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Boy’s love psychédélique : Hashihime of the Old Book Town

Long time no BL game! Après une courte période où j’en ai enchaîné trois début 2017, je n’ai plus jamais eu l’occasion de retoucher à ce genre de jeu, et par « ce genre de jeu », j’entends les jeux de drague où les romances sont entre des personnages masculins. Pourtant, il y en a quelques uns sur le marché anglophone maintenant ! Surtout avec JAST BLUE qui s’est donné pour mission de nous ramener tous les titres de Nitro+CHiRAL en Occident ! Ils sont sur ma liste… mais en attendant !… je me suis attaquée à un titre un peu plus obscur.

Hashihime of the Old Book Town, sorti en 2016 sous le nom de Koshotengai no Hashihime, est un visual novel développé par ADELTA, qui m’a tout l’air d’être un studio amateur avec seulement quelques jeux (tous BL) à son actif et dont la promotion est assurée par un site fait avec Wix. Grâce à MangaGamer, on peut y jouer en anglais depuis 2019 ! Très différents de leurs autres titres BL, ici, on a moins de sexe, et plus de texte. Si vous êtes là pour les fesses, je ne peux que vous comprendre, et je vous redirige vers ma review de NO, THANK YOU!!!, qui saura peut-être davantage répondre à vos attentes. Si vous êtes plutôt à la recherche d’une histoire très travaillée, pleine de rebondissements, qui aborde des sujets sérieux et qui vous occupera une bonne trentaine d’heures, vous êtes au bon endroit !

On suit Tamamori, écrivain en devenir, présenté comme le raté de service : il a échoué aux examens pour entrer à l’Université impériale de Tokyo, il s’est fait virer de la résidence où il était hébergé parce que c’est un bon à rien, et il vit aux crochets d’un libraire qui a été assez généreux pour l’accueillir en échange d’un travail qu’il ne fait qu’à moitié. Egoïste, feignant, incapable, il coule des jours paisibles dans le quartier de Jinbochou jusqu’au jour où un de ses amis d’enfance est retrouvé mort et que Tamamori se découvre le pouvoir de pouvoir revenir dans le passé. Il se retrouve donc à sans cesse revivre les trois mêmes jours, en essayant désespérement de sauver son ami d’une fin qui semble inéluctable.

Pour vous donner une idée du type de jeu auquel on a affaire : on a 5 routes avec une seule fin chacune, avec un ordre plus imposé que recommandé, très peu de choix, et une première route qui n’en contient même aucun. On est presque sur un kinect novel, et l’expérience est, je trouve, similaire à la lecture d’un roman, pas parce que c’est une « histoire visuelle » ni parce que c’est long, mais parce que le style d’écriture s’en rapproche. Qui plus est, les références à la littérature japonaise de l’époque sont nombreuses (on est à l’ère Taisho) et on peut tout à fait s’imaginer cette histoire au format livre papier, rangé sur une étagère aux côtés de Yumeno Kyuusaku et Izumi Kyôka.

Mais on a de la chance que ça soit bien un visual novel parce que, sinon, on serait passé à côté de cette incroyable direction artistique. Vous pouvez en avoir un bon aperçu avec les images et le trailer ci-dessus et, oui, tout le jeu ressemble vraiment à ça !! C’est un des plus beaux que j’ai pu voir, toutes catégories de jeu confondues. L’univers est haut en couleurs, emprunt du charme du Japon des années 20, sobre et élégant par temps de pluie, coloré et excentrique lorsque les histoires et illusions du protagoniste prennent vie. Et le jeu nous en met plein les yeux, il n’est pas radin ! Près de 200 CGs à débloquer, et des backgrounds tellement soignés qu’ils pourraient être considérés comme tels.

J’ai rarement quelque chose d’intelligent à dire sur les musiques d’un jeu mais la bande-son m’a particulièrement plu et je la trouve à la hauteur du reste : excellente, très belle, et contribue à nous transporter encore davantage dans cet univers si travaillé.

Maintenant, pour ce qui est de l’histoire, il faut s’accrocher. Toutes les reviews se rejoignent pour dire qu’elle est dingue : il y a plein de mystères, que ça soit des morts inexpliquées, des créatures surnaturelles, des hallucinations un peu trop réelles,… C’est le genre d’histoire qui nous fait tout le temps douter de ce qui est vrai ou non, qui floutte sans cesse la frontière entre rêve et réalité, et, souvent, on tombe dans le piège ! Dès qu’on croit avoir compris quelque chose, plot twist!, la réalité était toute autre !!! Le jeu nous balade pas mal et, dans ses dernières minutes, continue encore à déconstruire ce qu’on pensait être « la réalité », donc, jusqu’au bout, c’est vraiment les montagnes russes.

Après, j’avoue que… j’ai trouvé le jeu un peu long… et je n’étais pas tout le temps à fond dedans à 100%. C’est sans doute parce que je l’ai commencé à une période où j’étais encore très occupée donc je n’avais pas le temps de pleinement me consacrer à sa lecture et j’ai parfois dû faire des pauses assez conséquentes qui m’ont, forcément, « sortie » de l’histoire… Mais je dois dire que même une fois en vacances, avec tout le temps du monde pour y jouer, je ne le dévorais pas pour autant. J’aime pourtant beaucoup l’histoire et le style, ce n’est en rien désagréable à lire, mais ce n’est pas le genre de visual novel où je ne vois pas le temps passer quand je lis… j’ai senti la treintaine d’heures de jeu passer. Je pense que ce n’est pas seulement une question de temps mais aussi de circonstances, dans le sens où les thèmes peuvent être tellement sombres (suicide, abus sur mineur, entre autres) qu’il faut être dans le bon état d’esprit pour le lire. Et puis, simplement, il y a des longueurs et des passages qui m’ont moins intéressée que d’autres ! Ceci étant dit, lorsque c’est l’heure des révélations les plus croustillantes, même celles qu’on pouvait voir venir de loin, c’est extrêmement prenant et, là!, ça se lit à toute vitesse.

Et si je reproche parfois à certains visual novels d’avoir des scénarios tirés par les cheveux, dans ce cas précis, ce n’est pas un problème d’écriture : l’histoire s’inscrit dans le réalisme magique et dans l’absurde, genres maîtrisés et utilisés pour notamment traiter le thème du deuil, ce qui fait que même quand ça part loin, je n’ai pas eu l’impression que le/la ou les scénaristes derrière ne savaient plus ce qu’iels faisaient (bien au contraire !).

Enfin, ce qui m’a agréablement surprise, c’est qu’une des routes prenne la peine d’aborder le sujet de l’homosexualité dans les années 20 ; ça reste assez en surface mais deux personnages, à travers leurs histoires respectives, parlent de leurs difficultés par rapport au fait d’aimer un autre homme, de devoir se travestir pour que leurs sentiments soient vus comme plus « acceptables », et ! en plus ! cette storyline m’a, au passage, fait découvrir une autrice du nom de Yoshiya Nobuko, malheureusement pas (encore) publiée en France mais qui est une des premières écrivaines japonaises à écrire sur des histoires d’amour entre femmes et qui était, elle-même, ouvertement lesbienne (dans les années 10 !!!).

Mais parlons romance, justement. De l’amour, il y en a, un peu, et sous des formes diverses et variées : parfois il est pur, parfois il est obsessionnel, il peut être malsain, ou réprimé, voire même immoral. Mais une chose est sûre : ce n’est pas un jeu de romance ! Le but n’est pas de vous rendre niais-e, de vous faire fondre derrière votre écran, et pas sûre que ça vous émoustille non plus parce que les scènes de sexe sont assez classiques ; il y en a une seule par route, elle arrive à la toute fin, et on peut aisément la sauter sans que ça entrave notre compréhension de l’histoire. Il y a une scène où le sperme qui coule de l’anus du protagoniste est comparé à une diarrhée donc, en fonction des kinks de chacun-e, peut-être que ça va réveiller quelque chose en vous… Il n’empêche que… la majorité de ces scènes restent quand même très correctes, la malheureusement classique scène de viol mise à part.

Bref, vous vous demandez sûrement avec qui on couche !? Donc passons aux choses sérieuses.

On commence avec Minakami, un des amis d’enfance du protagoniste et le point de départ de l’histoire puisque c’est, en premier lieu, sa mort qu’on essaie d’éviter. C’est sans doute la seule route à peu près romantique et j’ai l’impression que, en règle générale, c’est aussi la plus appréciée des joueur-euses. Personnellement, ce n’est pas le type de personnage que je préfère. Route néanmoins super ; c’est la première, c’est avec elle qu’on découvre le jeu et son histoire, et c’est une très bonne première impression. Mais Minakami est tellement têtu ! Ca en devient frustrant !! La route est bonne, c’est quand même un type très gentil et son développement est intéressant, mais c’est ni le personnage ni la relation qui me parle le plus.

Kawase… C’est déjà un peu plus mon truc ! Pourtant, le personnage est un peu cliché… mais n’est-ce donc pas ça qu’on aime ? C’est l’autre ami d’enfance de Tamamori, mais au contraire de Minakami, c’est une peste ! Il est méchant, hautain, dédaigneux, presque toutes ses répliques sont blessantes mais… évidemment !!!… quand on apprend à le connaître… on se rend compte qu’il a… un petit coeur sensible… Route bien écrite, relation intéressante à explorer, personnages secondaires qui jouent un rôle plutôt important,… et j’adore le côté torturé de Kawase, j’ai beaucoup aimé son histoire, ses motivations,… Il y a plein de bonnes choses à retenir !

Et là, c’est la dégringolade… Hanazawa est… aussi… un ami d’enfance mais il est un peu plus éloigné du trio que forme Tamamori, Minakami et Kawase. Il est un plus âgé, moins proches d’eux, c’est plus un modèle qu’un ami proche et, pendant longtemps, ils n’étaient même plus en contact. Comme vous pouvez le voir à son uniforme, c’est aussi… un militaire ! Et il a la personnalité qui va avec… pas méchant mais très stoïque, un petit côté tête brûlée bien dissimulé que j’apprécie, mais beaucoup trop dans le délire « la patrie avant tout ! » même si ça veut dire qu’il faut commettre un ou deux crimes de guerre. C’est une route courte et pas très satisfaisante, notamment parce que Hanazawa va malmener Tamamori et que la fin n’a rien de satisfaisant. Très bizarre, même ! Et on a du mal à compatir avec Hanazawa parce que ses motivations sont nazes. Et ce sentiment a l’air assez général, c’est un peu la route à jeter.

La route la plus fun ! Et, plot twist, Professor n’est PAS un ami d’enfance ! C’est un type un peu loufoque, un génie plein aux as qui a mis au point toutes sortes d’inventions farfelues (et/ou dangereuses) et qui a jeté son dévolu sur Tamamori. Il est maso, n’a aucune dignité, se ridiculise constamment, a des comportements et réactions de gros pervevrs, mais c’est ce qui rend cette route si divertissante. Le personnage est indéniablement bien écrit parce qu’il est incroyablement lourd mais, étonnamment, c’est dur de le détester. Sa route aborde aussi des points intéressants au sujet du voyage dans le temps, et même si c’est pas le scénario qui m’a le plus captivée, contrairement à la route de Hanazawa, celle-ci a le mérite d’exister parce qu’au moins elle apporte quelque chose à l’histoire.

Pour finir, on a une dernière route qui se veut « secrète » : MangaGamer ne fait pas figurer son personnage sur la page du jeu, plusieurs reviews ont préféré taire son nom, donc… je vais faire de même. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que je l’ai adoré. J’ai vu plein de gens être déçu-e-s par la fin, voire même choisir de l’ignorer ! mais, personnellement, elle m’a bluffée, je l’ai trouvé géniale, et même si la relation qui y est montrée est étrange, je pense qu’elle symbolise quelque chose de fort. Elle a rendu le jeu encore meilleur à mes yeux mais… cet avis n’est pas partagé par tout le monde, je peux le concevoir. Elle est très courte et sa scène de sexe est un peu spéciale compte tenu de la personnalité du personnage qu’elle implique (imaginez Monshiro de Psychedelica of the Black Butterfly, mais nu), mais, à mon humble avis, elle n’en est que plus marquante. Pour moi, c’est une grande réussite.


Ma conclusion, c’est que si vous cherchez de la romance ou beaucoup de sexe, ce n’est pas le jeu qu’il vous faut, mais si vous voulez un bon mystère avec une intrigue complexe et des thèmes sérieux, on est sur une valeur plus que sûre.

Vous pouvez acheter le jeu directement sur MangaGamer pour 34,95$ ou sur Steam (où vous n’avez pas besoin de télécharger de patch pour le contenu plus adulte !).

Si vous ne voulez pas des scènes de sexe et/ou que vous préférez jouer sur console… ça tombe bien ! Dramatic Create a prévu un portage « all-ages » sur Switch pour le 16 décembre prochain avec du contenu inédit, une nouvelle jaquette, de nouvelles fonctionnalités et même une after story.

Peu importe la version à laquelle vous décidez de jouer, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’à moi ! Et si vous avez déjà joué, alors… parlons-en dans les commentaires ! Comme d’habitude, je serais ravie d’avoir votre avis sur le jeu ou, à défaut, de savoir quel personnage vous attire, a priori, le plus !

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Meurtre DRAMAtique re:fanservice.

Voilà de ça une semaine, je vous parlais de DRAMAtical Murder, populaire BL game de Nitro+CHiRAL. Pas convaincue, un peu déçue, on ne peut pas dire que j’ai spécialement aimé. Alors, en toute logique, je me suis aussitôt attaquée à sa suite ! DRAMAtical Murder re:connect, sorti un an plus tard; c’est en fait un « fandisk », un contenu additionnel pour explorer davantage les différentes fins proposées dans le jeu original, et faire plaisir aux fans. Ce n’est donc pas une suite à proprement parler, mais plutôt une expansion.

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Le menu se présente sous forme de RPG. Les coffres au trésor mènent à plein de petits bonus sympathoches sur lesquels on aura l’occasion de revenir plus tard. On peut directement choisir la route qu’on va lire en sélectionnant l’espèce de « tourbillon » coloré de notre choix. On a ensuite la possibilité de choisir entre lire la suite de la good end, ou de la bad end, et… on reprend directement où on s’était arrêté dans DMMd.

En soi, le concept est assez sympa, mais qu’on se le dise tout de suite: ce jeu n’est qu’une bonne excuse pour voir plus de culs. Que ça soit dans les good ends ou les bad ends, y’en a partout ! C’est un mal pour un bien, on avait vraiment pas besoin d’approfondir les bad ends si c’était pour y caser un viol à chaque fois. On se rassurera en se disant qu’elles ne sont pas complètement sans intérêt parce que pour la première fois, on a l’occasion d’alterner entre le point de vue du personnage dont on joue la route et celui d’Aoba; ça permet de mieux comprendre certaines fins.

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Les routes sont courtes, le seul choix qu’on a à faire dans chacune des good ends ne servira qu’à influencer le déroulement des ébats d’Aoba et son mec. Deux scènes de sexe possibles, donc.

J’ai repris le même ordre que la dernière fois, et ai donc commencé avec Koujaku.

Pas grand chose à dire sur Koujaku. C’est un type bien. Il rend un service au monde entier en coupant le mullet d’Aoba, il lui fait tendrement l’amour dans la salle de bain, il lui tient la main avant de jouir, que peut-on demander de plus de ce jeune homme.

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Le chien est le meilleur ami de l’homme: DRAMAtical Murder.

Il y a de ça une semaine, j’écrivais sur No, Thank You!!!, un visual novel BL qui, contre toutes attentes, s’adresse à un public masculin, et… autant dire que ce n’était pas glorieux. Aujourd’hui, revenons à quelque chose de plus familier, du bon vieux BL classique, avec un titre que tout le monde connait: DRAMAtical Murder. Je ne veux pas trop m’avancer, mais je crois que c’est le plus gros titre de Nitro+CHiRAL.

Comme CLOCKUP, Nitroplus est un développeur qui fait principalement dans l’eorge et dont vous connaissez sûrement Steins;Gate, Saya no Uta, ou au moins leur mascotte, Super Sonico,… qui a décidé un beau de s’attaquer au marché du BL, ce qui a donné naissance à la filiale Nitro+CHiRAL, s’adressant à un public féminin amateur de romances homosexuelles, et… chacun de leurs titres ont connu une certaine popularité. De Togainu no Chi en 2005 à Sweet Pool en 2008 en passant par Lamento en 2006.

En 2012, il y a le fameux DRAMAtical Murder, grosse fanbase, et des adaptations en manga et en anime qu’on ne recommandera pas forcément mais qui témoignent de sa popularité.

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Tu vas être surpris.

J’imagine que tout le monde a déjà entendu parler de DMMd, mais si vous n’y avez pas joué, savez-vous seulement de quoi ça parle ? Parce que personnellement, en lançant le jeu, je me suis rendue compte que je n’en avais aucune idée.

Je savais juste que le personnage principal s’appelait Aoba. Hé bien, il se trouve qu’il appartient à un univers très complexe, tenez-vous prêts.

L’histoire se déroule dans un futur proche, au Japon, sur l’île de Midorijima. Coin très paisible jusqu’à ce qu’elle soit rachetée par Toue Inc., une puissante entreprise qui a transformé les trois quarts de l’île en une espèce de ville artificielle réservée à l’élite, et qu’on appelle Platinum Jail. Les habitants de Midorijima qui se sont opposés au développement de l’île et qui ont refusé de déménager hors de celle-ci se sont retrouvés dans l’Old Resident District. 

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Voilà quoi ça ressemble.

Et dans ce district, c’est un peu la misère; délaissé par le gouvernement, terrorisé par la police et dirigé par les yakuza, on y voit aussi beaucoup de guerres de gangs, gangs qui se sont créés autour de jeux. Au départ, il y avait ce qu’on appelle Rib, puis la plupart des jeunes sont passés à autre chose quand le jeu de réalité virtuelle Rhyme a fait son apparition: y’a des guerres entre les deux camps, une rumeur sur des joueurs de Rib qui disparaissent, Rhyme qui va trop loin avec des gens qui s’adonnent au Drive-By, une partie de Rhyme non encadrée, sans règles, où les dégâts pris dans le jeu affecte le corps du joueur dans la réalité.

Autres spécificités de l’univers: les habitants ont tous des Allmates, des sortes de robots qui ont une apparence d’animaux de compagnie. Ils servent de compagnon, de GPS, de tablette, et, pour ceux qui y participent, d’ « arme » dans Rhyme. Tout le monde a aussi un Coil, une montre qui, dans le monde de DMMd, remplace les téléphones portables.

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L’Allmate d’Aoba, Ren.

Néanmoins, notre protagoniste ne prend pas part à ces gangs, jeux et autres nids à problèmes, il demande juste à mener une vie paisible. Il travaille dans un petit magasin, une sorte de dépôt-vente, « Heibon », et tout est plutôt tranquille pour lui, à l’exception de quelques clients qui le harcèlent, et l’appellent non pas pour lui acheter quoi que ce soit mais pour entendre sa voix.

Ça ne serait pas intéressant s’il continuait à couler des jours heureux, alors ce calme va très vite être perturbé.

J’espère que vous me suivez encore. Au début, j’ai eu beaucoup de mal à tout assimiler, on nous présente plein d’éléments d’un coup et on ne s’y retrouve pas tout de suite. Et encore ! ce n’est pas grand chose à côté de ce qui va suivre.

Pour vous résumer l’histoire du mieux que je peux sans trop entrer dans les détails, disons que… Mizuki, un ami de longue date d’Aoba, fait part à ce dernier des mystérieuses disparition au sein de sa team de Rib, DRY JUICE. Entre temps, Aoba sera entraîner dans un drive-by, et il aura à peine le temps de se remettre de ses émotions qu’il se fera enlever. Et. Il aura à peine le temps de se remettre de ses émotions-là que sa grand-mère se fera enlever. Les coupables ? La team rivale de DRY JUICE, Morphine. En voulant sauver sa mamie, Aoba se découvre un pouvoir lui permettant de contrôler l’esprit des gens, voire de complètement le détruire. Il en apprend plus sur lui-même, le passé qu’il avait oublié, et les intentions de Toue, qu’il décide d’aller arrêter en s’infiltrant à Platinum Jail.

Pendant tout ce temps, il reçoit aussi des messages et des applications louches envoyés par on ne sait trop qui, des appels à l’aide et des démos de jeux qui font office de « prédictions ».

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Au cours de ses mésaventures, Aoba va se constituer une petite clique, et c’est avec un de ces jeunes hommes qu’il se rendra à Platinum Jail. A ce moment, l’histoire se départage en différentes branches.

J’avoue avoir des difficultés à être concise mais là, pour le coup, croyez-le ou non, ce n’est pas ma faute !! Comme vous pouvez le constater, il se passe beaucoup de choses dans ce jeu, un peu trop même. Comme pour l’exposition, on a du mal à suivre. De nombreuses péripéties s’enchaînent, et pas de manière très fluide, on ne comprend pas toujours les motivations des personnages,… je trouve qu’on a vite fait de s’y perdre, et ça m’a laissé une impression de fouillis. Et ça ne s’arrange pas avec la suite !

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NO, THANK YOU!!!, du BL pour mecs ?

Est-ce que le nom « CLOCKUP » vous dit quelque chose ? C’est un développeur d’eroge, erotic games, jeux pornographiques, vous voyez le genre. L’entreprise est à l’origine de chef-d’œuvres, tels que euphoria, Ero Manga! H mo Manga mo Step-up ♪, ou encore Please R❤pe Me!. En 2013, CLOCKUP veut élargir ses horizons et faire ses premiers pas dans le très profitable marché du ~boys love~, et ainsi est né la société sœur « parade », et avec elle, leur premier « BL game »: NO, THANK YOU!!!. Et qu’est-ce que ça donne quand un développeur spécialisé dans les jeux 18+ pour mecs hétéros touche au « yaoi » ?

Le résultat est à mi-chemin entre l’eroge pour public masculin et le jeu BL pour public féminin, à la frontière du nukige. Avec parade, le but de CLOCKUP est de s’attirer un nouveau public féminin, les fameuses « fujoshi », mais il n’oublie pas pour autant son public initial et le résultat est un visual novel s’adressant quand même fortement aux hommes. C’est un peu dans la même optique que Mangagamer l’a licencié en 2015: proposer quelque chose pour un éventuel public féminin amateur d’histoires homoérotiques, tout en s’assurant que leur public de base, masculin, puisse quand même y trouver son compte.

Voilà pour vous donner une idée de quel genre de jeu c’est. Dans le même genre, vous êtes peut-être plus familiers avec le titre Hadaka Shitsuji (qui, d’ailleurs, sortira aussi chez Mangagamer très prochainement).

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Un BL qui prend en compte le « male gaze » a donc ses particularités par rapport à un BL « classique ».

  • Déjà, à l’instant, je disais que c’était à la frontière du nukige. Parce que contrairement à ce qu’on pourrait croire, les eroge ont beau être à contenu pornographique, il y a quand même une histoire, et les scènes de sexe y sont, croyez-le ou non, secondaires. Dans certains jeux, on peut même les zapper ! Alors que les visual novels dit « nukige », le scénario passe au second plan, tout l’intérêt est d’avoir de quoi se masturber. No, Thank You!!!, qu’on va commencer par abréger NTY, a quand même une histoire, qui n’est pas là juste pour faire joli, mais le sexe est très présent; chaque route a autour de 8 scènes de sexe. Et on ne tourne pas autour du pot. Qui plus est, c’est très graphique, et détaillé, explicite.
  • Le protagoniste est d’ailleurs hypersexuel, son but est de s’envoyer en l’air, et le plus possible. Aussi, c’est un « top », il prend toujours l’initiative, ce qu’on constate très rarement chez les protagonistes de BL « classiques ».
  • Les personnages sont loin des « bisounen » qu’on voit d’habitude, ils sont plus baraqués, poilus, et âgés. Le style se rapproche davantage du manga gay (« bara », terme qui, bien que désuet, vous parle peut-être plus) que du boys love.
  • Que de sexe sans sentiments, pas de romance ici. Pas mal de rapports non consentants aussi, et je sais que le BL n’y est pas étranger mais dans ce jeu c’est très récurrent, et ça va parfois jusqu’au viol, on sent bien l’influence des eroge.

J’aurais l’occasion de revenir sur certains points au cours de cet article, mais avant ça… j’ai dit qu’il y avait une histoire, il serait peut-être temps d’en parler!

On incarne un dénommé Haru. Evidemment, il est amnésique.

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On change pas une équipe qui gagne.

En sauvant un type qui allait se faire écraser, il perd la mémoire. Reconnaissant, celui qu’il a sauvé, Inui Kouichi, paye ses frais d’hospitalisation, et, en attendant qu’il se souvienne de qui il est et d’où il vient, lui offre un logement et un job dans le bar dont il est propriétaire. Mais « sotano » n’est pas un simple bar, c’est aussi une agence de détective privé…

Le jeu est divisé en 5 chapitres, chacun consacré à une enquête différente. Chose que vous devriez savoir avant de jouer: le ton est léger, mais les thèmes abordés sont très sombres. Stalker, trafic de stupéfiants et snuffs movies, maltraitance d’enfants, prostitution, inceste, maltraitance d’enfants, et j’en passe.

Il y a 4 routes, avec chacune deux « bad ends » et une « true end ». Et la spécificité de NTY, c’est que, oui, vous êtes présentés à des choix à différents moments du jeu, mais ce qui influe vraiment le cours de l’histoire, c’est si oui ou non vous appuyez sur le bouton « NO, THANK YOU!!! ».

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Avant de commencer à jouer, je ne comprenais pas trop le concept, donc je vais l’expliquer du mieux que je peux. En gros: de temps à autres, ce bouton, dont le jeu tient son nom, apparaîtra à gauche au haut de votre écran. Vous devrez alors analyser la situation et comprendre ce à quoi vous pouvez, ou non, dire « non, merci!!! », et selon si vous utilisez ou ignorez le bouton, l’histoire changera. (Faites toujours une sauvegarde avant de prendre votre décision, c’est parfois dur de savoir à quoi elle mènera.)

Et si déjà on parle du système, voilà d’autres options intéressantes:

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Choisir où éjaculer.

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Régler la pilosité des personnages.

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Notons que le NTY a au-delà de 3000 CGs ! Mais on y compte les nombreuses variations d’un même CG, et il faut aussi préciser que c’est quasiment que des scènes de cul, y’a très peu de CGs en dehors de ça (quand je vous dit que ça se rapproche du nukige…). Au moins, vous n’y verrez aucune mosaïque: le jeu est censuré au Japon, mais pas dans la version de Mangagamer !

Enfin, tous les personnages sont entièrement doublés, même les plus insignifiants ! On a même la possibilité d’enregistrer nos lignes préférées dans « voice collection ». Alors ça… j’en ai bien profité pour sauvegarder toutes les meilleures répliques du jeu……

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Mais revenons à l’histoire, parce que c’est bien beau tout ça mais on ne sait toujours pas ce que le jeu vaut!

Le scénario est correct. Rien de transcendant dans l’écriture, mais j’ai trouvé qu’on ne s’ennuyait pas, que tout s’enchaînait assez bien,… Deux choses m’ont particulièrement plu. La première, c’est qu’il y a quand même un peu de réalisme à toutes ces situations: ça ne se termine pas toujours bien, et parfois il faut prendre la décision la plus dure dans l’intérêt de ceux qu’on veut aider. L’autre, c’est qu’après être arrivé à la fin de notre premier route, on redécouvre l’histoire.

Déjà, quand on approche de la fin, le ton, jusqu’alors humoristique et léger, change radicalement, et devient beaucoup plus sérieux. On en apprend un peu plus sur Haru et sa véritable identité. Le retournement de situation est assez surprenant à la fin de la première route ! Et l’atmosphère des suivantes est complètement différente maintenant qu’on en sait un peu plus sur Haru et ses intentions. A chaque nouvelles routes, on apprend de nouvelles informations et le mystère autour des personnages se lève. Ca évite que ça soit trop répétitif, et en plus, on a l’option de skip le texte déjà lu dans d’autres routes; comme ça, on avance plus vite et on est sûr de rien rater en y allant trop vite avec le bouton skip.

Donc j’ai apprécié que l’histoire ait plus à offrir que ce qu’elle laisse paraître au premier abord. Bon, je vous cache pas que ça valait pas forcément le coup, l’histoire n’est pas spécialement bien ficelée, ni très bien construite, mais hé, j’apprécie le twist.

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