Voilà maintenant presque un an que j’ai commencé mon apprentissage du japonais ! C’est loin d’être la langue la plus simple à apprendre en autodidacte; je n’en ai d’ailleurs jamais eu le courage et c’est personnellement à la fac que j’ai tout appris… Mais aujourd’hui, je m’adresse justement à celles et ceux qui voudraient se lancer, mais qui ne savent pas par où commencer ! Car rien que ça, ça peut décourager avant même d’avoir commencé. Je vous partage donc les outils que j’ai utilisé tout au long de l’année, et qui m’ont permis d’atteindre un niveau N5/N4.

En Europe, on utilise l’échelle du CECRL pour évaluer le niveau de la langue : elle va du niveau A1 (débutant) au niveau C2 (expérimenté). Mais le JLPT (test d’aptitude officiel en japonais, même principe que le TOEIC en anglais) a un système de niveaux différent, qui va de N5 à N1. Le niveau N5 correspond donc aux niveaux A1/A2, et le N4, aux niveaux A2/B1.

C’est là que j’en suis au bout d’un an, mais j’espère pouvoir faire une suite à cet article l’année prochaine avec mes outils et méthodes pour arriver à un niveau N4/N3 !

Quant à cet article-ci, il va être divisé en deux parties.

  1. Outils pour apprendre le japonais (niveau débutant)
  2. Contenu de la première année de licence LLCE japonais

Pour celles et ceux qui seraient intéressés par le cursus que je suis, je vais aussi un peu détaillé en quoi consistait cette première année d’études du japonais.

C’est parti !

Hiragana et katakana

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Source : http://www.alfabetos.net/japanese/alfabeto-hiragana/learn-hiragana.php

Vous n’êtes pas sans savoir que la langue japonaise utilise deux systèmes d’écritures : les kanji (des idéogrammes), et les kanas (deux syllabaires : les hiragana et les katakana). C’est ces derniers qui nous intéressent ! La première étape pour apprendre le japonais, c’est de les connaître sur le bout des doigts !

Les hiragana ont des usages divers et variés : parfois particules grammaticales, parfois mots, on les met aussi derrière des kanji pour former des mots (on parle alors d’okurigana), ou au-dessus pour indiquer leur prononciation (dans ce cas, on les appelle des furigana). Quant aux katakana, ils servent principalement à retranscrire des mots et des noms étrangers.

Ne vous laissez pas impressionner par le tableau ci-dessus; il peut paraître imposant mais l’apprentissage des kanas est de loin ce que vous aurez de plus facile à faire, et si vous avez la bonne méthode, ils s’apprennent très rapidement ! Personnellement, je vous conseille…

Minato https://minato-jf.jp/Home/

C’est un site de la Fondation du Japon qui dispense des cours de japonais niveaux A1/A2, dont deux cours pour apprendre soi-même les hiragana et les katana, et c’est 100% gratuit !

La plateforme est en anglais mais je pense que même les non-anglophones devraient réussir à s’en sortir.

J’ai trouvé leur méthode très efficace ! Vous avez six mois pour compléter la formation mais, si vous avez du temps à y consacrer, une semaine est largement suffisante.

MINATO

Les kanas sont enseignés par « rangées » : la rangée des voyelles, la rangée des syllabes qui commencent en k/g, la rangée de celles qui commencent en s/z, et ainsi de suite.

Dans un premier temps, on écoute la prononciation des syllabes, et on essaie de mémoriser leur forme en les associant à des images (parfois c’est tiré par les cheveux, mais c’est justement les plus absurdes que j’ai le mieux retenu !). Ensuite, on doit compléter une série d’exercices où il faut associer le bon caractère à la bonne syllabe, ou écouter une syllabe et cliquer sur le caractère correspondant. S’en suivent des exercices avec le même principe mais où il faut replacer le caractère dans des mots. Enfin, on termine par un quiz !

Pour ma part, en trois jours, c’était bouclé !

Pour s’entraîner à les reconnaître, j’ai bien aimé… « Hiragana et Katakana Drag’n’Drop » : un jeu flash, proposé par un site affilié aux manuels Genki, qui existe pour les hiragana et pour les katakana. Il faut associer les kanas à la syllabe qui leur correspond, et c’est chronométré ! Pratique pour se rendre compte de ses progrès.

Mais il n’est pas réaliste de se reposer uniquement sur Minato : si les kanas s’apprennent vite, ils s’oublient au moins aussi rapidement, et à côté des exercices de Minato et de tout ce que vous pouvez faire sur internet ou sur votre portable, il faut absolument que vous preniez également l’habitude de les tracer. Plusieurs fois par jour, tracez-les, reproduisez-les, essayez de vous en souvenir et de les écrire sans regarder,… faites des pages et des pages où vous essayez de reproduire les tableaux des syllabaires de tête.

Faire ça, c’est gratuit, mais si vous ressentez le besoin d’avoir un support, je vous propose…

Cahier d’écriture Assimil, « Japonais : Volume 1 : kana » http://fr.assimil.com/methodes/japonais-vol-1-kana

Il coûte 9€90, chaque page est consacrée à un caractère différent et se présente sous forme de grille où vous devez tracer l’hiragana ou le katakana dans différentes tailles, et les kanas sont classés en fonction de leur nombre de traits.

C’est un bon outil pour apprendre à tracer les traits dans le bon ordre et dans le bon sens (primordial !!!), mais je le considère pas non plus comme indispensable. Vous pouvez le faire seul-e-s, mais renseignez-vous bien sur l’ordre des traits pour ne pas prendre de mauvaises habitudes (elles se corrigent, mais quand on les prend tôt, on a du mal à s’en défaire !).

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Quand vous maîtriserez ça, ça sera déjà un bon début ! Ce n’est qu’une partie de l’iceberg, mais c’est déjà comme un nouveau monde qui s’offre à vous : vous allez réussir à lire et éventuellement comprendre des petits choses par-ci par-là et c’est une sensation extrêmement satisfaisante !

Pour vous entraînez à lire, je vous propose des Google Docs avec des textes entièrement en hiragana, que j’avais trouvé sur le site de Tofugu.

Ce que je faisais aussi beaucoup, à tout début, c’était essayer de lire et comprendre des menus sur des sites officiels de restaurants ou de cafés, idéal pour travailler ses katakana parce que, souvent, ils en contiennent un paquet. Tout est bon à prendre pour s’entraîner !

Sur ce… étape suivante.

Kanji, Vocabulaire, Grammaire

Tout le reste, quoi ! Mais pour moi, il n’est pas concevable de les étudier séparément : la meilleure façon de retenir les kanji et leurs lectures, c’est de les voir en contexte, dans des mots, et ces mots, ce vocabulaire, ne sert à rien si on ne sait pas faire des phrases avec, et pour cela, il faut maîtriser la grammaire. Logique !

Avec les kanji, c’est les choses sérieuses qui commencent. Les kanas, c’est de la rigolade à côté. Il y a 2136 « jôyô kanji », les kanji couramment utilisés dans la langue japonaise selon le Ministère de l’Education japonais… sous-entendu que ce n’est même pas l’intégralité des kanji existant !, mais vous pouvez vous contenter de ceux-là dans la vie de tous les jours, c’est ceux que les japonais-e-s apprennent à l’école tout au long de leur scolarité. Et contrairement aux kanas, les kanji peuvent avoir une dizaine de traits, des significations différentes, et surtout, ils au moins toujours deux lectures différentes. Donc ces 2136 kanji représentent 4388 lectures à connaître.

Ca donne des vertiges, je conçois, mais même pour les japonais-e-s, c’est un apprentissage qui se fait sur plusieurs années, donc ne vous mettez pas la pression.

On commence en douceur : si on se base sur le JLPT, pour l’examen du niveau N5, même si à ma connaissance on ne dispose pas de liste officielle, on estime qu’il faut seulement en connaître une centaine ! C’est déjà pas mal, mais comparé aux chiffres qu’on vient de voir, ça fait relativiser. Pour le niveau N4, il faut en savoir environ 180 de plus. C’est faisable, promis !

Pour vous faire une idée…

Pour les mémoriser, voilà ce que je vous conseille…

Memrise https://www.memrise.com/user/CocoAsticot/courses/learning/

C’est une plateforme où la communauté elle-même dispense les cours de langue. C’est en français et c’est gratuit ! J’y recommande le cours « Les 2136 Jôyô Kanji » de CocoAsticot, où, comme son nom l’indique, vous avez des exercices pour mémoriser chacun des 2136 kanji utilisés dans le langage courant. Ils sont répartis en 55 niveaux, et sont classés dans l’ordre où on les apprendrait si on était dans le système scolaire japonais. Les trois premiers niveaux devraient suffire à couvrir les kanji du JLPT N5, et si vous voulez pousser jusqu’au N4, vous pouvez essayer d’aller jusqu’aux niveaux 7 ou 8.

memrise

Vous pouvez le faire sur votre ordinateur, ou télécharger l’application et le faire sur le votre portable. J’ai testé et approuvé les deux ! Choisissez en fonction du support qui vous met le plus à l’aise pour apprendre, ou alternez entre les deux… comme ça vous chante !

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Android | iOS

Mais malheureusement, encore une fois, il serait naïf de croire que se contenter de ça suffise ! Le cours n’insiste pas assez sur les différentes lectures (on ne vous demandera jamais comment se prononce un kanji), et il vous apprend pas non plus à tracer les caractères. Il faut absolument faire ça de votre côté.

Pour vous aider, je vais vous présenter ma meilleure amie depuis que je suis à la fac, ma Bible qui m’a aidée à traverser tous les partiels…

Japanese 

JapaneseAppPicPost

Android | iOS

C’est un dictionnaire, et bien plus encore. Vous pouvez y chercher des caractères, ou des mots. Vous pouvez y coller des phrases entières pour les décortiquer, et rechercher chaque mot et chaque particule dans le dictionnaire. C’est ultra-complet, et complètement gratuit; un an après, je ne remets toujours pas d’à quel point c’est fantastique d’avoir accès à une mine d’or pareille. C’est un must have, et il va vous être d’une aide constante dans votre apprentissage.

Cherchez un kanji, et vous aurez ses lectures, son tracé, sa ou ses signification(s), ses clés, ainsi qu’une liste de mots où on le retrouve le plus. Cherchez un mot, et vous aurez une multitude d’exemples de phrases où on peut l’utiliser. Cherchez un verbe, et vous aurez sa conjugaison complète. Je ne pourrais jamais assez faire l’éloge de cette application !

Une fonction dont je me sers beaucoup, c’est celle qui permet de faire des dossiers et des listes : très pratique pour organiser ses révisions. J’ai fait des dossiers pour classer les kanji que j’avais à connaître pour chaque partiels, des listes pour chaque matière pour y classer tous les nouveaux kanji et mots de vocabulaire que j’y apprenais, des dossiers pour les livres que je lisais et des listes pour chaque chapitre pour y mettre tout le nouveau vocabulaire,… Et le meilleur, ce n’est même pas ça !, c’est qu’avec la fonction « Study », on peut réviser le contenu de nos listes à l’aide de flash cards !

Vous pouvez réviser vos listes individuellement, réviser toutes les listes d’un même dossier, ou réviser toutes les listes de tous vos dossiers en même temps ! Les flash cards affichent soit un kanji/un mot en japonais, soit un mot en anglais, et à vous de vous souvenir soit de la signification dans le premier cas, soit de la traduction en japonais dans le deuxième cas. Quand vous avez retenu le mot, vous glissez la carte sur la droite, et dans le cas inverse, vous la glissez vers la gauche; une jauge indique votre progression.

Ma méthode, pour les kanji et le vocabulaire, c’est d’afficher seulement les mots en anglais (ça se règle dans les paramètres), et, dans un cahier, d’écrire le kanji/le mot en japonais, les lectures, et la traduction. C’est un travail de longue haleine, j’en ai fait des trentaine de pages par week-end, et c’est très répétitif! (car même si vous dites à l’appli que vous connaissez le kanji/mot, elle vous le remontre encore et encore pour travailler la mémoire à long terme), mais une fois que c’est rentré dans la tête, ça n’en sort plus.

Que vous utilisez cette méthode ou pas, ou même que vous utilisez cette méthode ou non, j’insiste encore une fois : écrivez. Savoir reconnaître les kanji, c’est une chose, s’en souvenir pour pouvoir les écrire de tête, c’en est une autre.

Comme pour les kanas, prenez l’habitude de tracer, de faire vos traits dans le bon ordre et dans le bon sens. Prenez connaissance de ce qu’on appelle les « clés », ou les « radicaux », qui forment les kanji et donnent des indices sur leur signification. Vous n’avez pas besoin de les connaître par cœur, mais sachez qu’elles existent, sachez au moins reconnaître les principales, celles qui reviennent le plus dans les kanji que vous apprenez, ça vous aidera à mieux les retenir, à mieux les tracer, à mieux les chercher dans un dico,…

Pour en finir avec les kanji; si vous n’avez pas de smartphone, ou que vous n’aimez pas l’application Japanese, une alternative sur navigateur est l’excellent dictionnaire en ligne que voici :

Jisho https://jisho.org/

Voilà mes conseils pour les kanji, kanji qui vont de pair avec le vocabulaire : quand vous apprenez un kanji, cherchez les mots qu’il permet de former.

Je radote mais les kanji comme le vocabulaire sont plus faciles à acquérir et à retenir quand on les voit en contexte, et pour ça, il faut la grammaire.

Alors évidemment, comme je suis à la fac, je travaille avec des manuels; je ne saurais dire si c’est absolument indispensable ou non, mais c’est quand même bien pratique d’avoir un support, d’avoir une progression, avec des histoires, des thèmes et des contextes pour étudier et comprendre les règles grammaticales, d’autant plus s’il s’accompagne de CD pour travailler la compréhension orale, et de cahiers d’exercices pour s’entraîner. Mais évidemment, ça représente aussi un budget…

Bunka Shokyu Nihongo

Voilà les manuels qu’on utilise. J’avais toujours entendu parler du Minna no Nihongo, mais je n’ai jamais eu l’occasion d’en tenir un entre les mains donc je ne sais pas du tout ce que ça vaut.

Niveau prix : les deux manuels coûtent chacun ~23€ sur Amazon Japan (+frais de port), et leurs cahiers d’exercice (accompagné de son corrigé détachable) coûte chacun ~10€ (+frais de port). (Vous pouvez aussi les trouver sur Amazon France, mais ça sera plus cher.) Vous pouvez évidemment vous contenter du premier volume et du premier cahier d’exercice pour commencer.

L’inconvénient du Bunka, surtout quand on n’a pas de professeur-e-s à côté, c’est qu’il est uniquement en japonais (ceci étant dit, il y a toujours des furigana au-dessus des kanji; du moment que vous connaissez vos kanas, vous vous en sortirez, au moins pour lire). Les points grammaticaux ne sont donc pas expliqués (il faut un peu faire des déductions, et il y a des fois où c’est plus facile que d’autres). Si toutefois vous décidez de travailler avec ces manuels, aidez-vous de sites de grammaire japonaise en anglais ou en français pour palier le manque d’explications du manuel, ou de livres de grammaire japonaise comme par exemple…

Grammaire du japonais http://fr.assimil.com/methodes/4566-a-definir

U9782700507324

De la linguiste Catherine Garnier, aux éditions Assimil. C’est aussi un investissement, il coûte 30€ ! Et je vous avoue que je ne le possède pas, mais c’est ce livre qu’utilisent nos professeurs pour nos cours de grammaire théorique; si vous cherchez un ouvrage pour vous aider à comprendre la langue, son fonctionnement, et sa structure, il pourrait vous être utile. Notez cependant qu’il n’utilise aucun caractère japonais, seulement des rômaji, d’où l’intérêt de compléter avec un manuel/des cours en japonais.

Une alternative gratuite mais moins complète :

Minato https://minato-jf.jp/Home

Encore Minato ! Je vous l’avais dit : ils font aussi des cours pour niveaux A1/A2, que vous pouvez suivre sur la plateforme Marugoto. Je les avais entamé avant d’aller à la fac; la partie « katsudoo » donne des bases assez solides pour communiquer, ça permet d’acquérir du vocabulaire (et quelques kanji), et en parallèle, la partie « rikai » est plus dans la théorie et s’attarde sur le pourquoi du comment des structures des phrases.

Les cours niveau A1 existent aussi avec seulement la partie « katsudoo », ce qui peut suffire à certain-e-s (tout dépend des objectifs de chacun-e), mais si vous voulez poursuivre votre apprentissage du japonais jusqu’aux niveaux intermédiaires voire expérimentés, je vous conseille vivement de suivre également la partie « rikai ».

Enfin, pour avoir accès à du vocabulaire et de la grammaire gratuitement, voilà quelques sites que je recommande car qui m’ont aidée à un moment ou à un autre de l’année, quand je ne comprenais pas certaines règles :

C’est tout ce que j’ai pour vous ! J’espère que ça vous aura donné l’aide et la motivation que vous recherchiez peut-être ! Bon courage !!!

Maintenant… pour celle et ceux que ça intéresserait…

L1 de japonais

…je vais passer en revue les différentes matières de la première année de LLCE. J’ai comparé avec d’autres facs, et c’est essentiellement les mêmes matières partout, mais évidemment, le contenu des cours et des examens est totalement différent, le nombre d’heures et les coeffs ne sont pas forcément les mêmes, etc. Malgré tout, j’espère que ça pourra quand même vous donner une idée de ce qui vous attend si vous voulez suivre ce cursus !

UE1 : Langue japonaise

  • Grammaire japonaise : théorie (2h/semaine)
  • Grammaire japonaise : exercices pratiques (2h/semaine)

Les intitulés parlent d’eux-mêmes ! Très tôt, beaucoup de gens sont découragés face à la grammaire théorique japonaise, qui a pour pré-requis d’avoir déjà une bonne maîtrise de la grammaire française. Il faut savoir analyser chaque élément d’une phrase, pouvoir expliquer des points grammaticaux,… il s’agit de comprendre ce que l’on écrit, et pourquoi on l’écrit comme ça. Bref, de la théorie !

On se prend un peu moins la tête avec la pratique, mais la charge de travail n’est pas moindre; on avait environ 5 à 8 exercices plus ou moins longs à faire chaque semaine, et toutes les semaines on entamait un nouveau chapitre du manuel, donc… on ne pouvait pas vraiment se permettre de prendre du retard et de ne pas comprendre quelque chose pendant trop longtemps sinon on était vite dépassé-e-s !!!

UE2 : Expression écrite et orale

  • Expression écrite et orale (3h/semaine)
  • (S2) Atelier de conversation (1h/semaine)
  • (S1) Outils et méthodes pour l’apprentissage de l’écriture (1h/semaine)
  • (S2) Méthodologie (2h/semaine)

Le cours d’expression écrite et orale complète le cours de grammaire théorique, on y voit exactement les mêmes choses mais sous un autre angle (c’est répétitif, mais utile dans les cas où on ne comprend pas la première fois). La grosse différence c’est qu’on insiste davantage sur la compréhension de texte : qui parle à qui ? de quoi ? où ? etc. Et les exercices qu’on nous donnait consistait en de l’expression écrite très light (en première année, on ne peut pas encore trop nous demander de disserter en japonais, donc si on nous donnait des devoirs, c’était toujours de très courts textes sur des sujets très simples : une page de journal intime, quelques phrases pour parler de ce qu’on veut faire plus tard,…). Encore une fois, tout était dans le titre !

Malgré ça, il faut dire qu’on ne faisait pas beaucoup d’oral, et en même temps, à 200 dans un amphi, on ne peut pas dire que l’environnement y était propice. Donc au deuxième semestre, on avait des ateliers de conversations où on était une trentaine, et où on devait mettre tout ce qu’on avait vu en cours de grammaire et d’expression écrite, et PARLER. On voyait aussi des façons de rendre notre façon de parler japonais plus naturelle. Et à la fin, ça aura finalement été le seul examen oral qu’on aura eu de toute l’année (et il n’a duré que 2 minutes !). L’oral, c’est vraiment ce qu’on pratique le moins à la fac, donc si vous pouvez trouver des occasions de le pratiquer en dehors de celle-ci, n’hésitez pas.

Au premier semestre, on avait aussi un cours de « kanji », où on apprenait notamment à les tracer, et chaque semaine, on devait rendre quelques dizaines de lignes de kanji. Finalement, on n’avait plus cette matière au semestre suivant, mais il fallait quand même apprendre tous les kanji qu’on voyait dans les manuels et dans les exercices, ce qui fait qu’à la fin de l’année, on devait normalement connaître aux alentours de 400 kanji, et quand je dis « connaître », j’entends savoir « lire ET écrire », mais on est normalement encore capable d’en reconnaître et d’en lire 100 de plus.

Enfin, pendant le cours de méthodologie, qu’on a malheureusement seulement eu dans la deuxième partie du deuxième semestre, on analysait et traduisait des textes, comme on l’aurait fait en examen de grammaire théorique, même si à l’examen, on avait juste à traduire (du japonais au français), et à indiquer la lecture des kanji.

Histoire-du-Japon

UE3 : Civilisation japonaise

  • Introduction à l’histoire du Japon (2h/semaine)
  • Introduction à l’histoire des arts japonais (1h/semaine)

Et voilà ce qui fait fuir tout le monde ! Beaucoup de gens viennent en fac de japonais pour faire du japonais et seulement du japonais, sans se rendre compte de la place de l’histoire dans le cursus, et, spoiler alert, c’est une charge de travail colossale. On a étudié l’histoire du Japon de l’ère Jômon (15 000 avant notre ère) à l’ère Meiji (1912) : c’est beaucoup !!! C’est beaucoup de connaissances à avoir pour l’examen, et une séance de cours équivalait à une trentaine de pages sur Word.

Et pour chaque période qu’on étudiait en cours d’histoire, on voyait les mouvements artistiques et les œuvres importantes de l’époque qui lui était associée en cours d’histoire des arts (beaucoup de peinture, de sculpture, et une pointe de littérature; la littérature, c’est plutôt pour la L2).

Voilà pour matières principales. A côté de ça, on devait aussi faire une deuxième langue, deux options (le département d’études japonaises en proposait justement deux : un cours d’histoire contemporaine et un cours d’histoire de la bande dessinée (s1) et de l’animation (s2)), et suivre un cours de méthodologie du travail universitaire (dont le principal intérêt est d’apprendre à faire une bibliographie), remplacé par un cours de projet professionnel au deuxième semestre (pas bien différent d’un truc qu’on vous a sûrement déjà demandé de faire au lycée).

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Maintenant, vous savez tout ! Mais si vous avez encore la moindre question, je me ferais une joie d’y répondre. Il n’y a pas de conseil que je pourrais vous donner qui ne soit pas cliché… si vous vous lancez dans cette licence, ayez juste conscience du travail que ça implique, et ayez une vague idée de « la suite », parce que d’entrée de jeu, on vous dira qu’une licence de japonais seule ne vous mènera pas loin.

Dans tous les cas, je vous souhaite bonne chance dans vos études ! J’espère que cet article vous aura été utile ! Si vous apprenez déjà le japonais et que vous avez d’autres ressources utiles, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires !

10 commentaires

  1. J’avais utilisé les cours de Tofugu au départ, mais du coup je vais jeter un coup d’œil à Minato, pour voir lequel est le plus adapté pour une remise en forme de la mémoire… pour l’instant je ne regarde pas trop les Kanji, je n’ai pas encore envie de me décourager alors que je viens à peine de prendre une bonne résolution.

    Contente de voir que ta première année t’a intéressée ! On dit souvent que c’est la plus dure, bien que pour moi ça a été du pareil au même. Je te souhaite bon courage pour la suite, et beaucoup de succès !

    1. Je crois que j’avais aussi testé un truc de Tofugu pour les kanji (à moins que je confonde avec un autre site), et ils faisaient d’abord apprendre tous les radicaux : pas une méthode pour moi haha. J’espère que tu trouveras ce qu’il te faut sur Minato !! je trouve ça très rapide et efficace !

      Merci beaucoup !! dans notre fac, on dit que c’est la deuxième la plus dure donc je crains encore le pire !

      1. COURAGE !!! On est tous derrière toi !

  2. Update: j’ai commencé les cours sur Minato et ça marche du tonnerre, beaucoup mieux qu’avec l’aide de Tofugu. Il faudra que je refasse les exercices plusieurs fois mais j’ai eu tout bon au premier quizz fait dans la foulée /o

    1. Trop cool !!!!!! ça me fait super plaisir !!!! Bonne chance pour la suite !!

  3. Intéressant ! Apprenant le japonais en autodidacte en m’aidant de l’application JA Sensei depuis un an environ, des cours de Julien Fontanier, en regardant des vidéos (et des animes aussi ^^) de mes chanteurs japonais préférés sous-titrés en anglais/français et bientôt des livres, je me pose une question : Comment faire pour passer ce fameux JLPT 5 sans avoir eu de cours de japonais ni au collège ni au lycée ? Et dans mon IUT y’en a pas non plus. Et j’ai peur que même en m’entraînant beaucoup, je ne puisse pas le passer. Bon pas tout de suite bien sûr. J’ai un tout tout petit niveau : je sais me présenter (nom, prénom, âge, etc…), quelques phrases comme : où sont les toilettes/par ici/par là-bas/j’aime telle couleur, etc…, je commence à bien connaître mes kanas et je connais presque 10 kanjis. J’aimerai passer cet examen à la fois pour avoir un bon niveau quand je partirai au Japon, mais je pense que ça pourrait me servir dans mon métier plus tard. Je fais un IUT dans les métiers du livre, et peut-être qu’avoir passé ce diplôme ça pourrait être utile dans un CV ^-^

    Voilà 🙂

    1. Il y a une quantité de manuels permettant de s’entraîner aux différents niveaux du JLPT, dont le N5 ! Regarde sur internet ou même en librairie. Il y a aussi des sites (dont certains que j’ai cité dans l’article) qui regroupe toutes les compétences attendues pour chaque niveau.
      Après, je ne sais pas si c’est une certification très utile parce que le N5 couvre seulement les bases; on nous apprend que c’est seulement utile à partir du N3 (et encore) mais après c’est vrai que tout dépend de ce que tu veux faire et où tu veux le faire.
      Dans tous les cas, bon courage !!!

  4. […] bases du japonais car Lea de Otome Street l’a fait de manière brillante et détaillée sur cet article. Donc sachez que avant de vous lancez, vous devrez maîtriser vos hiraganas, katakanas et kanjis. […]

  5. […] souvenez-vous de mon article sur l’apprentissage des bases du japonais ? Il est maintenant vieux d’un an, et moi, j’ai maintenant deux ans de japonais […]

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