Publié dans Visual Novel

Week-end à Hinamizawa avec Higurashi When They Cry – Rei

Je ne pensais pas remettre les pieds à Hinamizawa pour une nouvelle aventure de si tôt… c’était sans compter sur la sortie de Higurashi Rei, le fandisk sorti au Japon en 2009, enfin disponible chez nous depuis début juin !

Petit rappel pour les néophytes : un fandisk, c’est du contenu bonus sous forme d’un nouveau jeu. Généralement, ce sont des histoires inédites, des scénarios alternatifs, de nouvelles illustrations, parfois des mini jeux, des nouvelles OST ou pistes audio… c’est, de manière totalement assumée, du fanservice ! et ça, on adore !

Ici, ce sont trois nouveaux chapitres, pas nécessairement canon, et beaucoup plus courts que ceux de l’histoire principale. C’est la première fois qu’ils sont officiellement traduits en anglais mais le contenu vous sera peut-être familier si vous avez regardé les anime Higurashi Rei et Higurashi Kira. Ce n’était cependant pas mon cas donc tout était complètement nouveau pour moi et j’ai adoré pouvoir, en 2022, continuer cette histoire que j’aime tant, sous le format que je lui préfère, écrite de la main de Ryûkishi07 en personne (ce que j’estime avoir bien mérité après Gou et Sotsu).

Après… qu’est-ce que ça vaut ? Il y a un peu de tout dans Rei : une écriture brillante, des réflexions profondes, mais aussi des moments déjantés, voire vulgaires. Qu’on aime Higurashi pour son histoire, son humour, ou les deux !, on trouve forcément son compte (et c’est un peu tout ce qu’on peut espérer d’un fandisk).

Saikoroshi : le meilleur de Higurashi

Cette histoire se déroule après les évènements de Matsuribayashi, le dernier chapitre de Higurashi. C’est une sortie d’épilogue et, pour vous en parler, je vais forcément devoir vous divulgâcher la fin du visual novel. Il va donc sans dire que si vous ne l’avez pas encore terminé, il vaut mieux pour vous que vous ne lisiez pas les lignes suivantes !

Dans la lignée des deux derniers chapitres du jeu, nous suivons l’histoire du point de vue de Rika, de retour une ultime fois en juin 1983 après avoir été percutée par une voiture. Mais ce fragment est de loin le plus singulier jusqu’ici : aucun conflit n’a eu lieu autour du projet de construction de barrage puisque les habitant·es ont accepté sans trop faire de vagues. Les parents de Satoko sont donc restés en bons termes avec le reste du village, Satoshi n’a jamais disparu, les parents de Rika sont encore en vie, ceux de Re(i)na sont encore mariés, Keiichi n’a jamais déménagé à Hinamizawa, le club ne s’est pas formé, et Rika mène une vie solitaire, à l’écart de la classe. Takano Miyo non plus n’est jamais venue à Hinamizawa et aucune recherche sur le syndrome n’a lieu à la clinique du village.

Quelque part, c’est le monde parfait : aucun des personnages n’a commis de meurtre ou de violence, personne n’est victime du syndrome, et nul ne menace le village qui va de toute façon être submergé, cette fois-ci avec le consentement de ses habitant·es. La seule personne qui ne se sent pas à sa place ici, c’est Rika. Elle n’a plus sa bande d’ami·es, Satoko la harcèle, les habitant·es ne la vénèrent plus et même Hanyuu manque à l’appel.

Dans cette configuration, où toutes les personnes à qui Rika tient le plus n’ont eu à endurer aucun traumatisme, est-ce bien raisonnable pour elle de vouloir perturber le cours de ce fragment pour retourner dans son monde ?

Je suis trop trop contente que ce chapitre existe !!! C’est un scénario presque évident qui méritait d’être exploré et l’écriture est largement à la hauteur des chapitres qui le précèdent. Les enjeux, le conflit interne de Rika, les moments glaçants, l’émouvante conclusion… c’est du Higurashi dans toute sa splendeur.

Et j’apprécie tout particulièrement que, contrairement à Gou et Sotsu (que j’apprécie quand même dans une certaine mesure), l’histoire de Saikoroshi fait suite à Higurashi sans entâcher le canon et complètement dénaturer les personnages.

Rien que pour ce chapitre, je ne peux que conseiller d’acheter Rei, qui fait partie intégrante de l’histoire à mes yeux. C’est aussi un peu l’attraction principale : on en a pour 3 ou 4 heures de lecture et les deux chapitres sont suivants sont beaucoup plus légers, n’ont pas la prétention d’être canon, et durent respectivement ~1h et ~30 minutes.

Hirukowashi : Higurashi sous crack

Ce chapitre se prend nettement moins au sérieux et se base sur le jeu de combat Higurashi Daybreak où deux trésors sacrés du sanctuaire Furude se perdent dans Hinamizawa.

Ici, Rena avale par mégarde le magatama rouge qui va la rendre inconditionnellement amoureuse de quiconque détient le magatama blanc. Le problème, c’est ce deuxième talisman va faire le tour du village, et passer par Tomitake, Takano, Oishi… entre les mauvaises mains, le destin de la Rena pourrait basculer.

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Là encore, on est sur du classic Higurashi, mais le Higurashi bon délire et sans prise de tête des débuts de chapitre quand rien n’a encore tourné au vinaigre. C’est cette ambiance-là, sous stéroïdes.

Aucune doute que le scénario va mettre certaines personnes mal à l’aise, et… à juste titre, parce que Higurashi a la sale habitude de sexualiser ses personnages qui sont, quasiment tous sans exception, des enfants… Donc voir Rena se jeter dans les bras des différents adultes de la série, dont certains prêts à accepter ses avances malgré son jeune âge, c’est discutable voire malaisant mais… ! Je dois dire que… sur l’échelle du malaise dans Higurashi, ce n’était franchement pas méchant.

Les sentiments de Rena sont innocents et évidemment faux, ils ne sont pas réciproques, les situations sont drôles et virent rarement au glauque, Oishi profite de Rena seulement pour ses talents au Mah-jong, la fin est toute mignonne et régalera les fans de Rena et Keiichi… C’est assez sympa à lire.

Par contre…

Batsukoishi : le pire de Higurashi

Ce chapitre, très court mais aussi très pénible, est un condensé de tout ce qui ne va pas dans Higurashi. Je parlais un peu plus haut de la sexualisation des enfants : hé bah on est en plein dedans ! Batsukoishi devait, à l’époque, être l’afterparty de Meakashi, le chapitre 5. Ryukishi07 s’est cependant ravisé, jugeant que le ton était trop différent, trop frivole. Sage décision ! Mais (mal)heureusement, ce fandisk était un bon prétexte pour utiliser malgré tout ce scénario.

Abattu après plusieurs défaites consécutives durant les activités du club, Keiichi se morfond dans sa chambre. C’est alors qu’apparaissent Oishi, Irie et Tomitake pour le donner un regain de motivation. Comment ? On partageant avec lui toutes les situations dégradantes dans lesquelles il pourrait mettre ses camarades si, enfin, il gagnait. Quatre gros porcs partagent donc leurs fantasmes les plus tordus, fantasmes mettant bien sûr en scènes des fillettes qui ont entre 10 et 14.

Ridicule et sale. La fin est vaguement sympa parce que les filles se vengent en imposant leurs propres fantasmes, tous très humiliants pour Keiichi. On termine sur une parodie de la fin d’Onikakushi qui, je l’avoue, m’a fait sourire !! Mais ce chapitre aurait pu rester aux oubliettes sans que je ne verse une larme.


Vous l’aurez compris, il y a du bon, il y a du mauvais, mais pour la qualité de Saikoroshi et le prix dérisoire du fandisk, je ne peux que vous conseiller de vous le procurer.

Mon seul regret, c’est qu’au lieu de deux histoires humoristiques, il n’y en a pas eu au moins une qui soit complètement inscrite dans le genre horreur parce que c’est quand même quelque chose que Higurashi fait très bien. Mais bon ! Je suis quand même contente d’avoir eu quelque chose de quali à me mettre sous la dent après toutes ces années.

Higurashi When They Cry Hou – Rei est disponible sur Steam et MangaGamer à 4,99€ !
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L’automne commence… donc je vais vous parler des anime de cet été !

Quand je pense qu’à une époque, je regardais les nouveautés dès leur sortie, j’écrivais mes reviews dans la foulée,… j’étais au taquet et au début de chaque saison, sans faute, je sortais un article. C’est fou comme les temps changent !!! Là, on est presque à la mi-octobre, et je débarque avec mes petites impressions sur les anime de l’été… Mais je me rassure en me disant que ça sera peut-être l’occasion pour vous de revenir sur des séries que vous avez ratées, ou juste de discuter ensemble de ce qu’on a regardé durant ces trois derniers mois. Surtout que, pour une fois, j’ai suivi pas mal de séries !

Bien sûr, je me devais de continuer Higurashi ! « Gou » nous avait un peu tous et toutes surpris-es en se faisant passer pour un remake alors que c’était bel et bien une suite avec de nouveaux enjeux, de nouveaux fragments, et surtout!, un nouvel antagoniste. Alors, c’est pas demain la veille que je vais considérer une adaptation animée comme canon : Higurashi a déjà une fin, vieille de plus de 10 ans, et elle est très bien ! Pas besoin d’en rajouter ! Mais c’était sympa d’avoir un anime Higurashi soigné, un truc qui a de la gueule pour changer un peu du massacre de DEEN, et surtout, une histoire mieux rythmée puisqu’elle n’était pas contrainte par un scénario déjà existant censé s’étaler sur des dizaines et des dizaines d’heures. Et, franchement, c’était fun de décortiquer les nouveaux arcs, calqués sur les anciens, pour en déceler toutes les subtilités, toutes les différences,…

En revanche, pour ce qui est de « Sotsu », la suite… disons qu’elle aurait pu tenir en un épisode. C’était beaucoup moins divertissant parce qu’il n’y avait plus tant de mystères, et beaucoup moins matière à imaginer plein de théories, puisqu’on savait déjà ce qui était à l’origine de la « malédiction » et qu’on ne faisait finalement que revoir l’intégralité de Gou mais du point de vue d’un autre personnage (une bonne excuse pour recycler masse de scènes…). Très redondant, très peu de surprises, et beaucoup de potentiel gâché avec des personnages majeurs relayés au second plan. Tout compte fait, heureuseeeement que ce n’était que 15 épisodes !

On reste dans les suites avec la deuxième saison de Miss Kobayashi’s Dragon Maid, un anime signé KyoAni, et le premier depuis la tragédie de 2019. Beaucoup d’émotions que de pouvoir lancer le premier épisode, de constater que le studio s’est bel et bien relevé et continue à faire ce qu’il sait faire de mieux : de beaux anime qui réchauffent le coeur.

Une saison aussi douce que la première avec de l’humour, des moments sérieux, plein de bons sentiments et toujours plus de dragons. Moi, c’est tout ce que j’aime, et certes, y’a des épisodes plus « lourds » que d’autres, un fanservice qui peut déranger de temps en temps, mais je trouve que KyoAni a fait de ce manga quelque chose de vraiment touchant et beau, qui déborde d’amour. C’est vraiment ce que je retiens de cette saison : tous ces personnages s’aiment tellement ! Et dans certains cas, c’était pas gagné : ils ont dû apprendre à s’aimer, à se comprendre… Et le résultat, c’est une bande très unie malgré des différences parfois considérables. Alors oui !!! Y’a des gros seins !!! Mais y’a aussi un très joli message sur la tolérance !!! Je ne peux que vous encourager à lui donner une chance.

Et une dernière suite pour la route ! Mais pas des moindres… J’ai regardé IDOLiSH7: Third Beat!, la troisième saison d’un anime que j’adore de toutes mes forces mais que j’avais lâchement abandonné jusqu’à ce que Tama me rende visite et qu’on enchaîne les deux dernières saisons. J’avais effectivement pris beaucoup de retard dans l’anime et ça me décourageait un peu mais je suis ravie d’avoir repris, et, qui plus est, en si bonne compagnie. Pas trop de découvertes au niveau de l’histoire puisque j’avais déjà lu cette partie-là dans le jeu mais j’ai pris tout autant de plaisir à retrouver les personnages, à me moquer gentiment quand l’intrigue est un peu tirée par les cheveux, à lâcher une petite larme quand l’histoire me prend par les sentiments.

Là aussi, comme pour Maid Dragon, je suis qu’on peut avoir des a priori, surtout parce que c’est l’adaptation d’un jeu d’idol sur portable et, on ne va pas se mentir, elles ne sont jamais très réussies. Mais là, l’histoire est remarquablement bien écrite (elle a des défauts mais tout ce qu’il faut pour être divertissante) et elle a été adaptée avec le plus grand des soins : l’intrigue n’est pas charcutée, le charme des personnages est conservé (Ryo est même encore mieux quand il est en mouvement!) et l’animation est super jolie, même pendant les lives, elle fait de son mieux (le passage à la 3D n’est pas toujours facile mais, comparé à d’autres productions, on s’en sort pas mal).

Foncez sans hésiter pour ne pas rater la quatrième saison qui promet d’être croustillante !

En termes de nouvelles séries, j’ai adoré Kageki Shoujo!!, un anime qui suit la 100ème promotion de l’école formant les futures recrues de Takarazuka. Vous n’êtes peut-être pas sans le savoir mais quand j’étais en licence, la revue Takarazuka était mon sujet de recherche pour mon mini-mémoire ! Alors, forcément, j’ai adoré le cadre, et en plus, l’anime est super joli (et inévitablement un peu gay sur les bords), mais ce qui m’a vraiment conquise, c’est l’aspect slice of life que j’affectionne tout particulièrement. Chaque épisode, on suit une autre élève, ce qui permet de vraiment explorer plein de personnages et de dynamiques différentes même si on en revient toujours à la pétillante Sarasa, notre héroïne qui ne manque jamais de se faire remarquer mais qui est terriblement attachante. Attention cependant, ça reste léger !

J’ai vu beaucoup de gens féliciter l’anime de s’attaquer à des problématiques lourdes et, certes, c’est le cas, mais je trouve qu’elles sont traitées de manière assez superficielles et on se retrouve avec des problèmes très graves réglés de manière un peu trop simpliste. J’apprécie que l’anime touche à ces sujets-là mais il ne faut pas trop en attendre non plus au risque d’être déçu-e.

Ce détail à part, gros coup de coeur, et j’attends la suite de pied ferme. Le manga a l’air superbe et avec la sortie immiante du prequel Kageki Shoujo! Saison Zero en France, peut-être que je me tournerai vers la version papier pour patienter.

Et enfin, j’ai bien aimé Vanitas no Carte ! Pourtant, au début, j’avais du mal : l’histoire ne me passionnait pas, j’ai mis du temps à accrocher aux histoires de vampires, de maudits etc. Mais ! Je suis restée pour l’ambiance et les personnages, auxquels on s’attache très vite ! On ne peut bien sûr pas résister à l’ambiguïté entre Vanitas et Noé, Domi est trop cool, on tombe vite sous le charme de Jeanne, Roland me régale,…

Et puis faut dire que je n’ai pas eu ma période Pandora Hearts à l’époque où les gens qui aimaient Black Butler étaient automatiquement fans de ce que faisait Jun Mochizuki donc… je me rattrape. Et je ne suis pas déçue ! J’ai trouvé ça super beau, j’adore les décors (c’est Pariiiis !), les costumes, et, maintenant, je peux même dire que je suis investie dans l’histoire ! Victoire ! Je peux donc maintenant pleinement apprécié cette oeuvre, il ne manque plus que… la saison 2 !!


Alors évidemment, j’ai aussi drop quelques trucs ! Je pensais que j’allais bien m’amuser devant Uramichi Oniisan, d’autant plus que le cast était aux petits oignons, mais… c’était pas si drôle et rien que le premier épisode m’a paru tellement, tellement long ! J’avoue que je ne m’imaginais pas regarder un deuxième épisode de… ça… J’ai aussi tout de suite lâché Godzilla: S.P alors que c’était un des anime que j’attendais avec le plus d’impatience mais je n’ai pas trop accroché au premier épisode et je ne lui ai jamais redonné une chance depuis… Cela dit, y’a quand même moyen que ça se fasse dans un futur plus ou moins proche. Je reste curieuse, c’était juste que j’avais mieux à faire cet été.

Pareil pour Sonny Boy, que j’ai un peu drop un peu à regret : intriguée parce que ça a l’air intéressant et ambitieux, mais comme je n’ai pas été convaincue dès le premier épisode, je me suis pas donnée la peine de continuer. Peut-être un jour.


Pour finir, je vais rapidement revenir sur d’autres titres que j’ai visionnés cet été et qui ne font pas officiellement partie des sorties de la saison mais qui sont arrivés légalement chez nous à ce moment-là.

En juin, les deux films Sailor Moon Eternal sont sortis sur Netflix ! Adaptation de l’arc Dead Moon, que j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder même si, comme beaucoup l’ont déjà pointé du doigt, c’était rapide et on a perdu deux/trois trucs par rapport au manga. C’est souvent comme ça avec les films ! Mais je suis contente de voir ce que ce remake de Sailor Moon est devenu; c’est toujours un plaisir de retrouver les filles, et j’espère qu’on aura la suite dans un futur proche !

On a aussi eu la très attendue deuxième saison de Beastars qui s’était terminée en mars au Japon. Vrai coup de coeur pour la première saison mais moins emballée par cette suite. Très bonne malgré tout, peut-être que la première avait juste placé la barre trop haut car j’ai moins accroché, j’ai mis plus de temps à finir alors que je n’avais fait qu’une bouchée de la S1. Peut-être que c’est le fait de moins voir Haru, ou peut-être que j’ai fait une overdose de Legoshi (je l’adore mais tout l’arc autour de son entraînement ne m’a pas forcément passionnée). En revanche, Louis a vraiment brillé dans cette saison et j’ai tout aimé du développement de son personnage; c’est de loin l’une des choses les plus intéressantes que l’anime avait à offrir. L’autre, c’était tout simplement des réponses. On sait enfin qui a tué Tem et les scènes où on est dans la tête du coupable font partie des meilleures de la saison. Donc conclusion : y’avait du bon, y’avait du mauvais, ça reste solide et je regarderai la suite avec plaisir.

Après presque plus de 8 ans, Evangelion 0.3+0.1 Thrice Upon a Time est sorti, clôturant ainsi la saga Rebuild of Evangelion et marquant la fin de la licence. Je ne vais pas vous mentir : ça n’a pas tout de suite été le coup de foudre, je ne l’ai même pas regardé en une seule fois, mais, depuis que je l’ai fini, je n’ai pas arrêté d’y penser. La fin est une vraie claque : belle et pleine d’espoir, reflet de comment la série et son créateur ont évolué avec les années, et une façon très touchante, à mon sens, d’apporter une conclusion à ce monument de l’animation japonaise.

Et enfin, le mois dernier, Star Wars Visions est arrivé sur Disney+ : 9 courts-métrages par différents studios d’animation japonais. J’estime que le projet a le mérite d’exister parce que c’est intéressant de voir ce que chacun de ces studios, avec leurs styles bien distincts, peuvent faire de cet univers mais… il y a des épisodes moins bons que d’autres. Certains sont caricaturaux et feinéants (on fout des sabres lasers partout, on case un « may the force be with you » et c’est bon, ça fait assez Star Wars non ???), mais d’autres, heureusement, relèvent un peu le niveau et ont créé quelque chose d’intéressant et d’unique qui s’inscrit bien dans l’univers de la saga. Personnellement, je retiens Le Duel de Kamikaze Douga, Les Jumeaux de Trigger (peut-être biaisée à cause de la vibe Promare) et Lop & Ocho de Geno Studio.


Et voilà ! Un été bien rempli, mine de rien ! Très curieuse de connaître votre avis sur ces séries, de savoir ce que vous avez regardé d’autre, et, surtout!, ce que vous regardez en ce moment. Cette saison m’emballe beaucoup moins et je n’ai encore rien commencé mais je suis ouverte à toutes les recommandations !

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Higurashi When They Cry Hou : retour à Hinamizawa après 7 ans !

Alors voilà un article que je ne pensais pas faire puisque… je l’ai déjà fait en 2013 ! « Le sanglot des cigales » est un des tous premiers visual novels auxquels j’ai joué, un des seuls disponibles en français à une époque où il fallait se contenter de traductions amatrices de Saya no Uta et Narcissu. C’est une expérience qui m’a beaucoup marquée et dont je ne me suis jamais vraiment remise, ni lassée ! puisque même après être arrivée au bout de cette longue aventure, j’ai continué à relire l’un ou l’autre chapitre à l’occasion. Mais je n’avais jamais pris le temps de relire Higurashi dans son intégralité et avec la localisation de MangaGamer enfin complétée… je me suis dit que c’était l’occasion de rendre visite aux habitant-es du village d’Hinamizawa.

Avant d’être une série animée relativement populaire produite par Studio Deen en 2006 et reprise par Passione pour une sortie prévue en 2020, Higurashi no naku koro ni est un sound novel, autrement dit, un « roman sonore » où la musique et les sons priment sur le visuel. A cette étiquette se rajoute celle de « kinetic novel », ce qui veut dire que contrairement à la plupart des visual novels auxquels on a été habitué-es, il n’y a pas de choix (ou aucune autre sorte de gameplay) mais une histoire linéaire avec une seule et unique fin.

Son histoire se divise en huit chapitres, vendus séparément et sortis entre 2002 et 2006 lors de différentes éditions du Comiket. Chaque chapitre représente environ une dizaine d’heures de lecture et derrière ce travail colossal ne se cache qu’un modeste cercle d’amateurs dont les membres se comptent sur les doigts d’une main.

07th Expansion, fondé par Ryukishi07 et son frère Yatazakura, a commencé par illustrer le jeu de cartes Leaf Fight avant de se lancer dans la production des « When They Cry » avec Higurashi, Umineko, et, actuellement, Ciconia, mais aussi d’autres visual novels moins ambitieux en termes de longueur, à savoir Higanbana no Saku Yoru ni et Rose Guns Days.

Higurashi nous ramène en juin 1983 dans un village reclus que l’on découvre en même temps que Keiichi, le protagoniste qui a récemment emménagé à Hinamizawa. Avec tout juste deux mille habitants, c’est une communauté très soudée où tout le monde se connaît et s’entraide et, si lui a encore du mal à retenir les visages de chacun-unes, chaque habitant-e qu’il croise l’appelle déjà par son prénom. Heureusement, il s’intègre très vite, en partie grâce à son charisme mais aussi et surtout grâce à ses accueillantes camarades de classe, Mion, Rena, Satoko et Rika.

Il rejoint leur club où, peu importe l’activité, que ça soit un jeu de société, un concours culinaire ou encore une bataille de pistolets à eau, les seules règles sont de se donner à fond pour atteindre la première place (tous les coups sont permis!) et, en cas de défaite, d’accepter un gage peu importe sa nature. Keiichi va donc essuyer quelques échecs humiliants avant de prendre le pli et de pouvoir prétendre se mesurer aux autres membres, mais il n’empêche que chaque jour est passé dans la joie et la bonne humeur et qu’il s’amuse comme jamais auparavant. Rien ne semble pouvoir perturber ce nouveau quotidien marqué par les rires, les chamailleries et le chant des cigales.

Mais alors que le festival annuel honorant la divinité protectrice du village approche, les jours paisibles de Keiichi sont menacés par la « malédiction d’Oyashiro-sama ».

Voilà maintenant quatre ans que chaque année, le soir du festival, un-e « ennemi-e du village » est retrouvé-e mort-e et que, quelques jours après, une autre personne disparaît sans laisser de traces, ce qu’on appelle « se faire enlever par les démons » dans le jargon local. Si chaque affaire a été résolue et que, d’après la police, elles n’ont pas de lien entre elles, on ne peut s’empêcher de se demander ce qui se cache derrière cette série de malheureuses « coïncidences », et surtout, si la « malédiction » va frapper une cinquième fois…

Mystère, psychologique, horreur,… c’est les catégories où on serait tenté de le ranger. En effet, Higurashi est connu pour faire peur et pour mettre ses personnages « moe » dans des situations gores. Les images de l’anime qui sortent en premier sur un moteur de recherche montrent les protagonistes avec des visages ensanglantés déformés par la folie, munis d’une hache ou d’une batte de baseball, éventrés et gisant dans une marre de sang en train de se faire picorer les organes par des corbeaux… et autres joyeusetés ! Et il est vrai que les premiers chapitres sont dans ce goût-là.

Si chaque chapitre dure, comme on l’a déjà établi, une dizaine d’heures, les trois premières environ sont toujours placées sous le signe de l’insouciance et nous font prendre part à toutes les activités endiablées du « club ». Des heures qui peuvent parfois paraître un peu longues tant on passe de temps sur lesdites activités (qui ne sont pas toujours passionnantes) mais quand, soudain, l’ambiance change du tout, le choc n’en est que plus grand.

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