesseur, c’est qu’il est plus court, il y a moins de routes, mais le fait que les dites routes soient mieux écrites compensent largement. Je pense terminer Ohgiya, c’est pour dire !, alors que je n’avais terminé que deux routes de Kikuya. J’avais assez bien avancé dans toutes les autres, mais j’avais du mal à accrocher, tandis que là il ne me reste que deux routes à finir, et j’ai l’intention de les jouer, parce que pour le coup les histoires sont moins linéaires, c’est un cran plus travaillé, de même pour les personnages qui sont plus attachants. J’ai eu un coup de cœur pour Ahega !

Après, c’est toujours pas ce qui se fait de mieux en matière d’otoge, mais c’est correct. J’ai passé un bon moment à y jouer; ce titre n’est pas un indispensable, mais je vous le recommanderais si vous êtes déjà des habitués de ce genre de jeux et que vous voulez passer le temps (attendez juste des soldes sur Steam…) !

tasogareFinissons en beauté sur un manga de Kamatani Yuhki, j’ai nommé Shimanami Tasogare. Ses thèmes LGBT ont laissé penser une amie que ça pourrait m’intéresser… et elle avait vu juste !

« Tu regardes du porno gay ? » Le monde de Tasuku Kaname s’écroule, son secret est à deux doigts d’être révélés, et les rumeurs font le tour de la classe. Se sentant incapable de vivre dans un monde où il est « out », Tasuku veut en finir. Mais alors qu’il se tient au bord d’une falaise, il aperçoit une jeune femme sauter dans le vide depuis la fenêtre d’une maison. Il s’y précipite, pour finalement découvrir qu’ « Anonymous » n’a aucune égratignure. La mystérieuse jeune femme lui propose alors de venir passer du temps dans le lounge dont elle est propriétaire, lui expliquant que beaucoup de gens « comme lui » le fréquente.

Et effectivement ! Shimanami Tasogare nous invite à découvrir les difficultés mais aussi les joies du quotidien de personnages LGBT, à commencer par son héros, Tasuku, qui craint plus que tout les jugements homophobes et peine encore à s’accepter et s’assumer.

tasogare2La publication du manga a démarré en 2015, une dizaine de chapitres en sont déjà disponibles.

Dans les premiers, on fait connaissance avec Haruko. Le naturel avec lequel elle parle de son homosexualité est très rafraîchissant !, sûrement autant pour le lecteur que pour Tasuku qui, pour la première fois, rencontre quelqu’un comme lui, avec des expériences similaires, et, qui plus est, a surmonté la plupart de ses craintes, et vit maintenant sur un petit nuage avec sa femme, Miki.

Cela dit, Miki n’en est pas vraiment au même stade qu’Haruko: elle n’est finalement out qu’au sein de la communauté gay, et n’a, au début, aucune intention de faire son coming out à ses parents, ne voyant aucune utilité à « créer des problèmes ».

J’ai été très touchée par cette storyline, elle m’a parlé; je pense qu’elle peut d’ailleurs parler à beaucoup de monde. C’est important de montrer que chacun fait son coming out à son rythme, que certaines personnes ne ressentent pas le besoin de le faire à leur entourage et c’est parfaitement acceptable. Le manga ne cache pas toutes les difficultés qu’être « out » dans une société conservatrice représente, mais met un point d’honneur à montrer au travers d’Haruko et Miki qu’être gay n’est pas synonyme d’une vie de malheur et de solitude, mais qu’au contraire on peut très bien vivre heureux avec la personne qu’on aime.

L’histoire concentre ensuite sur Misora, et touche cette fois-ci à la transidentité. Misora est un garçon, mais quand il passe la porte du lounge, il revêtit des robes, porte des perruques, s’applique du maquillage, et se présente telle une fille. Encore au tout début de la puberté, il se découvre, et ne se comprend pas très bien. Il se sent incompris, et perdu, il ne sait plus très bien s’il est un garçon, une fille,… les deux, ou aucun des deux.

C’est peut-être la première fois que je vois le sujet aussi bien traité, la complexité de l’identité de genre est bien explorée, et Misora met tout de suite au clair qu’il n’y a aucune « cause », aucune « raison » à son identité, c’est juste qui il est.

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Lae mangaka étant x-gender, il ne fait aucun doute que ces sujets lui tiennent à cœur et iel fait un excellent travail à dépeindre la réalité des personnes LGBTQ+ au Japon, et à sensibiliser les lecteurs aux différents genres et orientations sexuelles en les représentant de manière réaliste et en déconstruisant les idées reçues. Il y a quelques années, j’avais lu un autre de ses manga, Shounen Note, qui traitait de thèmes similaires mais de manière moins directe.

Shimanami Tasogare est un manga très prometteur, avec des dessins magnifiques, certaines planches sont à couper le souffle (la première que j’ai utilisé pour illustrer cet article en est un bon exemple), un coup de cœur à suivre de très près. On croise les doigts pour une licence, un jour peut-être !


 Ca serait un plaisir de discuter plus amplement avec vous de l’un ou l’autre titre cité dans cet article, alors n’hésitez pas à me retrouvez dans les commentaires !

Publié dans Otome Game

OZMAFIA!!, contes de fées et mafiosi.

Vous n’imaginez pas à quel point ça me fait plaisir de vous retrouver pour une review d’otome game ! Entre mon ordinateur qui m’a lâché pendant un certain temps, et mon budget qui ne me permettait pas d’acheter les jeux que je voulais, j’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas joué à un otome game sur PC. Après une année à me contenter de jeux sur mobile, je suis de retour avec OZMAFIA!!, que je convoitais depuis que sa localisation avait été annoncé par MangaGamer. Attention, spoilers à l’horizon !

Développé par Poni-Pachet, il est sorti chez nous en avril 2016. On y incarne une héroïne nommée « Fuka » par défaut, qui se réveille au beau milieu d’une ruelle, sans aucun souvenirs, et chassée par un inconnu qui menace de la tuer.

classic
Classique.

L’amnésie, c’est monnaie courante chez les héroïnes d’otome games. Je ne comprends pas trop l’appeal. Evidemment, à chaque fois, c’est expliqué à la fin, mais le fait est qu’on se retrouve à incarner un personnage qui, pendant tout notre temps de jeu, ne se souvient de rien, pas même de sa personnalité… Et Fuka rejoint donc le cercle des héroïnes « vides », aucune jugeote, si gentille qu’elle en devient niaise, naïve et pas très prudente.

Elle est tout de suite trouvée et recueillie par la famiglia Oz. En effet, tout est dans le titre: Ozmafia!! prend place dans une ville divisée en plusieurs territoires, chacun appartenant à une « famiglia ». Les personnages sont tirés de contes de fées, ainsi on retrouve la puissante famiglia Oz, les fauteurs de trouble de la famiglia Grimm, les démunis de la famiglia Andersen, etc. Les familles se font la guerre tous les jours, excepté le dimanche. Chaque habitant de la ville doit appartenir à une famiglia, et en attendant de retrouver sa mémoire et d’éventuellement en rejoindre une, Fuka est sous la protection des Oz.

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