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Boy’s love psychédélique : Hashihime of the Old Book Town

Long time no BL game! Après une courte période où j’en ai enchaîné trois début 2017, je n’ai plus jamais eu l’occasion de retoucher à ce genre de jeu, et par « ce genre de jeu », j’entends les jeux de drague où les romances sont entre des personnages masculins. Pourtant, il y en a quelques uns sur le marché anglophone maintenant ! Surtout avec JAST BLUE qui s’est donné pour mission de nous ramener tous les titres de Nitro+CHiRAL en Occident ! Ils sont sur ma liste… mais en attendant !… je me suis attaquée à un titre un peu plus obscur.

Hashihime of the Old Book Town, sorti en 2016 sous le nom de Koshotengai no Hashihime, est un visual novel développé par ADELTA, qui m’a tout l’air d’être un studio amateur avec seulement quelques jeux (tous BL) à son actif et dont la promotion est assurée par un site fait avec Wix. Grâce à MangaGamer, on peut y jouer en anglais depuis 2019 ! Très différents de leurs autres titres BL, ici, on a moins de sexe, et plus de texte. Si vous êtes là pour les fesses, je ne peux que vous comprendre, et je vous redirige vers ma review de NO, THANK YOU!!!, qui saura peut-être davantage répondre à vos attentes. Si vous êtes plutôt à la recherche d’une histoire très travaillée, pleine de rebondissements, qui aborde des sujets sérieux et qui vous occupera une bonne trentaine d’heures, vous êtes au bon endroit !

On suit Tamamori, écrivain en devenir, présenté comme le raté de service : il a échoué aux examens pour entrer à l’Université impériale de Tokyo, il s’est fait virer de la résidence où il était hébergé parce que c’est un bon à rien, et il vit aux crochets d’un libraire qui a été assez généreux pour l’accueillir en échange d’un travail qu’il ne fait qu’à moitié. Egoïste, feignant, incapable, il coule des jours paisibles dans le quartier de Jinbochou jusqu’au jour où un de ses amis d’enfance est retrouvé mort et que Tamamori se découvre le pouvoir de pouvoir revenir dans le passé. Il se retrouve donc à sans cesse revivre les trois mêmes jours, en essayant désespérement de sauver son ami d’une fin qui semble inéluctable.

Pour vous donner une idée du type de jeu auquel on a affaire : on a 5 routes avec une seule fin chacune, avec un ordre plus imposé que recommandé, très peu de choix, et une première route qui n’en contient même aucun. On est presque sur un kinect novel, et l’expérience est, je trouve, similaire à la lecture d’un roman, pas parce que c’est une « histoire visuelle » ni parce que c’est long, mais parce que le style d’écriture s’en rapproche. Qui plus est, les références à la littérature japonaise de l’époque sont nombreuses (on est à l’ère Taisho) et on peut tout à fait s’imaginer cette histoire au format livre papier, rangé sur une étagère aux côtés de Yumeno Kyuusaku et Izumi Kyôka.

Mais on a de la chance que ça soit bien un visual novel parce que, sinon, on serait passé à côté de cette incroyable direction artistique. Vous pouvez en avoir un bon aperçu avec les images et le trailer ci-dessus et, oui, tout le jeu ressemble vraiment à ça !! C’est un des plus beaux que j’ai pu voir, toutes catégories de jeu confondues. L’univers est haut en couleurs, emprunt du charme du Japon des années 20, sobre et élégant par temps de pluie, coloré et excentrique lorsque les histoires et illusions du protagoniste prennent vie. Et le jeu nous en met plein les yeux, il n’est pas radin ! Près de 200 CGs à débloquer, et des backgrounds tellement soignés qu’ils pourraient être considérés comme tels.

J’ai rarement quelque chose d’intelligent à dire sur les musiques d’un jeu mais la bande-son m’a particulièrement plu et je la trouve à la hauteur du reste : excellente, très belle, et contribue à nous transporter encore davantage dans cet univers si travaillé.

Maintenant, pour ce qui est de l’histoire, il faut s’accrocher. Toutes les reviews se rejoignent pour dire qu’elle est dingue : il y a plein de mystères, que ça soit des morts inexpliquées, des créatures surnaturelles, des hallucinations un peu trop réelles,… C’est le genre d’histoire qui nous fait tout le temps douter de ce qui est vrai ou non, qui floutte sans cesse la frontière entre rêve et réalité, et, souvent, on tombe dans le piège ! Dès qu’on croit avoir compris quelque chose, plot twist!, la réalité était toute autre !!! Le jeu nous balade pas mal et, dans ses dernières minutes, continue encore à déconstruire ce qu’on pensait être « la réalité », donc, jusqu’au bout, c’est vraiment les montagnes russes.

Après, j’avoue que… j’ai trouvé le jeu un peu long… et je n’étais pas tout le temps à fond dedans à 100%. C’est sans doute parce que je l’ai commencé à une période où j’étais encore très occupée donc je n’avais pas le temps de pleinement me consacrer à sa lecture et j’ai parfois dû faire des pauses assez conséquentes qui m’ont, forcément, « sortie » de l’histoire… Mais je dois dire que même une fois en vacances, avec tout le temps du monde pour y jouer, je ne le dévorais pas pour autant. J’aime pourtant beaucoup l’histoire et le style, ce n’est en rien désagréable à lire, mais ce n’est pas le genre de visual novel où je ne vois pas le temps passer quand je lis… j’ai senti la treintaine d’heures de jeu passer. Je pense que ce n’est pas seulement une question de temps mais aussi de circonstances, dans le sens où les thèmes peuvent être tellement sombres (suicide, abus sur mineur, entre autres) qu’il faut être dans le bon état d’esprit pour le lire. Et puis, simplement, il y a des longueurs et des passages qui m’ont moins intéressée que d’autres ! Ceci étant dit, lorsque c’est l’heure des révélations les plus croustillantes, même celles qu’on pouvait voir venir de loin, c’est extrêmement prenant et, là!, ça se lit à toute vitesse.

Et si je reproche parfois à certains visual novels d’avoir des scénarios tirés par les cheveux, dans ce cas précis, ce n’est pas un problème d’écriture : l’histoire s’inscrit dans le réalisme magique et dans l’absurde, genres maîtrisés et utilisés pour notamment traiter le thème du deuil, ce qui fait que même quand ça part loin, je n’ai pas eu l’impression que le/la ou les scénaristes derrière ne savaient plus ce qu’iels faisaient (bien au contraire !).

Enfin, ce qui m’a agréablement surprise, c’est qu’une des routes prenne la peine d’aborder le sujet de l’homosexualité dans les années 20 ; ça reste assez en surface mais deux personnages, à travers leurs histoires respectives, parlent de leurs difficultés par rapport au fait d’aimer un autre homme, de devoir se travestir pour que leurs sentiments soient vus comme plus « acceptables », et ! en plus ! cette storyline m’a, au passage, fait découvrir une autrice du nom de Yoshiya Nobuko, malheureusement pas (encore) publiée en France mais qui est une des premières écrivaines japonaises à écrire sur des histoires d’amour entre femmes et qui était, elle-même, ouvertement lesbienne (dans les années 10 !!!).

Mais parlons romance, justement. De l’amour, il y en a, un peu, et sous des formes diverses et variées : parfois il est pur, parfois il est obsessionnel, il peut être malsain, ou réprimé, voire même immoral. Mais une chose est sûre : ce n’est pas un jeu de romance ! Le but n’est pas de vous rendre niais-e, de vous faire fondre derrière votre écran, et pas sûre que ça vous émoustille non plus parce que les scènes de sexe sont assez classiques ; il y en a une seule par route, elle arrive à la toute fin, et on peut aisément la sauter sans que ça entrave notre compréhension de l’histoire. Il y a une scène où le sperme qui coule de l’anus du protagoniste est comparé à une diarrhée donc, en fonction des kinks de chacun-e, peut-être que ça va réveiller quelque chose en vous… Il n’empêche que… la majorité de ces scènes restent quand même très correctes, la malheureusement classique scène de viol mise à part.

Bref, vous vous demandez sûrement avec qui on couche !? Donc passons aux choses sérieuses.

On commence avec Minakami, un des amis d’enfance du protagoniste et le point de départ de l’histoire puisque c’est, en premier lieu, sa mort qu’on essaie d’éviter. C’est sans doute la seule route à peu près romantique et j’ai l’impression que, en règle générale, c’est aussi la plus appréciée des joueur-euses. Personnellement, ce n’est pas le type de personnage que je préfère. Route néanmoins super ; c’est la première, c’est avec elle qu’on découvre le jeu et son histoire, et c’est une très bonne première impression. Mais Minakami est tellement têtu ! Ca en devient frustrant !! La route est bonne, c’est quand même un type très gentil et son développement est intéressant, mais c’est ni le personnage ni la relation qui me parle le plus.

Kawase… C’est déjà un peu plus mon truc ! Pourtant, le personnage est un peu cliché… mais n’est-ce donc pas ça qu’on aime ? C’est l’autre ami d’enfance de Tamamori, mais au contraire de Minakami, c’est une peste ! Il est méchant, hautain, dédaigneux, presque toutes ses répliques sont blessantes mais… évidemment !!!… quand on apprend à le connaître… on se rend compte qu’il a… un petit coeur sensible… Route bien écrite, relation intéressante à explorer, personnages secondaires qui jouent un rôle plutôt important,… et j’adore le côté torturé de Kawase, j’ai beaucoup aimé son histoire, ses motivations,… Il y a plein de bonnes choses à retenir !

Et là, c’est la dégringolade… Hanazawa est… aussi… un ami d’enfance mais il est un peu plus éloigné du trio que forme Tamamori, Minakami et Kawase. Il est un plus âgé, moins proches d’eux, c’est plus un modèle qu’un ami proche et, pendant longtemps, ils n’étaient même plus en contact. Comme vous pouvez le voir à son uniforme, c’est aussi… un militaire ! Et il a la personnalité qui va avec… pas méchant mais très stoïque, un petit côté tête brûlée bien dissimulé que j’apprécie, mais beaucoup trop dans le délire « la patrie avant tout ! » même si ça veut dire qu’il faut commettre un ou deux crimes de guerre. C’est une route courte et pas très satisfaisante, notamment parce que Hanazawa va malmener Tamamori et que la fin n’a rien de satisfaisant. Très bizarre, même ! Et on a du mal à compatir avec Hanazawa parce que ses motivations sont nazes. Et ce sentiment a l’air assez général, c’est un peu la route à jeter.

La route la plus fun ! Et, plot twist, Professor n’est PAS un ami d’enfance ! C’est un type un peu loufoque, un génie plein aux as qui a mis au point toutes sortes d’inventions farfelues (et/ou dangereuses) et qui a jeté son dévolu sur Tamamori. Il est maso, n’a aucune dignité, se ridiculise constamment, a des comportements et réactions de gros pervevrs, mais c’est ce qui rend cette route si divertissante. Le personnage est indéniablement bien écrit parce qu’il est incroyablement lourd mais, étonnamment, c’est dur de le détester. Sa route aborde aussi des points intéressants au sujet du voyage dans le temps, et même si c’est pas le scénario qui m’a le plus captivée, contrairement à la route de Hanazawa, celle-ci a le mérite d’exister parce qu’au moins elle apporte quelque chose à l’histoire.

Pour finir, on a une dernière route qui se veut « secrète » : MangaGamer ne fait pas figurer son personnage sur la page du jeu, plusieurs reviews ont préféré taire son nom, donc… je vais faire de même. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que je l’ai adoré. J’ai vu plein de gens être déçu-e-s par la fin, voire même choisir de l’ignorer ! mais, personnellement, elle m’a bluffée, je l’ai trouvé géniale, et même si la relation qui y est montrée est étrange, je pense qu’elle symbolise quelque chose de fort. Elle a rendu le jeu encore meilleur à mes yeux mais… cet avis n’est pas partagé par tout le monde, je peux le concevoir. Elle est très courte et sa scène de sexe est un peu spéciale compte tenu de la personnalité du personnage qu’elle implique (imaginez Monshiro de Psychedelica of the Black Butterfly, mais nu), mais, à mon humble avis, elle n’en est que plus marquante. Pour moi, c’est une grande réussite.


Ma conclusion, c’est que si vous cherchez de la romance ou beaucoup de sexe, ce n’est pas le jeu qu’il vous faut, mais si vous voulez un bon mystère avec une intrigue complexe et des thèmes sérieux, on est sur une valeur plus que sûre.

Vous pouvez acheter le jeu directement sur MangaGamer pour 34,95$ ou sur Steam (où vous n’avez pas besoin de télécharger de patch pour le contenu plus adulte !).

Si vous ne voulez pas des scènes de sexe et/ou que vous préférez jouer sur console… ça tombe bien ! Dramatic Create a prévu un portage « all-ages » sur Switch pour le 16 décembre prochain avec du contenu inédit, une nouvelle jaquette, de nouvelles fonctionnalités et même une after story.

Peu importe la version à laquelle vous décidez de jouer, j’espère qu’elle vous plaira autant qu’à moi ! Et si vous avez déjà joué, alors… parlons-en dans les commentaires ! Comme d’habitude, je serais ravie d’avoir votre avis sur le jeu ou, à défaut, de savoir quel personnage vous attire, a priori, le plus !

Publié dans Otome Game

Article vite fait bien fait : le DLC Steam Prison (Fin Route !!!).

Si je dis « vite fait bien fait », ce n’est évidemment pas parce que je ne prends pas au sérieux ma carrière de blogueuse ! Loin de moi l’idée de prendre la peine de dépoussièrer le blog juste pour bâcler un article. Mais il se trouve qu’aujourd’hui, on ne va pas parler d’un jeu mais d’un DLC donc, forcément, il y aura moins de choses à dire que d’habitude !

Le DLC en question concerne Steam Prison, un otome game d’HuneX localisé par MangaGamer dont vous pouvez lire ma review ici :

Coup de ♥ pour Steam Prison !

Et comme le titre l’indique, ça a été un gros coup de coeur pour moi et c’est, à ce jour, mon otome game préféré !

Si on en reparle aujourd’hui, c’est parce que depuis octobre dernier, une route qui était jusqu’alors seulement disponible sur la version PS Vita est sortie sur PC. Cette route, c’est bien sûr celle de Fin, considéré comme le grand oublié de Steam Prison : coéquipier de l’héroïne au début du jeu, il l’aime en secret depuis qu’il a posé ses yeux sur elle mais, malheureusement pour lui, ça n’ira jamais plus loin. Non seulement il ne finit avec Cyrus dans aucun scénario mais en plus, il est pas mal maltraité par le jeu : Fin tourne mal ! Et quand il ne tourne pas mal et qu’il a une fin heureuse, bah, il est quand même célibataire (ça arrive aux meilleurs d’entre nous). Certain-e-s diront donc que cette route n’était que justice !

Elle était très attendue et même si, personnellement, je n’aime pas Fin plus que ça (bon gars mais j’aurais pu continuer à vivre sans sa route), je n’allais pas cracher sur du nouveau contenu Steam Prison !

La fameuse trope « y’a une seule chambre de dispo et y’a qu’un lit double » va en régaler certain-e-es.

Dans cette route, au moment où Cyrus est accusée du meurtre de ses parents, Fin se sacrifie en se dénonçant. Bien sûr, comme on le sait vous et moi, et Cyrus aussi d’ailleurs !, ce n’est pas le meurtrier. Mais le temps presse et c’est la solution la plus rapide pour éviter à Cyrus de se faire envoyer dans les Depths. De toute façon, Fin avoue : même s’il n’a rien à se reprocher concernant le meurtre, il est coupable d’un autre crime… celui d’aimer Cyrus. Car oui ! rappelons-le ! être amoureux est formellement interdit dans les Heights. Donc pour Fin, le résultat est le même.

Léger après avoir avoué ses sentiments et confiant d’avoir épargné l’exile à Cyrus, il ne sait pas que dans la police, si ton ou ta partenaire est puni pour un crime, tu es tenu-e comme partiellement responsable donc tu es, toi aussi!, envoyé-e dans les Depths pour rejoindre les rangs des HOUNDS. Et voilà comment les chemins de Fin et de Cyrus vont se recroiser.

La route est mignonne et je pense qu’elle saura satisfaire ceux et celles qui n’attendaient que de voir Fin heureux et épanoui mais… en ce qui me concerne, je ne suis pas convaincue par la progression de l’histoire ni spécialement contente de comment elle se termine. C’est court et, sur la fin, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de facilités et qu’au final, rien n’était réglé, mais bon ! au moins Fin et Cyrus vécurent heureux ! et il est sous-entendu qu’ils vont faire ce qu’il faut pour avoir beaucoup d’enfants ! Cool pour eux, cool pour Fin.

Même si l’idée est d’enfin avoir une fin digne de ce nom pour Fin, qui dit « route » dit « plusieurs fins », et donc une ou deux « bad ends » ! Pas d’exception ici, on a le droit à deux fins tragiques, l’une moins bonne que l’autre.

En plus de cette nouvelle route, le DLC propose également des after stories pour chacune des good ends du premier jeu (même la grand ending story) et des short stories pour TOUS les personnages.

Les after stories sont mignnones et exactement ce que j’attends d’un DLC : un peu de fluff supplémentaire, juste pour le plaisir !! Ma préférence va bien sûr à celle d’Ulrik… leur relation est toujours aussi attendrissante et l’histoire était simple et efficace.

Les short stories sont un peu différentes ! Déjà, elles ne sont pas doublées et en style NVL (c’est-à-dire que le texte occupe tout l’écran). Mais surtout ! Elles sont assez mélancoliques, on a changement total d’ambiance. Les personnages les plus importants ont le droit à plusieurs short stories et la plupart prennent place après les « normal endings » qui sont des fins tristes sans être tragiques (ça vous donne donc une idée du ton des short stories qui leur font suite). J’ai bien aimé le style et c’était intéressant d’avoir le point de vue de tous les personnages, mêmes les plus insignifiants.

Seul petit détail qui m’a gênée avec ces histoires bonus, c’est un petit défaut de programmation qui faisait qu’à chaque transition, une text box vide apparaissait en haut de l’écran et même si c’est pas grave et que ça n’empêche pas de jouer normalement, ça me rendait dingue !!! Mais si c’est le seul truc à critiquer, c’est vraiment que ça roule (mieux vaut que ça soit ça plutôt que, au hasard, la traduction!!!).

Vous pouvez l’acheter sur Steam ou MangaGamer pour 8€19 !

Le tout dans le tout, rien de transcendant, mais un peu plus de Steam Prison, ça fait toujours plaisir !

Publié dans Visual Novel

Higurashi When They Cry Hou : retour à Hinamizawa après 7 ans !

Alors voilà un article que je ne pensais pas faire puisque… je l’ai déjà fait en 2013 ! « Le sanglot des cigales » est un des tous premiers visual novels auxquels j’ai joué, un des seuls disponibles en français à une époque où il fallait se contenter de traductions amatrices de Saya no Uta et Narcissu. C’est une expérience qui m’a beaucoup marquée et dont je ne me suis jamais vraiment remise, ni lassée ! puisque même après être arrivée au bout de cette longue aventure, j’ai continué à relire l’un ou l’autre chapitre à l’occasion. Mais je n’avais jamais pris le temps de relire Higurashi dans son intégralité et avec la localisation de MangaGamer enfin complétée… je me suis dit que c’était l’occasion de rendre visite aux habitant-es du village d’Hinamizawa.

Avant d’être une série animée relativement populaire produite par Studio Deen en 2006 et reprise par Passione pour une sortie prévue en 2020, Higurashi no naku koro ni est un sound novel, autrement dit, un « roman sonore » où la musique et les sons priment sur le visuel. A cette étiquette se rajoute celle de « kinetic novel », ce qui veut dire que contrairement à la plupart des visual novels auxquels on a été habitué-es, il n’y a pas de choix (ou aucune autre sorte de gameplay) mais une histoire linéaire avec une seule et unique fin.

Son histoire se divise en huit chapitres, vendus séparément et sortis entre 2002 et 2006 lors de différentes éditions du Comiket. Chaque chapitre représente environ une dizaine d’heures de lecture et derrière ce travail colossal ne se cache qu’un modeste cercle d’amateurs dont les membres se comptent sur les doigts d’une main.

07th Expansion, fondé par Ryukishi07 et son frère Yatazakura, a commencé par illustrer le jeu de cartes Leaf Fight avant de se lancer dans la production des « When They Cry » avec Higurashi, Umineko, et, actuellement, Ciconia, mais aussi d’autres visual novels moins ambitieux en termes de longueur, à savoir Higanbana no Saku Yoru ni et Rose Guns Days.

Higurashi nous ramène en juin 1983 dans un village reclus que l’on découvre en même temps que Keiichi, le protagoniste qui a récemment emménagé à Hinamizawa. Avec tout juste deux mille habitants, c’est une communauté très soudée où tout le monde se connaît et s’entraide et, si lui a encore du mal à retenir les visages de chacun-unes, chaque habitant-e qu’il croise l’appelle déjà par son prénom. Heureusement, il s’intègre très vite, en partie grâce à son charisme mais aussi et surtout grâce à ses accueillantes camarades de classe, Mion, Rena, Satoko et Rika.

Il rejoint leur club où, peu importe l’activité, que ça soit un jeu de société, un concours culinaire ou encore une bataille de pistolets à eau, les seules règles sont de se donner à fond pour atteindre la première place (tous les coups sont permis!) et, en cas de défaite, d’accepter un gage peu importe sa nature. Keiichi va donc essuyer quelques échecs humiliants avant de prendre le pli et de pouvoir prétendre se mesurer aux autres membres, mais il n’empêche que chaque jour est passé dans la joie et la bonne humeur et qu’il s’amuse comme jamais auparavant. Rien ne semble pouvoir perturber ce nouveau quotidien marqué par les rires, les chamailleries et le chant des cigales.

Mais alors que le festival annuel honorant la divinité protectrice du village approche, les jours paisibles de Keiichi sont menacés par la « malédiction d’Oyashiro-sama ».

Voilà maintenant quatre ans que chaque année, le soir du festival, un-e « ennemi-e du village » est retrouvé-e mort-e et que, quelques jours après, une autre personne disparaît sans laisser de traces, ce qu’on appelle « se faire enlever par les démons » dans le jargon local. Si chaque affaire a été résolue et que, d’après la police, elles n’ont pas de lien entre elles, on ne peut s’empêcher de se demander ce qui se cache derrière cette série de malheureuses « coïncidences », et surtout, si la « malédiction » va frapper une cinquième fois…

Mystère, psychologique, horreur,… c’est les catégories où on serait tenté de le ranger. En effet, Higurashi est connu pour faire peur et pour mettre ses personnages « moe » dans des situations gores. Les images de l’anime qui sortent en premier sur un moteur de recherche montrent les protagonistes avec des visages ensanglantés déformés par la folie, munis d’une hache ou d’une batte de baseball, éventrés et gisant dans une marre de sang en train de se faire picorer les organes par des corbeaux… et autres joyeusetés ! Et il est vrai que les premiers chapitres sont dans ce goût-là.

Si chaque chapitre dure, comme on l’a déjà établi, une dizaine d’heures, les trois premières environ sont toujours placées sous le signe de l’insouciance et nous font prendre part à toutes les activités endiablées du « club ». Des heures qui peuvent parfois paraître un peu longues tant on passe de temps sur lesdites activités (qui ne sont pas toujours passionnantes) mais quand, soudain, l’ambiance change du tout, le choc n’en est que plus grand.

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Publié dans Otome Game

Coup de ♥ pour Steam Prison !

Peut-être que je me suis pas foulée pour le titre, mais il vous dit tout ce que vous avez besoin de savoir… Vous voulez acheter un otome game vous ne savez pas lequel ? Vous hésitez à acheter Steam Prison ? Je vous épargne la lecture de pavés de textes et je vous le dis tout de suite : Steam Prison est une valeur sûre. Restez avec moi encore quelques lignes si vous voulez savoir en quoi. Garanti sans spoilers !

Développé par HuneX, à qui on doit plusieurs jeux qui ne nous sont jamais parvenus mais qu’on a pu voir adaptés en anime, comme Arcana Famiglia, Magic Kyun! Renaissance ou en ce moment Meiji Tokyo Renka, Steam Prison est sorti en 2016 au Japon, et a été localisé pas plus tard que ce mois de février par MangaGamer. Au scénario, on a Yumas, qui a aussi le scénario d’Ozmafia!! sur son CV, otome game de la boîte Poni-Pachet dont Yumas est d’ailleurs co-fondateur-ice, et qui est aussi sorti en anglais chez MangaGamer en 2016.

Un peu sceptique (parce que même si j’ai aimé Ozmafia!!, on va se le dire franchement, c’était un gros bordel avec des éléments plus que douteux), mais pas trop (parce que j’avais eu de très bons retours de Steam Prison). J’attendais sa sortie avec impatience, et d’habitude, je suis raisonnable et je ne me jette jamais sur les nouvelles sorties (j’attends les grosses promos), mais là, ça a été plus fort que moi…

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L’histoire commence avec une scène CHOC : l’héroïne se réveille couverte de sang, couteau à la main, les corps morts de ses parents sous ses yeux. Mais ne sautons pas aux conclusions. Après l’opening, le jeu nous ramène deux jours en arrière, et on fait plus ample connaissance avec Cyrus Tistella, jeune fille issu de la noblesse, travaillant dans les forces de police, aux côtés de son binôme Fin.

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Pour l’instant, le duo a le rang le plus bas au sein de la police, mais dans le cadre d’une promotion, ils sont envoyé dans les « Depths » pour une mission d’observation. Ce qu’il faut savoir sur l’univers de Steam Prison, c’est qu’après une inondation destructrice, le monde a été séparé en deux : dans les « Heights », les « hauteurs », vit la partie la plus privilégiée de la population, les descendant-e-s de celles et ceux qui ont prit la fuite avant ladite inondation, et dans les « Depths », les « profondeurs », celles et ceux qui ont été abandonnés à leur triste sort. On y trouve notamment le « sanctuary district » qui sert de prison, d’exil, et où les « HOUNDS » font régner leur loi tyrannique.

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Je vous mets une image pour que vous puissiez visualiser la chose ; quand on entend parler des Depths pour la première fois, je croyais que c’était une espèce de monde sous-terrain, mais en fait c’est la « surface », et les Heights sont… dans le ciel ! La tour au milieu est l’ascenseur qui les relie.

Juste avant d’être promue, Cyrus est arrêtée pour le meurtre de ses parents, et est renvoyée dans les Depths, mais cette fois-ci… en tant que prisonnière. De toute évidence victime d’un complot, elle compte bien prouver son innocence et trouver qui est derrière l’assassinat de ses parents mais… maintenant exilée dans le « sanctuary district », où les conditions de vie sont déplorables, et où ceux censés maintenir l’ordre torturent et tuent pour le plaisir, ses moyens d’enquêter son limités, et la survie est sa priorité.

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Dès les premières minutes du jeu : coup de foudre. J’ai tout de suite été conquise par la musique, les graphismes, le worldbuilding, alors que c’en était qu’un bref aperçu !!!, et… surtout… par l’héroïne. Cyrus Tistella. ♥ !!! Elle est… tout ce que j’ai toujours voulu chez une héroïne d’otome game et je crois bien que pour la première fois (!) depuis que je joue à ce genre de jeu, j’ai un personnage qui me fait couiner devant mon écran.

Déjà, elle a une personnalité, et elle n’est pas amnésique.

Au-delà de ça, elle… travaille, elle est compétente, et elle est même plus courageuse, débrouillarde, et douée avec une épée que son collègue de quatre ans son aînée. Elle connait ses faiblesses mais elle fait bon usage de ses forces, elle est indépendante, taquine, mature, parfois imprudente et impulsive, mais avant tout, juste.

Dévouée à rendre la justice et à aider les plus faibles, Cyrus se prépare malheureusement à laisser sa carrière derrière elle au profit d’un mariage arrangé. En effet, dans les Heights, pour des questions de régulation de population, il est obligatoire de se marier et de faire des enfants avec un partenaire assigné par le Temple (l’Etat, en gros), et tomber amoureux de quelqu’un d’autre est un crime sévèrement puni.

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Bien sûr, elle n’est pas fan de l’idée… elle aime son travail, et n’a aucun intérêt pour le mariage ou les relations amoureuses en général. Elle connait à peine son fiancé et n’a pas de temps à perdre à aller essayer des robes de mariée. Mais en tout cas… ça fait plaisir de voir une héroïne qui rejette les codes et qui ressent une pression par rapport à la féminité (on lui dit de laisser pousser ses cheveux, de porter des jupes, de faire attention à son poids, de parler de manière plus féminine, d’avoir des centres d’intérêts plus féminins) (alors qu’elle, elle est passionnée d’épées, elle n’est à l’aise qu’en pantalon, et elle veut juste faire son travail!!!). De plus, pour certaines, qu’on attende d’elles qu’elles se marient, fondent une famille et n’aillent pas loin dans leur carrière pour se consacrer au foyer est encore une réalité (surtout au Japon). C’est tellement plus agréable d’avoir une héroïne avec des problèmes qui nous parlent, et une façon de penser et d’agir proche de ce qu’on aurait pu nous-mêmes faire dans la même situation, qu’une coquille vide qu’on a sans cesse envie de secouer mais dans laquelle on est censées pouvoir se « projeter ».

Elle est vraiment trop… cool !!!, et en plus, elle a une frange droite, donc tous mes critères étaient remplis. Cependant, je vais rester honnête et objective, et vous avouer que… à partir du moment où elle commence à se rapprocher d’un individu de sexe masculin… elle devient naïve, à la limite du ridicule.

J’essaie de ne pas trop lui en tenir rigueur parce qu’en dehors de ça… je ne trouve vraiment rien à lui reprocher, et à l’excuse d’avoir grandi dans les Heights où les relations amoureuses sont interdites, de même pour les romans érotiques, et les manuels scolaires n’ont pas l’air d’aborder le sujet de la reproduction,… Mais y’a une limite à ce que je suis prête à croire, et essayer de me faire avaler qu’elle ne sait même pas comment on fait des enfants ? à 18 ans ? Elle est trop innocente pour que ça soit sain (dans certaines routes, des personnages profitent de son manque d’expérience et de connaissance sur le sujet). Le concept même de « relation sexuelle » lui est complètement inconnu, elle ne sait pas que ça existe et n’a aucune idée d’en quoi ça peut bien consister. Ca ne va pas !!!

A mon grand regret, je trouve que sa personnalité s’efface un peu après le prologue (mais elle reste cool, très cool).

Dans ce que j’appellerais la « common route », il se passe donc tout ce que je viens de vous raconter, la voilà donc dans le sanctuary district, petit passage en cellule d’isolement où elle est gravement battue, elle n’a plus de force, elle est en sous-nutrition, et elle culpabilise de squatter chez une mère célibataire déjà très pauvre. Il faut trouver une solution ! Selon les choix qu’on a fait jusque là, on s’oriente soit vers la « bodyguard route » où on peut se rapprocher d’Ulrik ou Eltcreed, soit vers la « prisoner route », où on a là le choix entre Adage ou Ines.

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Publié dans BL game

NO, THANK YOU!!!, du BL pour mecs ?

Est-ce que le nom « CLOCKUP » vous dit quelque chose ? C’est un développeur d’eroge, erotic games, jeux pornographiques, vous voyez le genre. L’entreprise est à l’origine de chef-d’œuvres, tels que euphoria, Ero Manga! H mo Manga mo Step-up ♪, ou encore Please R❤pe Me!. En 2013, CLOCKUP veut élargir ses horizons et faire ses premiers pas dans le très profitable marché du ~boys love~, et ainsi est né la société sœur « parade », et avec elle, leur premier « BL game »: NO, THANK YOU!!!. Et qu’est-ce que ça donne quand un développeur spécialisé dans les jeux 18+ pour mecs hétéros touche au « yaoi » ?

Le résultat est à mi-chemin entre l’eroge pour public masculin et le jeu BL pour public féminin, à la frontière du nukige. Avec parade, le but de CLOCKUP est de s’attirer un nouveau public féminin, les fameuses « fujoshi », mais il n’oublie pas pour autant son public initial et le résultat est un visual novel s’adressant quand même fortement aux hommes. C’est un peu dans la même optique que Mangagamer l’a licencié en 2015: proposer quelque chose pour un éventuel public féminin amateur d’histoires homoérotiques, tout en s’assurant que leur public de base, masculin, puisse quand même y trouver son compte.

Voilà pour vous donner une idée de quel genre de jeu c’est. Dans le même genre, vous êtes peut-être plus familiers avec le titre Hadaka Shitsuji (qui, d’ailleurs, sortira aussi chez Mangagamer très prochainement).

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Un BL qui prend en compte le « male gaze » a donc ses particularités par rapport à un BL « classique ».

  • Déjà, à l’instant, je disais que c’était à la frontière du nukige. Parce que contrairement à ce qu’on pourrait croire, les eroge ont beau être à contenu pornographique, il y a quand même une histoire, et les scènes de sexe y sont, croyez-le ou non, secondaires. Dans certains jeux, on peut même les zapper ! Alors que les visual novels dit « nukige », le scénario passe au second plan, tout l’intérêt est d’avoir de quoi se masturber. No, Thank You!!!, qu’on va commencer par abréger NTY, a quand même une histoire, qui n’est pas là juste pour faire joli, mais le sexe est très présent; chaque route a autour de 8 scènes de sexe. Et on ne tourne pas autour du pot. Qui plus est, c’est très graphique, et détaillé, explicite.
  • Le protagoniste est d’ailleurs hypersexuel, son but est de s’envoyer en l’air, et le plus possible. Aussi, c’est un « top », il prend toujours l’initiative, ce qu’on constate très rarement chez les protagonistes de BL « classiques ».
  • Les personnages sont loin des « bisounen » qu’on voit d’habitude, ils sont plus baraqués, poilus, et âgés. Le style se rapproche davantage du manga gay (« bara », terme qui, bien que désuet, vous parle peut-être plus) que du boys love.
  • Que de sexe sans sentiments, pas de romance ici. Pas mal de rapports non consentants aussi, et je sais que le BL n’y est pas étranger mais dans ce jeu c’est très récurrent, et ça va parfois jusqu’au viol, on sent bien l’influence des eroge.

J’aurais l’occasion de revenir sur certains points au cours de cet article, mais avant ça… j’ai dit qu’il y avait une histoire, il serait peut-être temps d’en parler!

On incarne un dénommé Haru. Evidemment, il est amnésique.

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On change pas une équipe qui gagne.

En sauvant un type qui allait se faire écraser, il perd la mémoire. Reconnaissant, celui qu’il a sauvé, Inui Kouichi, paye ses frais d’hospitalisation, et, en attendant qu’il se souvienne de qui il est et d’où il vient, lui offre un logement et un job dans le bar dont il est propriétaire. Mais « sotano » n’est pas un simple bar, c’est aussi une agence de détective privé…

Le jeu est divisé en 5 chapitres, chacun consacré à une enquête différente. Chose que vous devriez savoir avant de jouer: le ton est léger, mais les thèmes abordés sont très sombres. Stalker, trafic de stupéfiants et snuffs movies, maltraitance d’enfants, prostitution, inceste, maltraitance d’enfants, et j’en passe.

Il y a 4 routes, avec chacune deux « bad ends » et une « true end ». Et la spécificité de NTY, c’est que, oui, vous êtes présentés à des choix à différents moments du jeu, mais ce qui influe vraiment le cours de l’histoire, c’est si oui ou non vous appuyez sur le bouton « NO, THANK YOU!!! ».

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Avant de commencer à jouer, je ne comprenais pas trop le concept, donc je vais l’expliquer du mieux que je peux. En gros: de temps à autres, ce bouton, dont le jeu tient son nom, apparaîtra à gauche au haut de votre écran. Vous devrez alors analyser la situation et comprendre ce à quoi vous pouvez, ou non, dire « non, merci!!! », et selon si vous utilisez ou ignorez le bouton, l’histoire changera. (Faites toujours une sauvegarde avant de prendre votre décision, c’est parfois dur de savoir à quoi elle mènera.)

Et si déjà on parle du système, voilà d’autres options intéressantes:

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Choisir où éjaculer.

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Régler la pilosité des personnages.

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Notons que le NTY a au-delà de 3000 CGs ! Mais on y compte les nombreuses variations d’un même CG, et il faut aussi préciser que c’est quasiment que des scènes de cul, y’a très peu de CGs en dehors de ça (quand je vous dit que ça se rapproche du nukige…). Au moins, vous n’y verrez aucune mosaïque: le jeu est censuré au Japon, mais pas dans la version de Mangagamer !

Enfin, tous les personnages sont entièrement doublés, même les plus insignifiants ! On a même la possibilité d’enregistrer nos lignes préférées dans « voice collection ». Alors ça… j’en ai bien profité pour sauvegarder toutes les meilleures répliques du jeu……

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Mais revenons à l’histoire, parce que c’est bien beau tout ça mais on ne sait toujours pas ce que le jeu vaut!

Le scénario est correct. Rien de transcendant dans l’écriture, mais j’ai trouvé qu’on ne s’ennuyait pas, que tout s’enchaînait assez bien,… Deux choses m’ont particulièrement plu. La première, c’est qu’il y a quand même un peu de réalisme à toutes ces situations: ça ne se termine pas toujours bien, et parfois il faut prendre la décision la plus dure dans l’intérêt de ceux qu’on veut aider. L’autre, c’est qu’après être arrivé à la fin de notre premier route, on redécouvre l’histoire.

Déjà, quand on approche de la fin, le ton, jusqu’alors humoristique et léger, change radicalement, et devient beaucoup plus sérieux. On en apprend un peu plus sur Haru et sa véritable identité. Le retournement de situation est assez surprenant à la fin de la première route ! Et l’atmosphère des suivantes est complètement différente maintenant qu’on en sait un peu plus sur Haru et ses intentions. A chaque nouvelles routes, on apprend de nouvelles informations et le mystère autour des personnages se lève. Ca évite que ça soit trop répétitif, et en plus, on a l’option de skip le texte déjà lu dans d’autres routes; comme ça, on avance plus vite et on est sûr de rien rater en y allant trop vite avec le bouton skip.

Donc j’ai apprécié que l’histoire ait plus à offrir que ce qu’elle laisse paraître au premier abord. Bon, je vous cache pas que ça valait pas forcément le coup, l’histoire n’est pas spécialement bien ficelée, ni très bien construite, mais hé, j’apprécie le twist.

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Umineko no naku koro ni, bientôt sur Steam !

La convention Anime Expo se tient en ce moment à Los Angeles, et c’est là-bas que MangaGamer a annoncé la localisation et la publication d’Umineko no nako koro ni en anglais ! Le jeu de 07th Expansion sera prochainement disponible sur Steam sous le nom de « Umineko – When They Cry« .

MangaGamer collaborera avec Witch Hunt pour la traduction. MangaGamer proposera aussi de nouveaux sprites; vous pouvez en avoir un aperçu sur l’image ci-dessus. Pas sûre que ça soit une bonne nouvelle, puisqu’ils avaient fait la même chose quand ils ont licenciés Higurashi l’année dernière, et personne n’avait aimé les nouveaux sprites. Ils ont été réalisés par un dessinateur de hentai, et autant dire que ça se voyait; les personnages avaient des morphologies totalement absurdes, et MangaGamer avait la bonne idée de conserver le sprite de Satoko, une enfant d’11 ans, nue… Ca n’avait pas plu à grand monde, et vu le style des sprites de Beatrice et Battler qu’on a là, j’ai bien l’impression que les nouveaux sprites d’Umineko seront réalisés par le même artiste.

Heureusement, si les nouveaux sprites s’avèrent être aussi mauvais que ceux d’Higurashi, nous aurons l’option de jouer avec les anciens sprites ! Reste à savoir lesquels… ? Ceux que Ryukishi07 ? Ceux de la PS3 ? Les deux ? Dans tous les cas, on ne sera pas coincés avec les sprites de MangaGamer.

On nous précise aussi qu’on retrouvera l’intégralité de l’OST d’origine, mais on ne sait pas encore s’il y aura le doublage des personnages.

Umineko se présente sous la forme de 8 « épisodes »; j’imagine que comme pour Higurashi, les épisodes seront réalisés à part, et il faudra acheter chacun d’entre eux individuellement.

Umineko est un de mes VNs favoris; j’espère que sa sortie sur Steam amènera plus de gens à le lire ! Ca serait encore mieux si on pouvait, un jour, l’avoir en français…