Publié dans Chronique

En vrac : Visual Prison, Yakuza, Hannibal, etc.

Celles et ceux qui sont là depuis vraiment très longtemps, vous vous souvenez des articles où parlais de plein d’oeuvres sans rapport les unes avec les autres et que j’appelais ça un « vrac » ? C’est l’ancêtre de mes articles Slice of Life, et comme aujourd’hui, je ne suis pas vraiment là pour vous raconter ma vie mais que je ne suis pas non plus très inspirée pour un titre, j’ai pensé qu’il était approprié pour le vrac de faire un petit come-back.

Contrainte par le temps d’espacer un peu plus mes articles, j’ai dû mettre un terme à ma longue tradition d’écrire systématiquement sur tout ce que je regardais, lisais, écoutais,… C’est une bonne comme une mauvaise chose. D’un côté, je ne vous cache pas que ça m’a enlevé une certaine pression : j’en arrivais parfois à repousser le moment où je terminais une série ou un jeu parce que je savais que j’allais « devoir » écrire dessus. Maintenant, je me prends moins la tête, je m’autorise à faire des trucs sans prendre des notes. Mais… d’un autre côté, ça m’embête de ne plus avoir une trace de ce qui m’a marquée, de partager de moins en moins de choses avec vous…

Je vais essayer de m’y remettre doucement, sans trop me prendre la tête.

https://youtu.be/e0VRtRYoEuo

Evidemment, je regarde Visual Prison… Comment aurais-je pu passer à côté de cette daube presque radioactive tant elle dégouline de kitsch et d’edginess ? C’est d’ailleurs le seul anime que je suis cette saison mais je pense qu’il se suffit à lui-même.

Pensée par le créateur d’UtaPri, l’histoire met en scène des vampires appartenant à des groupes de musique et s’affrontant lors du fameux « Visual Prison », un évènement où chacun présente sa plus belle chanson à la « Lune écarlate » dans l’espoir de gagner et d’amasser plus de pouvoir grâce à des petits cristaux rouges qui font office de récompense. Bref ! Comme vous pouvez vous en douter, c’est éclaté, ça n’a pas de sens, mais ça vous parlera si vous avez eu une période visual kei il y a 10 ans. Perso, j’adore cette esthétique et j’adore que l’anime ne fasse pas les choses à moitié : on tape dans tous les clichés au niveau des thèmes (la différence, le deuil), on mentionne Satan, on frôle la frontière avec l’inceste, et, évidemment, on a le droit à des scènes homoérotiques où on suce le sang de ses potes.

Y’a rien de plus divertissant et, en plus, la musique est franchement bonne (j’estime que l’opening est d’ores et déjà iconique ne serait-ce que pour sa transition vers le « aaaaaaaAAAAA »). Si vous tentez, ne vous arrêtez surtout pas au premier épisode qui, il faut bien l’admettre, est vraiment bordélique et pas du tout convaincant. Heureusement, l’histoire ne tarde pas trop à devenir croustillante ! A l’épisode 3, j’étais déjà à fond.

Je ne sais plus si j’ai déjà eu l’occasion de le mentionner mais, suite à des conseils avisés, je me suis lancée dans Yakuza avec Kiwami, le remake du tout premier jeu de la série, sorti près de 10 ans plus tôt.

On est sur un jeu d’action-aventure avec de la BAGARRE, un peu loin des visual novels dont je vous parle d’habitude donc je ne suis même pas sûre qu’un article vous intéresse mais, en ce qui me concerne… un coup de coeur !! Entre temps, j’ai joué à Yakuza 0 et je joue en ce moment même à Kiwami 2.

C’est très story-based, des personnages excellents, un bon équilibre entre des histoires sérieuses et des quêtes secondaires perchées… et, surtout, qu’est-ce que ça me donne envie de retourner au Japon !!! Les quartiers de Kabukichô et Dôtonbori sont reproduits avec un très grand soin et j’ai hâte de jouer aux autres opus pour continuer ce voyage.

Je ne sais pas encore si j’y consacrerai un article parce qu’on est un peu en dehors de ma zone de confort donc j’ai peur de ne pas réussir à bien en parler mais, en tout cas, je recommande chaudement.

Un peu après tout le monde, je me suis aussi mise à Hannibal ! Série en trois saisons qui s’est terminée en 2015, déjà ! Si vous ne l’avez pas vue, vous connaissez au moins sûrement de nom ; en revanche, ce que, personnellement, j’ignorais, c’est que c’est un prélude et une adaptation de Dragon rouge, le premier livre de la tétralogie Hannibal Lecter.

J’y ai retrouvé beaucoup de choses que j’avais aimé dans Killing Eve, notamment cette dynamique homoérotique où les deux protagonistes se tournent autour à défaut de pouvoir s’entretuer. Ce duo n’est cependant pas la seule force de la série : la mise en scène est aux petits oignons, l’histoire nous tient tout le temps en haleine, les acteur·ices sont au top, et même si le scénario se perd un peu en court de route au début de la saison 3, il se relève admirablement pour une excellente adaptation du film de 2002 et un final exceptionnel.

Je sais que nombre de fans (et même l’équipe !) aimeraient une suite mais cette conclusion était parfaite, sans fausse note, et, à mon humble avis, la meilleure manière de dire au revoir à la série.

J’essaie aussi de me remettre un peu à la lecture de manga, et ça tombe bien !, parce que j’ai reçu un titre qui était dans ma wishlist depuis un moment :

I Don’t Know How to Give Birth, un manga autobiographique de Kazama Ayami qui retrace sa grossesse en tant que nerd qui ne se sent pas tout à fait adulte et qui n’a qu’une vague idée de ce qu’être mère implique.

J’ai bien aimé parce que je suis une grande amatrice de tout ce qui est autobiographique et c’est raconté avec beaucoup d’humour mais… ! Je reste mitigée…

En tant que personne susceptible d’un jour être enceinte, j’ai trouvé plein de choses très intéressantes dans son récit mais aussi perturbantes. Outre le fait que les pratiques du personnel médicales étaient parfois douteuses et absolument pas remises en question (au hasard : appuyer sur le ventre de l’autrice pendant l’accouchement, chose maintenant interdite en France), j’étais un peu déconcertée par le fait que Kazama avoue avoir fait un enfant simplement parce que son mari en voulait un.

Son histoire a le mérite d’être honnête mais c’était presque triste de voir tout le mal qu’elle se donne pour tomber enceinte (elle a même dû passer par une fécondation in vitro) en se posant seulement très tard dans le processus la question du pour « quoi » et pour « qui » elle fait ça. Sa conclusion sera finalement qu’elle n’a pas besoin d’une raison, c’est juste son « instinct de mammière femelle »…

Mais bon, c’est son vécu et ça reste intéressant d’avoir ce genre de témoignage, d’autant plus qu’il y a des moments vraiment drôle et « relatable » (première chose qu’elle fait après l’accouchement ? lancer ses gacha games).

Niveau musique, je pourrais vous parler de plein de choses mais un seul album me fait réellement vibrer en ce moment et c’est, sans surprise, Blue Banisters, de Lana del Rey. Je ne pensais pas qu’il sortirait vraiment, et je pensais encore moins qu’il allait surpasser, et de loin!, Chemtrails over the Country Club sorti quelques mois plus tôt… et pourtant !!! Lana nous régale avec des mélodies réconfortantes, des paroles pleines de poésie, des textes beaucoup plus touchants et personnels que dans COTCC, quelques titres qu’on connaît depuis longtemps qu’elle partage enfin officiellement, perso, chaque chanson me parle, me transporte, me transcende,… je l’adore et je ne jure que par cet album.

Dur d’en choisir une seule dans le lot…

…donc j’en mets deux !!!

En ce moment, je joue aussi à Cooking Mama: Cookstar sur Switch… Ca non plus, pas sûre d’en faire un article, bien que sa sortie chaotique mériterait qu’on y consacre quelques paragraphes. Le jeu en lui-même, par contre ? Pas tant à dire dessus.

C’est sympa, ça me détend que les recettes soient un peu courtes et répétitives même si je devrais sans doute considérer ça comme un défaut, et j’apprécie qu’il y ait un mode végétarien.

Par contre, le jeu a cruellement perdu de son charme, et, si on joue sur une Lite, on est un peu limité au niveau des mouvements (j’ai aussi eu l’occasion de jouer avec les joycons et c’est quand même un peu plus dynamique).

On peut personnaliser sa cuisine, on débloque de nouvelles couleurs pour notre matériel et on peut changer la tenue de Mama ainsi que la couleur de peau de notre personnage, ce qui est chouette, mais je regrette qu’on n’ait pas la possibilité de débloquer de nouveaux cadres et filtres pour nos photos.

Car c’est quand même ça la grande nouveauté de cet opus, bien mise en avant sur la jaquette : la dernière étape de chaque recette, c’est maintenant de prendre un joli cliché pour Instagram (« Don’t forget to tag Mama! »). Ce qui est dommage, c’est que pour la mise en scène, on alterne entre les quatre même endroits (la cuisine de mama, un diner, un resto chic, et un pique-nique), ce qui fait que même en travaillant et en personnalisant à fond ses photos, elles finissent par toutes se ressembler.

Mais bon, mon plus gros problème avec Cookstar reste la tentation de jouer sans le son tant Mama me tape sur les nerfs. Dans un effort désespéré de rester dans l’ère du temps, elle lâche des « Pic or it didn’t happen! », « You’re insta-famous! » et j’en passe des meilleures, dont l’occasionnel « SUGOI NE! »… A chaque fois, mon visage se tord en une drôle de grimace et l’image de « How do you do, fellow kids? » me vient systématiquement en tête. Le pire, c’est qu’elle ne se tait jamais !!!

Enfin, si vous avez joué à l’original, merci de me dire si le compte-à-rebours est aussi intraitable dans vos souvenirs… Dans Cookstar, il me botte le cul, et je n’avais pas l’impression d’être aussi maltraitée sur DS, mais peut-être que ma mémoire me fait défaut.

Je vais terminer avec quelques mots sur la sixième saison de Riverdale… Elle vient de commencer et la saison débute sur cinq épisodes spéciaux se déroulant dans l’univers alternatif de « Rivervale » et même si, pour l’instant, on en a vu que deux épisodes, je suis là pour en dire du bien… parce que si je ne le fais pas, qui le fera ?

Riverdale n’attire plus autant de spectateur·ices qu’avant, et peut-être qu’il l’a un peu cherché : la série peine à se renouveler, les intrigues sont de plus en plus tirés par les cheveux, les personnages sont mal écrits… Moi, j’aime toujours autant !!! Je continue à croire que c’est un bon divertissement et plus c’est absurde, plus j’aime.

Et là, j’ai l’impression que tout le monde déteste la direction que prend la série avec Rivervale, alors que je suis à fond pour la première fois depuis longtemps : on a une ambiance un peu plus « horreur », qui tire son inspiration de plein d’oeuvres chouettes (Midsommar, Evangelion!!!!!!, La Llorona), les couples ont un peu été chamboulés pour la première fois depuis le début de la série (et je préfère largement ces nouveaux pairings) et l’histoire est… fun. Ce qui est un peu tout ce que je demande à Riverdale. Oui, c’est toujours claqué au sol, mais l’excuse de l’univers alternatif permet de vraiment s’éclater et prendre plein de libertés par rapport au paranormal et, aussi et surtout!!, aux décès des personnages principaux donc… on s’amuse, on s’amuse ! Et j’ai hâte de voir les prochains épisodes.


Et voilà, je n’ai pas couvert tout ce dont je voulais parler mais c’est quand même un bon début. N’hésitez pas à venir discuter de ce que j’ai mentionné dans les commentaires, à me dire quels article vous voulez voir sur le blog, ou même à me recommander vos récents coups de coeur !

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Je veux me battre avec Animal Crossing: New Horizons

Qui se souvient de ce jeu ? Pas moi ! Et pourtant, il va à peine fêter son premier anniversaire. Sorti pile au bon moment, à l’aube d’un confinement où on avait tous et toutes le loisir de se plonger dans ce nouvel opus, Animal Crossing: New Horizons, une des sorties Switch les plus anticipées, avait tout pour être un succès. Mais en ce qui me concerne, ce n’est ni plus ni moins que 60€ très mal dépensés.

Dans cet article, je vais revenir sur ce que j’aime bien, mais surtout sur ce que j’aime moins, dans ACNH. Cet article n’a pas pour vocation d’être une review complète ou objective… il y aura de la mauvaise foi, j’écris avant tout pour extérioriser ma frustration, et je ne vais pas m’embêter à commenter tous les aspects du jeu non plus. Aujourd’hui, le but, ce n’est pas de présenter le jeu et de donner mon avis dessus, c’est juste de cracher dessus. Maintenant qu’on est d’accord là-dessus… c’est parti !

Mon ~histoire~ avec Animal Crossing

Un peu de contexte avant d’entrer dans le vif du sujet… Je me considère comme une fan de la série et j’ai acheté la plupart de mes consoles Nintendo dans le seul but de jouer à Animal Crossing. C’est d’ailleurs le cas de la Switch, que je calculais à peine… jusqu’à ce que New Horizons soit annoncé. Les trailers étaient prometteurs, j’étais au max de la hype et je l’ai acheté le jour de sa sortie.

Si je raconte tout ça, c’est pour montrer que je ne partais pas pessimiste, que j’ai accueilli ce jeu à bras ouverts, mais que, n’étant pas une néophyte, je l’ai aussi inévitablement comparé à ses prédécesseurs. Voilà qui vous aidera peut-être à encore mieux comprendre mon avis quand je vous le donnerai… mais avant ça ! Encore une chose…

Quoi de new dans New Horizons ?

Animal Crossing, c’est un simulateur de vie, c’est un jeu qui n’a pas de fin, et, aussi longtemps qu’on ne s’en lasse pas, il y a toujours quelque chose à y faire. Mais ça existe depuis le tout début des années 2000 maintenant ! ça date ! On pourrait avoir l’impression d’avoir fait le tour de la question… Donc à chaque nouvel épisode, la saga se doit de se renouveler un peu. Sur Wii, on pouvait aller en ville ! Sur 3DS, on pouvait aussi aller en ville, mais en plus!, on était maire-esse ! Et maintenant, sur Switch, on est carrément à la tête d’une île. Île qu’on peut personnaliser à fond : on peut fabriquer toutes sortes de meubles et d’objets, on peut aller chercher les matériaux nécessaires sur d’autres îles et, surtout!, on peut terraformer!, c’est-à-dire qu’on peut créer des chemins, des falaises et des rivières. Trop bien, non ? Sur le papier, on adore. Mais en pratique… oooh, en pratique! rien que d’y penser… je vois rouge…

Ce que j’ai bien kiffé

On va commencer par le positif. Je vous rassure, ça ne va pas nous prendre beaucoup de temps.

Dans mon article consacré à New Leaf, l’opus sur 3DS, je faisais la liste des choses que j’aimerais bien voir dans le prochain jeu, et certaines de mes prières ont été entendues !

  • On peut désormais choisir où les villageois-es s’installent. Encore mieux ! On peut quasiment choisir nos villageois-es. Lorsqu’on place une parcelle, on a quelques jours pour soit laisser le hasard faire les choses, soit partir en quête d’un-e villageois-e qui nous plaît. On peut faire le tour des îles jusqu’à trouver une tête qu’on aime bien, proposer à un-e campeur-euse d’emménager, s’arranger avec d’autres joueur-euses pour récupérer un-e de leur villageois-e sur le point de déménager, faire venir un-e nouvel-le habitant-e grâce à une carte Amiibo,… Si on s’y prend bien, et qu’on a de la patience, on peut trier ses villageois-es sur le volet. En ce qui me concerne, j’ai pu réaliser mon ~rêve~ : une île entièrement constituée de cerfs.
Le gang.
  • On a un inventaire un peu plus grand. Faut payer pour, et c’est toujours pas assez parce qu’on a beaucoup plus de choses à transporter que dans les jeux précédents, mais bon, on a quand même un peu gagné en place et on peut accumuler certains objets.
On se retrouve quand même souvent avec les poches pleines et, par extension, avec des plages qui servent de décharge… mais tout est question d’organisation…
  • On peut choisir notre couleur de peau ! Et même notre coupe et nos yeux. Pour avoir un maximum d’options au niveau des coiffures et de leurs couleurs, il faut… payer… mais plus besoin de débloquer Ginette et son salon pour personnaliser son avatar. Un miroir et c’est réglé !

Et parmi les autres nouveautés sympas…

  • En 8 ans, les graphismes ont connus une amélioration considérable. C’est beau, y’a rien à dire.
  • On a un smartphone ! Avec des applications (la carte, la liste des insectes et poissons capturés, nos motifs,…), une coque personnalisable (à condition de payer, bien sûr) et la possibilité de prendre des photos ! Avec des filtres ! Je m’en suis finalement pas servi des masses, mais c’est sympa !
  • Deux nouveaux outils bien pratiques : la perche (pour traverser les rivières) et l’échelle (pour escalader les falaises).

Et en six points… on a fait le tour. Point bonus parce que je suis d’humeur généreuse :

  • Rosanne
L’entendre chanter sur la place du village était souvent ma seule raison d’allumer ma console.

Maintenant…

Ce qui me fait péter un plomb

  • Le mode Remod’Île… qui permet donc de terraformer et de remodeler son île comme bon nous semble… c’est une bonne idée, et c’est ce que rêvaient de faire nombre de joueur-euses depuis longtemps. Mais personnellement, je n’ai pas ni la patience ni la créativité requises pour faire une belle île. Je pose deux motifs au sol et je suis déjà saoulée. J’essaie de faire une falaise mais ça ressemble à rien. Tout ce que je touche se transforme en grosse merde. Merci de nous avoir donné autant de liberté mais c’est une trop grande responsabilité pour moi, j’ai complètement niqué mon île. Et ça ne rend pas l’expérience agréable pour moi : essayer de faire une belle île n’était pas un challenge motivant, juste une source de frustration.

Typiquement, dès que j’essaie de faire un truc, un chemin par exemple!, quelque chose vient me gêner au bout de quelques minutes (voire secondes!!!). Ici, un arbre. Je pourrais le couper ! Mais non. Ma hache vient de se casser. Et si je veux en faire une nouvelle, je dois aller chercher des matériaux et/ou courir jusqu’à l’établi le plus proche pour la construire. Et une fois que ça, c’est fait, je n’ai plus envie de continuer mon chemin de merde ! Ce jeu me fatigue et à chaque fois que je tente quelque chose, en vain!, je perds la tête et dans mon cerveau il n’y a plus rien d’autre que le rat qui danse sur Ameno, représentation visuelle de moi qui sombre dans la folie parce que ce jeu me pousse à bout. Sans vouloir être dramatique, bien sûr !

  • Et donc crafter aussi, c’est sympa, ça permet d’avoir plein d’objets super beaux, mais, ça aussi, ça me fatigue. Et le plus gros problème, ce n’est même pas que je passe plus de temps à refaire mes outils qu’à construire des meubles que j’aime, et ce n’est pas non plus que je n’ai jamais la patience de rassembler les matériaux!, c’est que… j’ai que des plans de merde. Parce que pour construire des objets, il faut des plans de bricolage. Ces plans, ils sont dans des bouteilles échouées sur la plage, dans des ballons, offerts par des habitants,… c’est du hasard, c’est de la chance, et moi, je n’en ai pas ! Je tombe que sur des trucs moches ou que j’ai déjà, et à chaque fois que j’ouvre une bouteille pour y découvrir le même putain de plan pour un banc tronc, ma haine pour New Horizons s’intensifie.
  • En règle générale, tout prend trois plombes. On peut crafter qu’un objet à la fois. Voyager implique plein d’écrans de chargement. Ecrire une lettre est une vraie plaie. Il faut avoir 30 minutes devant soi pour acheter des Nook Miles Tickets. Rien que lancer le jeu, avec Marie qui parle pour ne rien dire, me coupe toute envie de jouer.
On ne peut qu’abandonner quand on voit l’ampleur des travaux. Et en plus, je suis en slip.

Après, ça, j’ai bien conscience que ça ne concerne que moi. Les gens avec un temps d’attention moins réduit que le mien, qui n’ont pas la patience d’un-e enfant, et qui sont doté-es de l’imagination nécessaire pour exploiter tout le potentiel du mode Remod’Île, ne verront pas nécessairement ces points-là comme des défauts rédhibitoires.

Par contre, pour ce qui est des points suivants, je pense qu’on peut s’accorder à dire que Nintendo nous provoque !!!

  • A mon sens, ce qui fait le plus défaut au jeu, ce sont les mises à jour. En effet, le jeu n’était pas complet à sa sortie : les nouveaux contenus arrivent au fur et à mesure grâce à des mises à jour gratuites. Alors… pourquoi pas ! C’est la garantie que même après sa sortie, le jeu aura toujours des nouveautés à offrir, et comme ça, on ne risque pas de se lasser trop vite. Le problème, c’est que les mises à jour sont trop espacées et souvent décevantes. On a moins de contenu que dans New Leaf et même que dans Pocket Camp (le jeu mobile). On a eu la plongée très tard, alors qu’elle était là d’office dans New Leaf, on attend toujours certains bâtiments (comme le café!) sans lesquels l’île fait bien vide comparé au précédent opus qui avait une rue commerçante entière à proposer. On a moins d’objets que dans Pocket Camp, et les villageois-es ont beaucoup moins de possibilités d’interaction avec les installations que sur mobile. Il n’y a plus aucune activité à faire avec ses ami-es quand on joue au mode en ligne. Bref. Frustrant d’avoir pour seules mises à jour la possibilité de poser son cul par terre ou d’avoir un évènement plié en 20 minutes où il faut récolter des tampons au musée.
  • Il faut faire un sacrifice humain pour espérer voir Rounard (et certains autres personnages spéciaux) sur notre île.
  • Les villageois-es sont super lisses et il faut vraiment leur parler régulièrement et attendre un bon moment pour qu’iels changent de disque et commencent à avoir un semblant de personnalité.
  • Personnellement, je suis saoulée de devoir farm des Nook Miles pour payer le moindre truc.
  • Les îles désertes perdent rapidement leur intérêt à partir du moment où on a accumulé des ressources et qu’on n’a pas besoin de faire la chasse aux villageois-es.
  • Les fleurs sont incontrôlables !!!!!!!!!!!!!!!!!

Le résultat, c’est que je n’ai pas touché au jeu depuis octobre et qu’aucune des récentes mises à jour ne risque d’y changer quelque chose. La dernière en date n’a aucun intérêt si on ne possède pas de cartes Amiibo… d’acc… super… merci pour rien !!!

Je sais que mes sentiments de déception et de frustration sont partagés, je connais plein de gens qui ne jouent plus qu’une fois tous les 36 du mois, et, à ce stade, je ne sais pas trop ce que ce jeu pourrait faire pour nous faire revenir. Peut-être qu’il n’est juste pas fait pour nous.

Mais bon ! Malgré tout ce qu’on peut en dire… tout le monde a acheté ce jeu, et vous aussi!, c’est sûr ! Donc n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, si vous y jouez toujours ou pas, si vous avez été déçu-es ou non, et, si jamais une marque de sel passe par là et veut me sponsoriser, c’est dans les commentaires que ça se passe.

Publié dans Jeux

Catherine Full Body (et full transphobie aussi !).

J’ai une habitude, parfois bonne, parfois mauvaise, qui consiste à me lancer dans des jeux sans trop savoir de quoi ils parlent. C’est pour que la surprise soit complète, pour commencer sans a priori, pour éviter des déceptions dans l’éventualité où j’aurais imaginé quelque chose de différent en me basant sur des trailers ou même juste des résumés… Je ne regarde et ne lis donc jamais à rien à propos des jeux qui m’intéressent. Ils m’intéressent parce que je fais confiance à celles et ceux qui en ont dit du bien, parce que j’aime les visuels, parce que je sais que le jeu a une bonne réputation et une grosse communauté et que ça me rend curieuse,… De temps en temps, pour certains titres, j’ai quand même une idée, plus ou moins vague, de quoi il en retourne, mais si possible, j’aime bien y aller à l’aveugle.

C’était le cas avec Catherine. C’est un jeu intitialement sorti sur PS3 et Xbox 360 en 2011… il se fait donc un peu vieux, assez pour avoir eu le droit à un soft remake sur PS4 et Switch tout récemment ! Catherine Full Body est sorti l’année dernière à la date stratégique du 14 février sur Playstation et s’est invité chez Nintendo au mois de juillet dernier. Au Japon comme à l’étranger, l’original a été un succès commercial à sa sortie qui a même été récompensé à une ou deux reprises. Je le connaissais donc de nom et de visu ; développé par Atlus, il est le produit d’une équipe avec d’assez bons CV et on retrouve notamment, Shigenori Soejima au chara design, chara design qui m’avait tapé dans l’oeil à l’époque et qui a une fois de plus fait ses preuves avec Full Body. J’aimais beaucoup les illustrations, l’image de Catherine m’intriguait depuis des années maintenant et le concept avait l’air sympa. Mais ce que je savais se limitait au dilemme du protagoniste, Vincent, tiraillé entre deux femmes : Katherine, l’image d’une relation sérieuse et sur le long terme, et Catherine, qui représente une relation moins prise de tête, une aventure, un coup d’un soir.

Je ne savais même pas exactement quel genre de jeu c’était… Hé bien, si comme moi, vous ne vous étiez jamais trop penché-es dessus, il se trouve que c’est un jeu de réflexion avec des puzzles. Chaque soir, Vincent est torturé par des cauchemars où des moutons se bousculent pour arriver au sommet d’une tour qui semble sans fin et qui s’écroule sous leurs pieds s’ils ne sont pas assez rapides. C’est sous cette forme que se présente les puzzles qui constituent le gameplay : il faut déplacer des blocs pour se frayer un chemin jusqu’au sommet d’une tour avant qu’elle ne s’écroule et sans se faire prendre dans les différents pièges et attaques de boss quand il y en a. Il y a des items par-ci par-là pour nous faciliter la tâche et de l’argent qui traîne pour en acheter si jamais on n’a pas la chance de tomber dessus. A la fin, on reçoit un score en fonction du temps qu’on a pris à atteindre notre objectif, des dégâts qu’on a pris et des items qu’on a récupérés. Mais le cauchemar ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée puisque quand Vincent se réveille, Catherine est systématiquement en nuisette dans son lit et tout porte à croire qu’il fait des infidélités à répétition à Katherine bien qu’il n’en ait aucun souvenir.

Entre les puzzles, il y a donc de nombreuses scènes d’animation en 2D et de cinématiques en 3D qui permettent au scénario d’avancer en montrant les galères de Vincent dont la copine commence à parler mariage et bébé et dont la maîtresse menace sans arrêt de rendre leur relation publique. Pendant ces scènes de storytelling, des choix s’offrent parfois aux joueur-euses et ils déterminent si le protagoniste tend plus vers la liberté ou vers l’ordre (ce qu’on peut voir à l’aide d’une jauge). Ces choix vont influencer le monologue interne de Vincent et orienter le scénario vers une des huit (treize, dans le remake) fins du jeu.

Juste avant d’aller se coucher, Vincent passe toujours un moment au Stray Sheep, un bar où les joueur-euses peuvent interagir avec d’autres personnages, répondre à des appels et à des sms (et occasionnellement recevoir des photos un peu coquines), boire (et débloquer des anecdotes sur un alcool de son choix après chaque verre) et même jouer à jeu d’arcade.

La principale nouveauté de Full Body, c’est l’addition d’un nouveau personnage qui répond au nom de Rin. Elle est introduite dès la première scène du jeu alors qu’elle essaie d’échapper à une menace inconnue et qu’elle percute Vincent, qui la sauve alors de ce mystérieux agresseur et va même jusqu’à lui trouver un travail et un logement en attendant qu’elle recouvre la mémoire (même quand je fais l’effort de jouer à autre chose qu’un otome game, je n’échappe pas aux héroïnes amnésiques).

Et c’est là que mon habitude dont je vous parlais de plus tôt peut être qualifié de mauvaise. C’est là que je regrette de ne pas m’être renseignée avant de donner de l’argent au studio, c’est là que je m’en veux de ne pas m’être attardée sur la controverse qui avait eu lieu à la sortie des premiers visuels du remake. La raison, elle est dans le titre de l’article, mais vous en dire plus va m’obliger à spoiler le jeu et va aussi éventuellement nécessiter un trigger warning pour la transphobie qui va être évoquée.

Ce n’est même pas la première fois qu’Atlus fait le coup ! Déjà, il faut dire que la boîte n’est pas connue pour être très LGBT-friendly et elle n’est pas non plus réputée pour son traitement exemplaire de ses personnages féminines… c’est même tout le contraire ! On en a eu des exemples dans certains jeux Persona et j’ai d’ailleurs parlé de ce que j’ai moi-même pu constater dans le 5 à l’occasion d’un article dédié.

Et justement, il se trouve que dans sa toute première version, Catherine comptait déjà le personnage d’Erica dans son cast principal. Serveuse au Stray Sheep, elle connait Vincent et sa bande depuis le lycée et se joint régulièrement à leurs conversations (ce qui est toujours rafraîchissant puisque c’est la seule avec un peu de bon sens). Elle entretient aussi une petite amourette avec la dernière recrue du groupe, Toby.

A force de sous-entendus plus ou moins lourds, on finit par comprendre qu’Erica est une femme transgenre. Si ces insinuations peuvent passer au-dessus de la tête de certain-es, le jeu en fait une punchline dans une des fins où Toby découvre qu’Erica se faisait appeler par un autre prénom au lycée (twist présenté comme hilarant avec un Toby dépité qui demande à ce qu’on lui « rende sa virginité »…).

A noter aussi qu’Atlus se plait à utiliser le morinom (ou deadname, en anglais) d’Erica dès que l’occasion se présente : dans le générique, dans le manuel du jeu, dans l’artbook… Choix curieuse puisque les joueur-euses ne la reconnaissent de toute évidence pas sous ce nom (utilisé à une seule fois de tout le jeu) mais qui en dit long sur les positions d’Atlus quant à la transidentité.

Son traitement est le même dans Full Body mais, pour en rajouter une couche, il y a une happy end où elle n’a même jamais entamé sa transition. Si le jeu ne dit pas explicitement que c’est l’issue idéale pour elle et n’exclut pas la possibilité qu’elle transitionne encore dans le futur, ce scénario s’inscrit dans une fin où les personnages sont censés avoir une « meilleure vie » après un voyage dans le passé destiné à améliorer leur futur à tous-tes, posant une nouvelle fois la question des intentions d’Atlus.

Atlus à qui ça ne suffisait pas de malmener un personnage secondaire !, ils ont décidé de remettre ça à l’occasion de Full Body avec… Rin, justement. Une « tentation » de plus pour Vincent qui avait déjà bien du mal à se décider entre deux femmes et qui a maintenant un nouvel échappatoire à ses responsabilités d’adulte en Rin. Elle l’accepte complètement, lui répète sans cesse à quel point il est génial et ne s’embarrasse pas des conventions. En effet, elle ne se préoccupe pas de ce qu’on peut penser de sa collection de jouets et autres objets enfantins, et ça conforte Vincent dans l’idée que personne ne devrait pouvoir lui dire ce qu’il doit faire de sa vie. Le problème, c’est qu’un beau jour… il la voit nue.

Et là, on tombe dans la vieille trope fatiguée et insultante du « trap » dans toute sa splendeur : Vincent a un choc, il panique un peu, il se sent trompé et ne cache pas son dégoût quand, lorsque Rin l’approche, il la rejette d’un geste brutal qui la fait tomber en arrière. Après quoi, Rin part en courant, les larmes aux yeux, et on ne la revoit plus jamais… Sauf si, bien sûr, on est sur sa route! alors là, on apprend qu’elle est un « ange », et par ange, Atlus veut dire « alien » !

Sa famille ressemble à… ça.

Comme si Erica ne leur suffisait pas, ils ont poussé le vice jusqu’à faire une storyline entière sur le sujet… et le message qui en ressort est franchement révoltant et… tellement, tellement arriéré. Avoir déjà un personnage trans traité comme l’est Erica, c’est grave, mais récidiver !, presque dix ans après, en se donnant la peine de faire un nouveau jeu, juste pour rajouter un nouveau personnage, humilié et traité comme un extraterrestre… c’est quoi, si ce n’est de l’acharnement ?

Alors après, on peut tourner ça comme on veut, justifier le personnage de Rin en disant qu’il ne se veut pas trans, juste « travesti », c’est d’ailleurs pour ça qu’on le genre au masculin une fois la « vérité » révélée ! Mais Atlus ne brille pas par sa représentation des minorités, et le choix des couleurs du drapeau de la fierté transgenre pour le chara design de Rin est d’un hasard peu probable, sans parler de l’image de promo qui suggère que Rin a « quelque chose à cacher » sous sa ceinture et du favicon du site officiel…… que voici.

Même si toute transphobie était involontaire, le studio a fait toute la promo du jeu sur une trope qui porte préjudice aux personnes transgenres et même en mettant toutes ces considérations à part, l’histoire de Rin est de toute façon… bête. Est-ce que cette histoire d’aliens nécessitait vraiment un remake ?

plus de spoilers à partir de là

Alors certes, nombreux sont les jeux qui contiennent des éléments dits « problématiques » et, dans mes reviews, je déplore souvent le fait d’être obligée de devoir passer outre le sexisme (par exemple) de certains titres pour pouvoir en apprécier les autres aspects plus positifs. Là, en revanche, la transphobie est la base même du remake… Même si on le voulait, on pourrait difficilement en faire abstraction puisqu’un des personnages centraux incarne un cliché transphobe.

En ce qui me concerne, j’ai du mal à concevoir qu’on puisse apprécier le jeu malgré ce problème omniprésent et pourtant… peu de reviews en font mention et, au mieux, l’évoque mais comme un « défaut » dont on regrette la présence, « c’est dommage mais bon ! ». Les critiques du jeu sont d’ailleurs toutes assez positives, ce qui me surprend parce que même sans être sensible aux questions de transidentité, je trouve le jeu… vraiment pas terrible.

Déjà… l’histoire ne vole pas bien haut. Le jeu aurait pu proposer des réflexions intéressantes sur les relations homme-femme, sur le mariage, l’engagement, la vision traditionnelle du couple hétérosexuel, bref, des thèmes qui auraient pu être intéressants ! Mais Catherine est très vieux jeu dans sa vision du couple où le mariage revient à perdre sa liberté, où les femmes sont acariâtres quand elles commencent à parler d’engagement et où c’est trop compliqué pour les femmes et les hommes de se comprendre.

En plus, on tourne vite en rond… je me suis ennuyée pendant les trois quarts de l’histoire parce que c’est un peu toujours la même chose : chaque jour, Vincent manque de se faire choper pour ses infidélités mais y échappe de justesse et… on recommence. Quand, enfin, on a l’impression d’avancer, les révélations sont décevantes et prévisibles. Et certaines scènes sont longueeees ! pour rien ! Les personnages parlent pour ne rien dire, ils mettent dix minutes à en arriver au fait, et parfois il ya même quelques pauses qui se font sentir entre les répliques… je soupçonne que c’est pour rallonger le temps de jeu qui n’est finalement pas bien long (il faut environ sept heures pour terminer une partie).

Le pire, c’est que les choix ne changent finalement pas grand chose au scénario ; ça a une incidence sur la fin, bien sûr!, mais je pense que le jeu proposerait des cinématiques différentes en fonction de la mentalité de Vincent. Les choix vont, certes, influer sur ses pensées, mais pas sur ses actions ; alors même si on penche vers la liberté, il va quand même essayer de reconquérir Katherine et la demander en mariage, ce qui pose quelques problèmes de cohérence. Ca ne donne pas vraiment envie de se retaper le jeu plusieurs fois juste pour débloquer dix minutes de fin inédites.

Les fins sont d’ailleurs tirées par les cheveux et plutôt sur le ton de l’humour, ce qui n’est pas forcément un mal en soi mais c’est… pas mon humour à moi, en l’occurrence, et je n’ai pas trouvé les fins satisfaisantes. Même les plus sérieuses sont agaçantes dans la mesure où le personnage de Vincent ne connait aucune véritable évolution mais on est quand même censé le croire sur parole quand il dit qu’il a changé. Commence déjà par changer tes fringues !

Il quitte jamais ce t-shirt de merde où la forme du coeur est censée faire le mot « rave » mais permettez-moi d’en douter………. On va même pas parler de la position de Rin… et c’est la première scène du jeu! Entre ça et le style douteux de Vincent, j’ai su qu’on n’allait pas s’entendre.

En soi, ça aurait pu être rigolo d’incarner un loser qui mérite toutes les galères qui lui arrivent, mais le problème, c’est que dans les « bonnes » fins, bah il s’en sort plutôt bien et sans avoir fait aucun travail sur son comportement ! Un peu frustrant mais cohérent avec les valeurs de Catherine…

Pour ce qui est du gameplay, je ne suis pas très puzzle mais ça, ça me regarde. Après, comme je ne suis justement pas une habituée de ce type de jeu, j’aurais bien du mal à les juger… j’ai envie de dire qu’ils sont corrects, parfois un peu répétitifs, mais ils sont assez divertissants et présentent quelques challenges sans être impossibles à finir. Par contre, pas fan des des moments de quartier libre au Stray Sheep où les différentes interactions apportent rarement quelque chose à l’histoire et où on se sent assez limité-es dans ce qu’on peut faire. Au bout de deux/trois fois, on a fait le tour et on essaie d’écourter nos moments là-bas. J’ai bien aimé pouvoir rédiger des sms et collectionner des photos dénudées, mais bon… Le fait est que, à chaque fois que j’étais au Stray Sheep, je me disais que je pourrais être en train de jouer à Persona 5 ! Le gameplay est le même pour ce qui est du « temps libre » sauf qu’on peut faire plus de choses et que notre univers ne se limite pas aux murs serrés d’un bar mais s’étend à toute la ville de Tokyo…

Même eux ils ont bien conscience qu’on préférerait jouer à P5 donc pour la somme de 3,99€ on peut incarner Joker…

En bref, même si là, j’ai quand même pu citer deux/trois points que j’avais bien aimé, ça ne vaut vraiment pas le coup ! Pas à la hauteur de sa réputation, il n’a rien appris des critiques qu’il a pu recevoir à l’époque et fait encore plus tâche en 2020. Je vois bien que des gens y trouvent leur compte mais je me refuse à le recommander à qui que ce soit et sous aucun prétexte.

Ceci étant dit, ce n’est que mon avis et je reste ouverte à la discussion ; si vous avez aimé Catherine Full Body, votre avis m’intéresse et je serais très curieuse de savoir pourquoi !