Slice of Life

Slice of Life – Re

Comme on se retrouve… Après sept ou huit mois sans article et un an sans Slice of Life, je vous retrouve aujourd’hui pour vous donner des nouvelles, vous raconter ce que j’ai fait pendant cette période de silence radio et pour, je l’espère, relancer un peu Otome Street. Ca n’intéresse pas forcément tout le monde donc je vous propose de commencer par passer en revue toutes les découvertes que j’ai faites depuis ce début d’année et on se quittera en parlant de choses un peu plus barbantes, en l’occurrence ma vie et ce que je compte faire du blog.

FILMS

J’ai commencé l’année avec Le Tombeau des lucioles… ça met tout de suite dans l’ambiance pour 2020. C’était mon deuxième Takahata après Kaguya et une autre bonne surprise de plus. Je m’attendais à quelque chose de très tragique et, de toute façon, dès les premières minutes, on sait à quoi s’attendre pour ce qui est de la fin, et pourtant… je n’étais pas aussi préparée que je le pensais, c’est tout simplement déchirant !!!

J’ai ensuite trouvé le temps d’aller au cinéma pour voir Scandale ; je n’étais pas très renseignée sur le scandale en question et j’y suis surtout allée pour les actrices mais… pas déçue. En gros, ça parle des accusions de harcèlement sexuel contre le patron de la Fox News, une affaire qui remonte à 2016 mais qui est toujours autant d’actualité à l’ère du mouvement #MeToo. Attention cependant à ne pas ériger ces journalistes en icônes féministes : elles restent des employées de la Fox News et prônent les valeurs qui vont avec mais le film a tendance à ne pas trop mettre l’accent dessus. Sinon, il est montre très bien l’injustice et la perversion de ce genre de milieux et c’est très frustrant à regarder mais aussi très important.

Gros coup de cœur pour Dernier train pour Busan, que je voulais voir depuis longtemps sans jamais en avoir eu l’occasion jusqu’à ce que Netflix l’ajoute à son catalogue… La réaction primaire que la plupart des gens auront en lisant le synopsis, c’est d’être dubitatif-ves par rapport au fait que ça soit un film de zombie… pas la tasse de thé de tout le monde… Et j’étais pareil ! Mais les critiques étaient plus qu’élogieuses et Gong Yoo est dans le rôle principal (je m’accroche à tout ce qui me rappelle Goblin…). Après visionnage, je confirme : son succès est mérité. Ce qui est intéressant, c’est que c’est un mélange entre le film de zombies et le huis clos puisque toute l’action se passe à bord d’un train (un train qui va à Busan) (et c’est le dernier), ce qui rajoute encore plus de tension; c’est très bien pensé. On a tout : l’angoisse, l’action, et une bonne grosse dose d’émotion qui fait toute la beauté du film. 

Le jour de sa sortie sur Netflix, telle une vraie fan, j’ai regardé… Miss Americana, le documentaire sur Taylor Swift. J’aurai l’occasion d’en reparler plus tard dans cet article mais je me suis réconciliée avec Taylor Swift au cours de l’année précédente et quand on la suit depuis longtemps, c’est assez intéressant de voir comment elle a vécu ces dernières années (assez mouvementées pour sa carrière), de revoir des images de ses débuts, d’apprendre ce qu’elle traversait à cette époque, et de voir comment elle en est venue à exprimer plus publiquement ses convictions et opinions politiques.

Par la suite, j’ai revu Dernier train pour Busan avec une amie. Comme on avait aussi vu Parasite ensemble, et qu’on avait été toutes retournées par chacun de ces deux films, on s’est dit… pourquoi ne pas se pencher un peu plus sur le cinéma coréen. On a donc regardé un classique de Park Chan-wook, Oldboy. Je considère Mademoiselle comme un de mes films préférés et, comme c’est du même réalisateur, j’y suis allée les yeux fermés, mais finalement… pas convaincue. Y’a de très beaux plans, je lui laisse ça, mais j’ai eu du mal à accrocher et je n’ai été ni surprise ni satisfaite par le dénouement. Pas sûre que ça soit une opinion très populaire mais chacun ses goûts… !

On en arrive à mon ultime coup de cœur : Midsommar. C’est un très bon film d’horreur, qui a relevé le défi d’être angoissant et oppressant sans se reposer sur les jumpscares ou l’obscurité. Il s’inspire du folklore nordique et traite de deuil, de trahison, de mecs nazes et autres joyeusetés. Visuellement, c’est très propre, très bien réalisé, et niveau horreur, il y a quelques passages gores qui peuvent être choquants mais ça repose principalement sur l’ambiance de malaise, l’atmosphère dérangeante et les cris (ça crie beaucoup mais c’est très cathartique). On sait que quelque chose ne va pas, on se doute de quoi, mais on reste surpris-e-s quand les révélations tombent. Et enfin, au-delà de tout ça, c’est un film qui m’a beaucoup parlé, d’autant plus que ce que la situation de Dani faisait pas mal écho à ce que je traversais au même moment et ses réactions à elle m’ont aidé à mieux comprendre les miennes, donc j’attache beaucoup d’importance à ce film (encore une fois : cathartique). 

Après, on a une petite erreur de parcours… j’ai regardé To All The Boys: P.S. I Still Love You et si j’avais plutôt bien aimé le premier qui était… tout à fait correct dans son genre… là c’est plus possible, c’était super mauvais. Rien de cohérent, le mec n’a même plus la même personnalité, le nouveau love interest ne sert à rien et n’a même jamais eu aucune chance (alors quel intérêt ?), on s’ennuie salement et c’est… bête, l’histoire est tout simplement bête. Même en hatewatchant avec une amie, c’était pas fun.

Heureusement, après cette déception… un autre Takahata et un autre coup de cœur : Souvenirs goutte à goutte. J’ai cru comprendre que tout le monde n’en était pas fan et je doute que beaucoup le citent comme leur Ghibli préféré mais il est si simple et en même temps tellement charmant, je ne comprends pas comment on peut ne pas aimer !!! C’est juste l’histoire d’une jeune femme qui approche de la trentaine et qui n’en a que faire de se marier : ce qu’elle veut, depuis toujours, c’est aller à la campagne, travailler dans les champs etc…. Donc elle le fait ! Et tout au long de ce séjour, elle se revoit, petite. Elle se remémore avec nostalgie plein d’épisodes de son enfance, des scènes très simples mais poétiques, parfois mignonnes et parfois un peu dures, dans lesquelles on est susceptibles de se retrouver. Trop, trop beau !?

J’ai d’ailleurs profité de l’arrivée de tous les Ghibli sur Netflix pour me faire un petit marathon des films que je n’avais jamais vu ou dont je ne me souvenais plus. J’ai donc enchaîné avec Je peux entendre l’océan (dans le même genre, bien aimé aussi), Mes voisins les Yamada (moins accroché même si c’est très beau), le Royaume des Chats (vraiment pas aussi passionnant que dans mes souvenirs et pourtant je l’adorais quand j’étais petite…), Si tu tends l’oreille (un des meilleurs), Porco Rosso (super film mais pas parmi mes favoris) et Pompoko (bonne surprise mais pas nécessairement ce que je préfère non plus). Encore quelques uns à regarder et je pourrai dire que je les ai tous vus !

Après tout ça, j’ai vu La Reine des Neiges 2… Et j’étais ouverte d’esprit en le commençant parce que je n’ai vraiment (mais alors vraiment pas du tout!!!) accroché au premier mais j’avoue que, en se fiant aux bandes-annonces, la suite avait l’air pas mal ; de toute façon, il faut goûter avant de dire je n’aime pas. Verdict… Quelques scènes étaient à la hauteur de mes attentes, à savoir… toutes les scènes d’action où Elsa est solo. Elles sont superbes, très impressionnantes. Le reste, désolée, c’est pas de la mauvaise foi, mais c’est vraiment pas bon ! Les personnages sont insupportables, lourdingues, pas drôles, y’a plein de scènes super chiantes, les nouveaux personnages ne sont pas du tout exploités, on les voit à peine!, et même visuellement, y’a des décors pas du tout intéressants alors qu’on voit bien que le film a le budget et sait faire de belles choses… Je comprends qu’on puisse aimer mais je ne comprendrais jamais qu’on puisse tout aimer au point d’en faire son film préféré.

Enfin, j’ai eu l’occasion de voir Battle Royale, le OG des survival games, et j’ai passé un super moment devant mais tout le monde l’a déjà vu et j’ai l’impression de ne rien avoir d’intelligent à dire dessus… Contente d’avoir pu le barrer de ma liste. 

SERIES

Pour ce qui est des séries, j’ai commencé l’année en regardant la deuxième partie de la sixième et dernière saison de Bojack Horseman. C’est plus tout à fait ce que c’était ; j’avais déjà moins aimé la saison précédente et celle-ci est dans sa lignée… C’est pourquoi, même si cette série va me manquer et que je trouve que dans l’ensemble elle est excellente!!!, je suis contente que ça se termine. La fin n’était pas des plus satisfaisantes mais la toute dernière scène était tellement forte et belle que je suis contente que ça se soit terminé, et surtout, que ça soit terminé sur ça. 

Ensuite, après des mois et des mois sans regarder d’anime (ce qui explique, en partie, le désert qu’est devenu ce blog), j’ai eu envie de me mettre à fond dans une série, et j’ai choisi Carole & Tuesday qui, a priori, avait tout pour me plaire. Finalement… si je ne peux pas dire que j’ai été déçue, je ne peux pas non plus dire que j’ai adoré… Y’avait quelques longueurs, il se passait pas toujours des trucs grandioses et des fois je décrochais un peu et peinais à avancer. Mais c’est pas mal du tout, c’est joli, les personnages sont chouettes, la musique est excellente, et le message est beau bien qu’un peu niais (ils ont essayé de faire un truc politique un peu trop superficiel pour que ça soit efficace mais les intentions étaient bonnes…). 

A peu près au même moment, j’ai aussi regardé Followers, quasiment d’une traite tellement c’était bien… C’est par la réalisatrice et photographe Mika Ninagawa ; elle est derrière Helter Skelter, que vous connaissez peut-être, et l’adaptation du manga Sakuran, dont j’ai parlé il y a quelques temps. Elle a un univers très coloré et over the top dont je suis fan et que j’ai adoré retrouvé dans Followers ! D’un coté, on a Natsume, une jeune fille qui voudrait devenir actrice mais qui peine à décrocher des rôles et arrondit ses fins de mois en étant livreuse pour UberEats, et de l’autre, on a Rimi, une photographe dont la réputation n’est plus à faire mais qui, en plus de sa carrière, aimerait aussi avoir un enfant, enfant qu’elle élèverait seule, à défaut d’avoir un compagnon. Deux femmes que rien n’amenait à se rencontrer mais dont les destins vont malgré tout se croiser.

En plus de l’esthétique (qui, j’ai l’impression, ne fait pas l’unanimité…), les personnages sont la grande force de la série et permettent d’explorer plein de thèmes aussi intéressants qu’importants mais aussi souvent considérés comme tabous. Au-delà du caractère éphémère, superficiel et, par extension, dangereux de la popularité sur les réseaux sociaux (le thème de la série), on parle aussi d’homosexualité, de cancer du sein, de fausses couches, et aussi et surtout de femmes ambitieuses, qui tiennent à leur carrière, ne veulent pas se marier, et n’ont que faire des jugements sur leur mode de vie. Je ne peux pas lui rendre justice avec seulement un petit paragraphe mais en ce qui me concerne, c’est un gros coup de cœur avec d’inspirants et émouvants portraits de femmes, et sûrement aussi quelques défauts mais qui sont largement éclipsés par toutes ses qualités.

Followers | Site officiel de Netflix
La dream team ! j’adore ces moments.

Retour aux anime ; j’ai regardé la dernière série de Yuasa que j’aurais aimé suivre pendant sa diffusion mais les temps étaient durs… C’est donc avec un peu de retard que je me suis lancée dans Keep Your Hands Off Eizouken! et, comme prévu, j’ai adoré ! Super intéressant visuellement : les épisodes ont presque toujours un passage « storyboard » où les idées des personnages prennent vie, l’univers est original et bourré de détails et le chara-design est franchement rafraîchissant. L’histoire s’articule autour de trois lycéennes qui se réunissent pour créer un anime : Asakusa est la réalisatrice, Mizusaki l’animatrice, et Nakamori endosse le rôle de productrice. Elles sont rigolotes, un peu bizarres, débordantes d’imagination et d’énergie… c’est un cast très agréable à suivre, et je trouve ça inspire et ça motive de voir des talents se compléter pour mener à bien des projets toujours un peu plus ambitieux. 

C’est très feel good mais en même temps ça en dit long sur les conditions dans lesquels les anime qu’on regarde sont faits… en l’occurrence, même dans les grands studios, il y a beaucoup de similitudes avec ce club de lycée où l’on manque de temps, de moyens, de main d’oeuvre et de fonds… Bien qu’ici, on soit seulement à l’échelle d’un club amateur, ça nous apprend beaucoup de choses sur les difficultés et les compromis et contraintes auxquels font face les animateur-ices professionnel-les : devoir renoncer à sa vision de départ et sacrifier des détails pour gagner du temps et rentrer dans les délais, faire des nuits blanches pour boucler un projet à temps ou encore avoir la main sacrément amochée à force de trop travailler… Une réalité bien sombre qui pousse parfois au burn out et que l’anime met en lumière tout en s’efforçant de rester positif et léger. Polygon a un très bon article sur le sujet !

En ce moment, je suis la diffusion de Why Women Kill, nouvelle série du réalisateur de Desperate Housewives où l’on suit simultanément les histoires de trois femmes ayant vécu à des époques différentes mais qui ont pour point commun d’avoir habité la même maison et… et aussi d’avoir eu un mariage qui s’est, a priori, terminé en un bain de sang. Il reste encore quelques épisodes avant la fin de cette première saison mais je ne pense pas m’avancer en disant que c’est parfait ; le concept est excellent, les costumes sont géniaux, les intrigues sont très prenantes, les transitions super satisfaisantes et les personnages hauts en couleurs. On n’a jamais le temps de s’ennuyer, on rigole, on s’énerve, on est toujours surpris-es et les épisodes passent à une vitesse monstre. Le seul point noir jusqu’à présent, c’était le troisième couple, le moins intéressant et le plus frustrant, mais petit à petit, je commence à me ranger du côté de Taylor et même à m’attacher à elle, même si ce n’était pas le coup de foudre comme pour la courageuse Beth ou l’excentrique Simone. C’est mon rendez-vous du jeudi que j’attends avec impatience et il va cruellement me manquer quand il touchera à sa fin.

J’ai aussi rattrapé mon retard sur Riverdale, série sur laquelle j’ai rarement quelque chose à dire et que je regarde exclusivement pour Choni. Cependant ! Je trouve que l’épisode musical de cette saison est un des meilleurs de la série, et je sais qu’il est très loin d’avoir mis tout le monde d’accord, et pourtant !? C’est de loin l’un des mieux réalisés, avec des plans fort sympathiques et des choix ambitieux…

C’est le premier épisode réalisé par Casey Cott (l’acteur qui interprète Kevin) et il a fait un travail fantastique (on voit qu’il était sur Broadway et je trouve ça trop absurde que la série ne l’ait jamais fait chanter avant !?). Je ne connais pas du tout Hedwig mais je veux bien croire que la série n’a pas su lui rendre justice ; néanmoins, je trouve quand même que Casey s’en est bien sorti… il a fait avec les moyens du bord et ils étaient moindres. Certaines reprises sont de mauvais goût quand on connait leur contexte d’origine et qu’on les voit chanter par des couples hétéros qui se disputent, mais l’épisode a tant bien que mal essayé de faire passer un beau message et le rendu est quand même bien chouette.

Pour la première fois depuis que j’ai commencé la série, je suis impressionnée par la réal’ et je suis investie dans un autre couple que Choni… (et on est à la saison 4 quand même !!!).

Le meilleur numéro musical !!!
Les gifs sont de @elizabethjughead sur Tumblr !

J’ai consacré une journée entière au visionnage de Beastars… ce n’était pas le plan au départ mais c’était tellement bien que je n’ai pas pu m’arrêter !!! Un gros coup de cœur pour la deuxième production du studio Orange qui avait déjà superbement adapté l’Ere des Cristaux et qui nous a tous-tes réconcilié-es avec la 3D. 

Dans un monde où carnivores et herbivores coexistent, où manger de la viande est défendu, mais où les espèces en haut de la chaîne alimentaire peinent parfois à réprimer leurs instincts, une série de meurtres brutaux accentuent les tensions entre proies et prédateurs. Dans ce contexte, Legoshi, le grand gentil loup, se prend d’affection pour une lapine naine, Haru, après avoir manqué de la dévorer. 

Je suis frustrée parce que je sais déjà que jamais je n’arriverais à vous transmettre à quel point j’ai pris mon pied devant cette série ni à quel point elle est bonne. Vous allez juste devoir me croire. Horny ? Certes. Furry ? Oui, et alors ? Le suspens est à son comble à chaque épisode, les personnages sont complexes et les thèmes sont lourds mais traités de façon vraiment intelligentes (utiliser des animaux anthropomorphiques pour faire des parallèles avec notre société est un concept qui n’a rien de nouveau mais il est rarement aussi bien exécuté). Essentialisme, sexisme et autres discriminations, rapports de force dans la société et bien plus encore : Beastars couvre énormément de sujets et le fait toujours avec justesse. Je pourrais citer des choses que je n’ai pas aimé, des choix scénaristiques qui m’échappent, mais au final, l’impression que la série me laisse est excellente, chaque épisode était passionnant, et ça faisait longtemps que je n’avais pas autant accroché à un anime donc… je suis prête à fermer les yeux sur ces petits détails.

Je vous laisse avec l’opening, un coup de cœur à part entière (la petite danse !! ♥) et on se retrouve pour la saison 2 !!!

Et pour finir, j’ai regardé la première saison d’American Crime Story, The People v. O.J Simpson, qui ne m’avait jamais attirée jusque là, mais j’avais tellement aimé la deuxième saison que je m’étais promis de lui donner une chance un jour ou l’autre et quoi de mieux qu’un confinement national pour se décider à enfin lancer le premier épisode ?

Je ne sais pas pourquoi je pensais que je n’allais pas accroché… j’étais à fond dedans dès les premières minutes. Après, j’avoue que je ne connaissais rien de l’affaire (le procès a, certes, été très médiatisé mais c’était à une époque où je n’étais pas née alors on ne m’en tiendra pas rigueur…) et je ne suis pas allée me renseigner en dehors de la série donc peut-être que, comme pour la deuxième saison, quelques détails ont été exagérés et que quelques scènes ont été romancées (forcément), mais en tout cas, c’est très bien foutu et très intéressant ; c’est un procès extrêmement politique, influencé par le contexte de tensions raciales de l’époque, très frustrant aussi, mais surtout, historique.

LIVRES

Voilà quelques mois que j’essaie de retrouver un rythme de lecture à peu près régulier et c’était particulièrement dur quand je finissais mes journées tard mais je trouvais tant bien que mal le temps d’avancer un peu dans mes bouquins avant de dormir. Je vais rapidement vous parler de ce que j’ai lu en ce début d’année même si j’ai encore quelques lectures de fin 2019 sur lesquelles j’aimerais bien revenir ; dans le lot, il y a beaucoup de non-fiction, autobiographies, histoires inspirées de faits réels, bref, ce genre de choses… et, dans un futur (plus ou moins) proche, je pense y consacrer un article entier, pour un peu partager tout ce que j’ai lu dans le genre… faites-moi signe dans les commentaires si c’est susceptible de vous intéresser. Mais d’abord…

…mes deux coups de cœur ! Le premier n’est autre que My Solo Exchange Diary 2 de Nagata Kabi. C’est la suite du très acclamé My Lesbian Experience with Loneliness dont j’ai parlé ici et de My Solo Exchange Diary qui est abordé dans cet article. Si vous les avez lu ces articles, vous savez déjà que le travail de cette autrice me tient vraiment à cœur ; c’est ni plus ni moins que sa vie, son parcours, mais la façon dont elle raconte ses problèmes avec sa dépression et sa sexualité est très poignante. C’est dur à lire mais ce qui fait la force de cette histoire, c’est que beaucoup d’entre nous peuvent s’y identifier et c’est rare de trouver des œuvres qui parlent de ces choses-là sans filtre, dans leur réalité  la plus crue et pas toujours très glorieuse. Ce tome est peut-être le plus sombre de tous, elle y raconte des moments terribles, mais c’est une lecture importante qui se termine sur une petite touche d’espoir.

L’autre livre que j’ai adoré, c’est Meurtres à la cour du du prince Genji de Nagao Seio ! Je fais une LLCE japonais donc ça fait trois ans que j’entends parler du Dit du Genji à toutes les sauces, mais c’est un livre assez imposant, écrit dans un style qui a pas forcément bien vieilli… J’ai jamais tenté même si je compte toujours le faire un jour. En attendant!!!… ici on a un roman qui imagine le Dit du Genji en thriller et qui donne une explication logique et un responsable humain à toutes les morts de l’oeuvre originale qu’on attribuait à des phénomènes surnaturels. Non seulement, j’aime trop l’idée, mais en plus, c’est très bien écrit, l’intrigue est excellente et, sur la fin, les plots twists s’enchaînent et donnent une toute autre dimension au Dit du Genji… j’ai été bluffée et je n’arrivais plus à poser le livre. Je pense que c’est une première approche intéressante et beaucoup plus accessible à ce monument de la littérature japonaise.

Sinon, j’ai aussi lu La fille de la supérette de Sayaka Murata, courte mais sympathique lecture sur le fait d’assumer ses différences dans une société particulièrement normée et inspirée du vécu de l’autrice, elle aussi caissière de konbini de longue date. J’ai aussi pu lire Les crocodiles sont toujours là, une bd de Juliette Boutant et Thomas Mathieu. Lecture très dure mais très importante qui, contrairement à ce que j’avais lu du Projet Crocodile jusque-là, touche à plein de sujets et de domaines divers et variés : le harcèlement de rue mais aussi les violences gynécologiques ou encore les abus sexuels au sein du couple.

Je tenais à lire le recueil de nouvelles Train de nuit dans la Voie lactée par Kenji Miyazawa parce que j’avais adoré l’adaptation en film d’animation mais j’avoue que c’est pas forcément ce que j’aime lire d’habitude (un peu fantastique) et c’était une lecture assez pénible… Par contre, j’ai adoré la dernière nouvelle, la plus longue, qui donne son nom au livre et qui a inspiré le film, sans doute parce que j’avais justement vu le film donc je me représentais mieux l’univers et je comprenais mieux la symbolique. C’est très poétique, avec une atmosphère onirique très charmante, donc pour le coup, j’ai bien aimé. 

On m’a aussi gentiment prêté la bd Manabé Shima de Florent Chavouet, un auteur que je ne connaissais pas mais qui a déjà fait pas mal d’ouvrages sur le Japon et celui-ci relate son séjour de deux mois sur l’île de Manebeshima, île de pêcheurs située entre Hiroshima et Osaka, dans la mer intérieur de Seto.

Amazon.fr - Manabeshima (+ carte) - Chavouet, Florent - Livres

Un magnifique carnet de voyage sur un Japon pittoresque auquel on n’est pas forcément habitué-es, très coloré et détaillé avec des situations cocasses mettant en scène des personnages atypiques.

Manabeshima - broché - Florent Chavouet - Achat Livre | fnac
J’adore ses pièces et ses cartes, tellement de détails contenus en une seule page qu’on peut passer plusieurs minutes à la contempler et l’analyser…

A la fin, on a vraiment l’impression de connaître l’île jusque dans ses moindres recoins. Un petit voyage depuis chez soi qui ne fait pas de mal par les temps qui courent…

J’ai aussi pu lire Au nom du Japon, une autobiographie de Hirô Onoda, le plus connu des « stragglers », ces soldats qui ont refusé de croire à la capitulation du Japon en 45 et qui ont continué la guerre. Certains se sont rendus quelques mois après, plusieurs années plus tard, mais dans le cas d’Onoda, le combat s’est encore poursuivi pendant 29 ans jusqu’à ce qu’on arrive enfin à le faire sortir de sa cachette au plus profond de la jungle de Lubang en 1974. C’est une histoire complètement incroyable quand on l’entend comme ça, et elle ne fait que devenir de plus en plus hallucinante à mesure qu’on lit la gymnastique mentale que faisaient Onada et ses camarades pour se convaincre que le Japon n’avait pas été vaincu   also won it and it’s a crazy story that says a lot on militarism it’s a story that has to be told and has to be read it’s just to crazy to ignore

Enfin, j’ai lu Les Billes du Pachinko d’Elisa Shua Dusapin, aussi un roman très court mais qui, en très peu de pages, réussit à installer une bonne grosse ambiance de malaise et de déprime. Ca, c’est très bien fait, mais au-delà de ça, le livre traite aussi de thèmes tels que le déracinement ou encore la barrière de la langue à travers une héroïne suisse d’origine coréenne dont les grands-parents ont fuit leur pays d’origine du temps de la guerre pour s’installer au Japon. Depuis, ils tiennent un pachinko, à l’instar de nombreux-ses autres éxilé-es coréen-nes, d’où le titre. Alors qu’elle leur rend visite le temps d’un été (séjour censé se terminer par un voyage en Corée, le premier depuis leur exil), elle donne des cours de français à une écolière avec qui former un lien va demander quelques efforts. Claire alterne donc entre français, coréen et japonais pour essayer tant bien que mal de construire quelque chose avec les gens qui l’entourent. Rapide, ambiance oppressante, mais une fin assez satisfaisante.

JEUX

Je me suis un peu fait plaisir fin 2019-début 2020 en achetant et la PS4, et la Switch… La PS4 était un super bon investissement au fond ; je l’ai eu pour la moitié de son prix grâce à une offre de Noël sur le site de MaxiToys et c’était le package qui incluait un des jeux que je voulais le plus, à savoir Crash Team Racing: Nitro Fueled. J’adorais les jeux de kart Crash quand j’étais jeune, j’ai passé des heures et des heures sur CTR, et ça me fait trop plaisir de pouvoir jouer à un remake aussi propre… y’a eu un gros travail sur l’amélioration des circuits pour les rendre plus détaillés et plus vivants, et ceux qui ont été ajoutés sont incroyables.

Aussi : petite, les deux grosses licences auxquelles je jouais, c’était Spyro et Crash, et mon rêve c’était d’avoir un jeu de kart Spyro et là mon rêve s’est plus ou moins réalisé puisqu’il y a un circuit Spyro, des personnages de Spyro, et plein de skins trop cools pour Spyro. Je ne tiens plus en place !!! Et j’espère que ça ne s’arrêtera pas là et qu’il y aura d’autres events parce que j’aimerais beaucoup pouvoir jouer Bianca…

Crash Team Racing Nitro-Fueled : Spyro arrive ! Voici le contenu ...
kart : beau gosse
Spyro Circuit - CTR Nitro-Fueled Race Tracks (Levels) - Crash Team ...
circuit : beau gosse
Spyro Skins - Crash Team Racing Nitro-Fueled Wiki Guide - IGN
skins : beau gosse

Et si je dis que c’est un investissement, c’est aussi parce que même pendant les périodes où je peux pas trop jouer, je peux m’en servir pour regarder Netflix, Youtube, Disney+… c’est très pratique !

Sinon, après des années à en regarder des let’s play sur Youtube, j’ai enfin pu jouer à Until Dawn !!! Ca m’a fait plaisir d’enfin prendre le contrôle, de faire mes propres choix et de voir qui je pouvais sauver ou non, mais j’avoue que c’était plus très fun à partir du moment où je connaissais absolument chaque détails de l’histoire et que je savais exactement quand il y avait avoir chaque jumpscare… Le jeu perd de son intérêt quand on a vu d’autres personnes y jouer au moins six ou sept fois. Mais je reste très contente d’avoir enfin pu avoir ma propre expérience !

J’ai encore plein de gens auxquels j’aimerais jouer (ou rejouer ! parce qu’avant ça, j’ai une très généreuse amie qui m’avait prêtée sa console et j’avais pu jouer à Spyro Reignited et Persona 5) mais j’avais encore un autre objectif… Animal Crossing New Horizons.

J’ai anticipé et donc, pour pas dépenser une blinde d’un coup, j’ai acheté la Switch Lite au début de l’année. Elle est toute jaune et toute mimi. Comme plusieurs mois nous séparait encore de la sortie d’Animal Crossing, une amie m’a prêté Super Mario Odyssey qui est, ma foi, un jeu fort sympathique. Il me faisait déjà de l’œil à l’époque, il avait l’air si beau… ! Et c’est le cas ! Les mondes sont tous si différents les uns des autres, l’autre toujours plus créatif (ou presque) que le précédent, et il y a tant à explorer et découvrir ! Moi qui ne suis pas exactement une grosse gameuse, c’est exactement le genre de jeu que j’aime : il est facile, c’est pas dur d’en venir à bout, y’a aucun moment où j’ai vraiment été bloquée au point de vouloir balancer ma console, mais si on veut le compléter à 100%, tout voir et tout débloquer, il faut quand même se donner du mal et il y a du challenge ! Comme ça, tout le monde y trouve son compte. La bise à Pauline.

Et en ce moment, je joue bien sûr à Animal Crossing New Horizons ! Très fun mais aussi très frustrant… J’en suis au stade où j’essaie de faire la paix avec le fait que j’aurais jamais une île à couper le souffle comme on en voit sur Twitter… et j’essaie de ne plus m’énerver quand ma pelle casse… Y’a du bon, y’a du mauvais, j’ai des choses à dire, mais je pense que j’y consacrerai un article entier comme je l’avais fait pour New Leaf ! 

Deux nouvelles consoles mais ce n’est pas pour autant que je laisse ma PS Vita prendre la poussière !!! J’ai terminé trois jeux : Psychedelica of the Black Butterfly, Steins;Gate et Code: Realize ~Wintertide Miracles~. Mes articles dessus sont déjà prêts donc j’espère que vous serez au rendez-vous ! Le prochain sur la liste : Psychedelica of the Ashen Hawk (que j’aime beaucoup pour le moment donc j’ai hâte de vous en parler !).

MUSIQUE

Ces derniers mois, je me suis découvert une passion pour King Princess, que je connais pourtant depuis pas mal de temps maintenant mais Cheap Queen a changé la donne et maintenant je suis à fond. Très sensuel, un peu rétro, gay… cet album a tout pour plaire.

Celles que j’écoute tout le temps sont Hit the Back,  Back of a Cab qui est sur la version deluxe, Prophet, Isabel’s Moment et Cheap Queen. Ne nous limitons pas à l’album… et j’écoute aussi beaucoup les moins récentes Holy, Pussy is God, et je ne me lasse pas de sa reprise de Femme Fatale. 

Hayley Kiyoko a complété son EP, I’m Too Sensitive For This Shit (un titre qui nous parle à tous et toutes je pense!!!), avec le single She et le clip qui l’accompagne et… j’adore, bien sûr !!! L’EP était déjà très bon, j’en ai écouté tous les titres en boucle (sauf peut-être Demons que j’aime un tantinet moins que les autres) et She vient magnifiquement conclure le projet. C’est un très beau message d’amour de soi et de motivation, mais aussi un hommage à la jeune Hayley qui avait de grandes ambitions depuis sa chambre d’ado. J’adore l’idée d’avoir recréer sa chambre et son look d’adolescente, c’est adorable, c’est un throwback qui me met la larme à l’œil, et c’est trop cool qu’elle ait pu avoir un caméo de Lance Bass !! La consécration ! Vraiment tout à propos de cette vidéo et de la chanson me réchauffe le cœur, elle a fait beaucoup de chemin et elle a bien raison d’en être fière ! Be that girl you can’t forget ♪

Taylor Swift on Twitter:

Alors alors… comme mentionné précédemment dans cet article, Taylor Swift et moi, c’est de nouveau le grand amour… J’écoute ses chansons depuis toujours mais j’ai complètement décroché à l’époque de Reputation où plus rien de ce qu’elle faisait ne me plaisait à part une ou deux chansons mais, le tout dans le tout, rien dans cette « era » ne me parlait. J’ai connaissance de tout le contexte qui entoure l’album, mais le concept me paraissait quand même très forcé et parfois même puéril. Cela dit, quand elle est revenue avec un nouvel album, j’étais curieuse, je suis tout de suite allée voir de quoi il s’agissait ! Le problème, c’est qu’il s’agissait de ME!… j’étais mitigée, et je n’étais pas la seule… Ca m’a un peu refroidie et j’ai mis du temps avant de m’ouvrir à Lover, mais une fois que c’était fait, je n’ai plus jamais arrêté d’écouter cet album ; ça fait au moins six mois qu’il est sorti maintenant et j’en écoute toujours certaines chansons quotidiennement. Les singles ont été tragiquement mal choisis mais il ne faut pas s’arrêter dessus parce que y’a des pépites sur l’album ! Ma sélection : The Archer (que j’ai été assez bête pour ne pas tout de suite adoré…), Cruel Summer, Loverrrrrrrrrrrrrrr, Daylight et Death By a Thousand Cuts.

Aussi, avec Lover, Taylor se montre un peu engagée et même si elle fait vraiment preuve du minimum strict en matière d’activisme, j’apprécie quand même l’esthétique derrière des vidéos comme You Need to Calm Down et  The Man.

Kesha a sorti High Road, son deuxième album depuis son retour triomphant. Je l’attendais avec impatience mais… on va pas se mentir… pour moi, ce n’est pas Rainbow… un album dont je ne me suis jamais lassée, qui ne manque jamais de me faire verser une petite larme peu importe combien de fois je l’écoute !!! High Road, par contre, petite déception. Je n’écoute jamais l’album dans son intégralité, j’en adore plusieurs chansons, mais je le trouve assez répétitif (souvent ce même schéma de « je montre que j’ai de la voix et que je peux refaire des chansons pour Praying mais là, j’ai plus envie d’être une victime, j’ai envie de m’amuser, donc changement d’ambiance pour le refrain, party’s on » ; c’est surprenant la première fois mais après on le voit venir systématiquement…)

Ceci étant dit, j’adore Raising Hell et Resentment.

Cette chanson commence à dater mais je n’avais pas eu l’occasion d’en parler avant alors je suis bien obligée de le faire maintenant : j’étais dingue (et suis toujours, au fond) de Lights Up d’Harry Styles. Je parle au passé parce que j’en suis vaguement remise mais c’est toujours une chanson que j’adore et un clip que je trouve magnifique. J’étais très enthousiaste pour Fine Line mais finalement, il m’a fait un peu le même effet que le premier : je reconnais qu’il est bon dans l’ensemble mais je l’écoute pas vraiment de bout en bout, les singles sont tops mais j’avoue que je m’ennuie un peu quand je l’écoute en entier. Fine Line en l’occurrence, c’est, je trouve, un très bon album, avec des chansons dont je ne peux plus me passer, et que ça soit notre tasse de thé ou non je pense qu’on ne peut pas nier le talent du mec, mais au fond… quand on l’écoute dans son intégralité… ça reste un album sur une séparation difficile dont les différentes étapes peuvent être rapprochées de celles du deuil, et c’est pas forcément un thème dans lequel je me retrouve. Ceci étant dit… mes recommandations sont To Be So Loney, Canyon Moon, Falling, Golden, Watermelon Sugar et, ne serait-ce que pour le marketing autour, Adore You. Oh, et, Lights Up. 

Sinon, en dehors de Fine Line, j’ai passé au moins un bon mois à écouter sa cover de Juice, et un autre mois encore à être obsédée par la version live avec Lizzo en personne.

Et après, en vrac, j’écoute beaucoup Stupid Love de Lady Gaga (je ne tiens plus en place quand je pense à Chromatica, j’ai trop hâte et j’adore déjà tout du concept et de l’esthétique) (quant à Stupid Love, je l’écoutais tous les matins du temps, si lointain maintenant!!!, où j’allais en cours : c’est un son super feel-good et un throwback à ses débuts, j’adore et je ne comprends pas comment on peut ne PAS adorer),

About You et Undrunk de Fletcher, Break My Heart, Physical et Good in Bed de Dua Lipa (unpopular opinion pour la dernière j’ai l’impression mais j’aime beaucoup ce genre de refrain, c’est fun à chanter) et, en règle général, Future Nostalgia qui est un album hyper bon de bout en bout, avec un concept très bien maîtrisé, et de super clips (et au niveau de la présence sur scène, elle a fait énormément de progrès donc les singles sont tout aussi chouettes en live, ce qui n’était pas forcément le cas avant), everything i wanted de Billie Eilish, Ring et Cut You Off de Selena Gomez (mes petites faiblesses sur un album qui, autrement, ne vaut vraiment pas le coup qu’on en parle), tout l’album SAWAYAMA de Rina Sawayama (en particulier XS, Comme des Garçons (Like The Boys), Bad Friend, Akasaka Sad, Tokyo Love Hotel, Chosen Family… tout),

et… une autre « vieillerie » depuis le temps mais… j’ai évidemment saigné Norman Fucking Rockwell, album de Lana Del Rey sorti l’été dernier. Pas le meilleur album qu’elle ait fait, mais je pense de toute façon qu’il va maintenant falloir faire la paix avec le fait qu’on a déjà assisté à son peak et que maintenant, tout ce qu’on verra sera forcément moins bon que l’âge d’or marqué par Born To Die et The Paradise Edition mais… pour le coup, cet album-là, même si je lui trouve des défauts, je l’aime quand même beaucoup, je l’écoute déjà vachement plus que… Honeymoon, par exemple. Et surtout, après des années à ne plus avoir sincèrement aimé un clip de Lana, celui Doin’ Time m’a donné exactement TOUT ce que j’aime…

Je termine sur Mika dont j’ai adoré le dernier album, l’excellent My Name is Michael Holbrook, plus personnel mais toujours aussi fun et créatif. J’ai la chance d’avoir de super amies qui m’ont payé une place pour son concert comme cadeau d’anniversaire et c’était une super soirée. C’est typiquement le genre d’artiste qu’il faut voir en concert parce qu’il a une présence et une énergie sur scène qui rendent ses chansons encore meilleures et je voulais faire l’expérience de certaines chansons en live. Je vous mets mes vidéos du concert ci-dessous au cas où ça vous intéresserait…

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…et vous conseille d’écouter l’album ! Mes favorites sont Tiny Love, Tomorrow, Sanremo, Jealousy, Paloma et Platform Ballerinas.

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Alors, alors… comme chacun-e sait, j’ai disparu sans laisser de trace pendant… un petit moment. Et, encore une fois, je m’en excuse ! Je n’avais pas prévu que ça s’éternise autant ! Ce qu’il s’est passé, c’est que, pour des questions de vie privée, j’avais temporairement désactivé le blog, ce qui était censé être l’histoire de quelques jours seulement. Mais le temps passe vite et les jours se sont transformés en semaines, et puis en mois…

Pendant ce laps de temps, je me suis posée beaucoup de questions sur l’avenir de ce blog qui… prenait déjà pas mal la poussière, par manque de temps mais aussi parce j’avais de plus en plus de mal à trouver des idées pour l’alimenter. En plus, j’aurais voulu que le blog reste fidèle à son nom dans la mesure du possible, c’est à dire que j’aurais voulu qu’Otome Street reste consacré aux productions japonaises destinées à un public féminin. Mais même si c’est un univers que j’aime toujours autant et dont je me sens encore proche, je consomme beaucoup moins d’anime et de jeux, encore moins de manga, je ne me tiens plus autant au courant de l’actualité, bref, je ne suis plus à la hauteur des ambitions que j’avais pour ce blog.

J’ai envisagé de simplement prendre un nouveau départ ailleurs, sur un nouveau blog, que vous avez peut-être, ou peut-être pas, eu l’occasion de lire, mais je n’en étais pas spécialement satisfaite et, en plus, repartir de zéro demande encore plus de temps et d’investissement que d’entretenir un blog déjà bien établit comme celui-ci. 

J’ai abandonné l’idée et j’ai songé à revenir ici, bien que toujours confrontée aux mêmes problèmes. 

Depuis quelques temps déjà, je ne parlais de toute façon plus exclusivement de contenu pour public féminin, alors admettons que je fasse la paix avec ce changement de direction et avec le fait que je ne pourrais plus jamais être aussi active ici que quand j’étais au lycée… Il me reste encore un problème sur Otome Street : mon espace de stockage.

J’arrive bientôt à ma limite, et malgré un gros tri et quelques articles sacrifiés, je suis encore dans le rouge avec 85% de mon espace de stockage utilisé ! J’ai pensé à héberger mes images ailleurs mais ça rend impossible la création de galerie par exemple, donc ça me limiterait dans la mise en page. Je suis un peu dans une impasse et la seule solution qui semble s’offrir à moi, c’est d’upgrader mon blog en « site personnel », ce qui doublerait mon espace de stockage et réglerait le problème pendant un bon moment. Sauf que ça a un prix, et il n’est pas des moindres ! Je ne suis pas sûre que ça soit un investissement très judicieux donc si jamais vous voyez d’autres solutions ou que vous avez le plan personnel et un avis à donner dessus (car je sais qu’il y a d’autres avantages mais valent-ils leur prix?!), je suis preneuse. 

En attendant, j’ai décidé de ne pas trop me prendre la tête, et maintenant, quoi qu’il arrive, le blog restera accessible. Et d’ailleurs, je vous remercie pour l’intérêt que vous lui portez… ça m’a fait très plaisir de vous voir nombreux-euses à accueillir son retour ! J’ai quelques articles que j’ai hâte de partager avec vous, d’autres que j’aimerais beaucoup écrire, donc… je posterai tant que j’ai le temps et l’inspiration pour et on verra bien combien de temps ça dure. En tout cas, merci encore pour votre patience et votre présence après tous ces longs mois d’absence !

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0 commentaire

  1. Personnellement j’ai craqué pour l’option d’un site personnel surtout que wordpress arrêtait pas de me narguer avec leur promo spéciale qui permet d’avoir un domaine gratuit pendant un an. Je regrette pas ! On a accès à beaucoup plus de choix dans la mise en page et le design. Et puis ça fait plus cool d’avoir un vrai nom de site et pas un blog wordpress x)

    1. Quand j’ai commencé à me pencher sur l’offre, j’ai effectivement vu que le nom de domaine était « gratuit pendant un an », mais je ne suis pas sûre de ce que ça implique… En quoi c’est gratuit si le plan personnel coûte déjà aux alentours de 50€ ? Est-ce qu’à partir de la deuxième année, le nom de domaine est encore un coût supplémentaire qui se rajoute ?
      J’hésite parce que ça me paraît quand même trop cher pour ce que c’est et je ne suis plus aussi active ici qu’il y a… trois/quatre ans mais cette histoire de stockage m’embête pas mal !

      1. D’après ce que j’ai compris, tu paies surtout la mise en place de ton site web pour 48 euros. Après le renouvellement du domaine c’est un peu moins de 20 euros à l’année. Et je te comprends, moi-même j’ai hésité mais au final je suis contente de l’investissement. J’ai un vrai site à moi^^

        1. Merci pour ton avis en tout cas !! En ce qui me concerne, je ne vois pas encore vraiment l’intérêt (peut-être que j’y serai poussée quand je serai à 99% de mon espace de stockage haha), ça me paraît encore bien trop cher pour le peu que ça propose (si un jour ils font 50% dessus…. pourquoi pas…….).

  2. Pour commencer : un vrai plaisir cet article !!! Vu comment tu en parlais sur twitter je m’attendais à un truc super court et là BAM quantité d’infos je suis aux anges.
    Il y a pleins de choses dont tu parles que je connaissais déjà et sur lesquelles on partage un avis assez similaire !! Midsommar était incroyable et Beastars aussi… (même s’il est coupable d’être horny on main, effectivement : c’était chaud).
    Tu m’as donné envie de terminer Eizouken et Followers, que j’avais abandonnés par manque de temps avant le confinement… J’ai aussi super envie de voir Why women Kill et de lire Manabé Shima maintenant !
    En parlant de Florent Chavouet, je me permet de te recommander Petites coupures à Shioguni, un thriller super coloré et sympa qui se passe la nuit dans la ville… Et qui est vraiment excellent en plus d’être magnifique.
    Une fois de plus je garde ton article de côté pour ces références de qualités ! Vraiment contente que t’aies réactivé ton blog. Même quand tu peux plus trop publier, je trouve toujours tes avis pertinents et j’aime bien garder tes recommandations sous le coude héhé…
    Merci pour l’article en tout cas, la bise et bon courage pour ton mini-mémoire (?) !

    1. Merci pour ton commentaire, ça me fait trop plaisir et ça m’encourage à fond !!! Tu as même pensé au mini-mémoire haha ça me touche (tout va bien, il est bouclé !). Tu es déjà là depuis si longtemps, je t’en suis vraiment reconnaissante !

      Personnellement… je félicite Beastars d’être aussi horny, je pense que c’est un atout, une force : 2020 année des furries. Franchement, qui n’a jamais pensé « ça manque de sang et de sexe » en regardant Zootopie ? Beastars a triomphé là où Disney était trop lâche. Hot take que j’aurais dû insérer dans l’article.
      Blague à part, contente de savoir qu’on a les mêmes goûts et j’espère que ça sera aussi le cas pour Eizouken et Followers !!! Pour le premier, je ne me fais pas de soucis, mais j’ai l’impression que Followers reçoit pas mal de critiques négatives donc… tu me diras ce que tu en penses si tu continues !
      Bien sûr, j’accepte la recommandation avec plaisir ! j’ai hâte d’en lire plus et l’amie qui m’a déjà prêté Manabé Shima voulait encore me filer certaines de ses autres BDS mais on a été confinés avant que ça puisse se faire… Bref, je me mets ça de côté, merci !

  3. Ouf alors là y avait de la lecture ahah…
    C’est marrant, autant Old Boy est un de mes films préférés (mais je comprend très bien pourquoi certains n’aiment pas), autant Midsommar m’a vraiment déçue, j’étais plutôt mouais sans plus. Je le trouvais assez attendu et certaines très bonnes idées n’étaient pas exploitées à fond, j’ai trouvé.
    Tu donnes envie avec Followers (j’avais adoré Helter Skelter, manga comme adaptation); et tu arrives même à m’intriguer avec Why Women Kill alors que la bande annonce mal doublée vue sur M6 avait ôté toute intention chez moi.
    Meurtres à la Cour du Prince Genji ça m’intéresse vachement aussi, je connaissais pas du tout… Et Les Billes du Pachinko me faisait de l’oeil depuis longtemps, ça m’encourage.
    Pour ton blog je n’ai aucun conseil à te donner, mais bon courage et fais ce qu’il te plait!

    1. Y’avait aussi de l’écriture, je voulais parler de tant de trucs mais j’ai sous-estimé ce que ça représentait et j’ai terminé…. aujourd’hui….
      Je comprends totalement qu’on puisse aimer voire même adorer mais j’ai pas du tout adhéré, peut-être parce que j’en attendais trop ? ou alors que j’en attendais quelque chose de différent ? Pas mon truc. Et Midsommar, pareil, je comprends qu’on en soit pas FAN, les amies avec qui je l’ai regardé n’ont d’ailleurs pas été complètement chamboulées par le truc non plus, mais à un niveau purement personnel il m’a beaucoup touchée et, forcément, ça joue haha
      J’espère que t’aimeras Followers si tu regardes !!! je n’ai pas lu que de bonnes critiques donc j’espère que tu ne seras pas déçue !
      Why Women Kill ça me semble être une valeur sûre par contre (pas encore terminé la série, on ne sait jamais mais…) j’ai regardé les premiers épisodes en VO et ça passera peut-être un peu mieux pour toi !

      Merci, et merci pour ton commentaire !

  4. Merci pour cet article ! Trop contente de te revoir parmi nous (je te suis depuis skyrock aha)! Merci à toi du coup, tu m’as enfin donné envie de regardé BEASTARS et j’ai mangé la saison une en une après-midi hier. J’ai carrément adoré. Pour MY SOLO EXCHANGE DIARY tu sais s’il existe une version en français ? Ca m’intéresse mais j’ai rien trouvé de mon côté donc je suppose que non…. Pareil pour les musiques tu m’as découvrir de/trois trucs que je connaissais pas mais que j’apprécie pas mal aha ! En tout cas, jespère que tu vas pouvoir t’y remettre, à écrire tout ça. J’essaie de faire la même chose, je viens de basculer mon blog sur WORDPRESS parce que j’étais sur KAZEO et je ne suis pas fan de la plateforme…

    1. Merci à toi pour ton commentaire ! Ca me fait plaisir de revoir des « têtes » de Skyrock ! Je m’abonne tout de suite à ce blog et j’ai hâte de voir ce que tu y feras !

      Ravie pour BEASTARS, s’il y a bien une série sur cette liste que j’aimerais que les gens regardent, c’est celle-ci !!!
      Pour ce qui est de My Solo Exchange Diary, ça tombe très bien… il vient tout juste d’être annoncé en français chez Pika, avec une sortie prévue début juillet ! https://twitter.com/manga_news/status/1258065234989690886

      1. Merci ça me fait hyper plaisir ! C’est compliqué d’avoir un rythme et de réécrire quand tu l’as pas fait depuis 5ans au moins…

        Yes trop bien ! je vais suivre les info pour la sortie parce que ça me botte trop de le lire et je suis une vraie quiche en anglais!

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